Critiques films

André is an Idiot : le dernier cri d’un condamné

On connaît tous un André. Ce type qui blague sur tout, qui vit à fond, qui remet au lendemain ce qu'il devrait faire aujourd'hui. "André Is an Idiot", prix du public à Sundance 2025, raconte comment cet homme-là a appris, trop tard et avec humour, ce que mourir veut vraiment dire.

La Bataille de Gaulle – J’écris ton nom : l’ennemi de la Résistance

"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.

Maspalomas : au Nord-Est d’Eden

Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz. 

Brooklyn Secret : à la croisée des chemins

Avec son 3ème film, Brooklyn Secret, Isabel Sandoval s’intéresse au parcours d’une Philippine qui tente de trouver sa place aux Etats-Unis et plus globalement dans le monde. À la quête de papier s’en suit une quête identitaire jamais revancharde et d’une très belle subtilité.

La bonne Épouse de Martin Provost : drôle, mais pas trop…

La bonne Épouse de Martin Provost partait sur les chapeaux de roue pour s’enliser petit à petit dans une lourdeur qu’aucune de ses excellentes actrices n’arrive à sauver. Habitué pourtant de la thématique de la femme battante, le cinéaste a plutôt raté le coche en optant pour la comédie, pour cette histoire de révolution sexuelle en plein Mai 68.

La Communion de Jan Komasa : Ange ou Démon, Daniel nous fascine

La Communion de Jan Komasa est une très bonne surprise qui nous vient de Pologne. Le film est beau, intelligent. La tromperie au centre du dispositif génère autant une tension sourde qu’une certaine drôlerie qu’on ne s’attendait pas à trouver dans un film aussi dramatique

Monos d’Alejandro Landes : un volcan d’émotions

Monos est aussi déroutant qu’il est magnétique. C’est un peu comme si la bande de jeunes de Nocturama de Bertrand Bonello s’était réfugiée dans un camp d’entrainement guerrier et fut observée de près par la mise en scène sensorielle d’Andrea Arnold dans sa période American Honey ou Les Hauts du Hurlevent. 

The Climb de Michael Angelo Covino : Amis pour la vie

Coup de coeur des nombreux festivals où il est passé, The Climb de Michael Angelo Covino est l'histoire d'une bromance tumultueuse. Comédie culottée aussi ambitieuse que touchante. Une franche réussite.

Lara Jenkins de Jan-Ole Gerster : trop de froideur éteint le feu qui couve

Lara Jenkins avait tout d’un personnage - et d‘un film - tout en intimité comme on les aime. Mais Jan-Ole Gerster nous a gardés trop à distance pour qu’on puisse entrer en empathie avec son récit.

Critique de The Invisible Man, un film de Leigh Whannell : La menace fantôme

Leigh Whannell signe avec The Invisible Man une revisite habile du mythe de L'Homme invisible, tout en confirmant la créativité de son cinéma et son style alerte mû par une vraie réflexion sur son époque. En résulte un film intelligent, ingénieux et un audacieux mélange des genres qui impressionne par sa modernité mais aussi son plaisant renvoi aux séries des années 90.

Pinocchio de Matteo Garrone : l’art de la féerie baroque

Au pays des merveilles. Après la fresque baroque Tales of Tale, Matteo Garrone poursuit le travail dans cet univers si particulier avec l’adaptation du conte Pinocchio de Carlo Collodi. Un pari osé du fait des nombreuses adaptations depuis le Disney de 1940. Avec le cinéaste italien, ce Pinocchio livre peut-être son visage le plus singulier, mais peut-être aussi le plus beau. Une prise de risque salutaire récompensée par un immense succès en Italie.

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Blacksad stories : Weekly ou les origines d’un personnage

« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna… - … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… » - Paf - Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir… - Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili. - Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »

« L’Origine de l’humour » : l’homme qui inventa la blague

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