Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Le #MeToo est toujours d'actualité. Nina Wu, qui n'est pas un produit hollywoodien, mais un film du réalisateur taïwanais Midi Z, avec comme scénariste et actrice principale, la remarquable Wu Ke-Xi, en est la preuve, en Asie. Ce long-métrage, en compétition dans la sélection Un certain regard, lors du Festival de Cannes 2019, sort en France, le 8 janvier 2020.
L’américain Robert Eggers a encore frappé avec son nouveau film The Lighthouse, encore plus radical et plus beau que son précédent et premier film, The Witch. Cinéaste brillant, il est l’homme sur qui il faudra compter pour redynamiser un genre, le film d’horreur, en train de ronronner en mode pilotage automatique.
Kore-eda Hirokazu délocalise son regard et son cinéma en France avec La Vérité, son quatorzième long-métrage. Un résultat décevant pour une œuvre amorphe très en dessous de l’œuvre globale de ce cinéaste de renom.
Donzelli est une fantasque parmi les fantasques, type de réalisateur assez rare, notamment en France, pour être revendiqué ici. On peut lui associer notamment une Sophie Fillières et ses films comme Arrête ou je continue. C'est d'ailleurs un peu le leitmotiv de Notre Dame, une sorte de pépite burlesque où chacun continue plus loin que l'autre tant qu'aucun n'a bien déterminé son périmètre identitaire. Retour sur ce film sorti en salles le 18 décembre 2019.
La papauté attire les cinéastes ces dernières années. Après Nanni Moretti, Paolo Sorrentino ou Wim Wenders, c'est au tour de Fernando Meirelles, le réalisateur brésilien devenu célèbre avec La Cité de Dieu, d'entrer sous les ors du Vatican. Au programme : la confrontation entre deux papes (Benoît XVI et le futur pape François), deux visions du monde, mais aussi deux hommes avec leurs souffrances et leurs peurs.
La réalisatrice Nicole Salo, n'a pas froid aux yeux, et aborde, pour son premier long-métrage, Emma Peeters, un sujet très difficile et encore tabou : le suicide. Elle désamorce son choix explosif, en utilisant une arme imparable, l'humour. Monia Chokri, qui incarne Emma, nous livre une prestation remarquable, au niveau de son jeu d'actrice. Le film est plaisant mais n'est pas une réussite totale.
L’immanquable Millennium Actress, réalisé en 2001 par Satoshi Kon, arrive enfin sur grand écran ce mercredi 18 décembre. Véritable déclaration d’amour au cinéma, chef d’œuvre de l’animation japonaise, Millennium Actress est une œuvre à découvrir ou à redécouvrir.
6 Underground n'est certainement pas le film qui va réconcilier pro et anti Michael Bay. Le cinéaste déploie ici tout ce qu'il sait faire, ses qualités, ses défauts et ses tics de réalisations habituels.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.