Critiques films

« Spider-Man : Brand New Day » s’entoile encore trop dans le MCU, malgré d’excellentes qualités

"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.

Le Triangle d’or : sous le palais, la cage

Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz. 

I Want Your Sex : l’apocalypse fait de la résistance

Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.

Annette, de Leos Carax : « Sympathy for the dark abyss »

La sortie d’un film de Leos Carax est toujours un événement en soi pour les cinéphiles. Annette, dix ans après Holy Motors, s’offre en plus le luxe d’ouvrir la compétition officielle du 74e Festival de Cannes. Après deux précédents films d’ouverture plutôt ronflants, Annette passionne et bouscule pour lancer les hostilités sous les meilleurs auspices. Un film aussi déconcertant que grisant.

My Zoé de Julie Delpy : L’amour à mort

My Zoé :  Parmi ce que Julie Delpy a réussi de mieux dans son film, il y a le titre. La cinéaste arrive à bien transcrire cette triste situation où certains couples qui se séparent s’arrachent littéralement le ou les enfants par pur égoïsme, et désir de possession. Pour le reste, le film est plutôt décevant, manquant d’émotion malgré le sujet éminemment sensible.

The Deep House, d’Alexandre Bustillo et Julien Maury

Reprenant à la fois les codes du film d'horreur et ceux des youtubeurs spécialistes de l'urbex, Bustillo et Maury signent un film immersif superbement réalisé mais dont le scénar s'essouffle hélas dans le dernier quart d'heure.

Gagarine : l’appel du ciel

Alors que les salles de cinéma viennent de réouvrir, le cinéma français nous abreuve d’excellents films. Après La Nuée, Médecin de nuit ou même Slalom, c’est au tour de Gagarine de nous éblouir avec ce conte social filmé par le prisme de l’aventure spatiale. 

La Fine Fleur de Pierre Pinaud : à fleur de Frot

Conte rural poétique ou feel-good movie à la française porté par la fantaisie coquette d’une Catherine Frot toujours rayonnante, La Fine Fleur, second long-métrage de Pierre Pinaud, distille un charmant parfum bucolique. 

Minari de Lee Isaac Chung : Un apprentissage tout en sensibilités

Minari de l’Américano-Coréen Lee Isaac Chung réussit la gageure de raconter une belle histoire familiale sans verser dans le sentimentalisme. Les protagonistes de cette belle histoire de famille sont des caractères marqués qui permettent d’apporter du relief à un film assis sur des bases simples. Une vraie réussite qui intègre le plus délicat de deux mondes.

Sound of Metal, de Darius Marder : un handicap rarement montré au cinéma

Production Amazon, chouchou prévisible de la critique, le premier long-métrage de fiction de Darius Marder parvient à contourner le conformisme attendu ainsi que quelques imperfections grâce, notamment, à sa représentation sincère d’un handicap rarement montré à l’écran : la surdité. Le sujet est parfaitement servi par le talent et l’investissement du comédien anglo-pakistanais Riz Ahmed, qui livre dans le film sa meilleure prestation à ce jour.

Seize Printemps : poétique, techniquement intéressant, mais surestimé

    Vainqueur du SIGNIS award au Festival international du film de Mar del Plata 2020 et nominé à une dizaine de prix de festival de film mondiaux (Macao, Athènes, Chicago, Glasgow, Sao Paolo, San Sebastian, etc…), Seize Printemps semble conquérir les jurys. Retour sur la première réalisation de la jeune Suzanne Lindon.

Newsletter

À ne pas manquer

« Les 4 Reliques du rock’n’roll » : les Zumbies remettent le rock sur pied

Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.

« La Désinformation » : comprendre pour mieux combattre

Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet. 

« Mudlarks » : l’enfance de Dickens

En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.

Le rayon invisible, sauf des initiés

« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules. - Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »

S.O.S. Bonheur, intégrale où la C.A.G. intrigue

« Je suis désolé, M. Robin-Dulieu, mais j’ai reçu l’ordre de ne plus vous laisser entrer au ministère. »