"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz.
Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.
Ayumu Watanabe signe un film d'animation dans la droite lignée de ses maîtres Isao Takahata et Hayao Miyazaki. La Chance sourit à madame Nikuko est une œuvre humaine à l'animation remarquable.
Avec Aline, Valérie Lemercier (réalisatrice et interprète du rôle-titre) se plaît à créer un film en hommage à une femme qu'elle admire manifestement beaucoup : Céline Dion. Pourtant, le biopic n'est qu'inspiré de la vie de la chanteuse, qui y est renommée Aline Dieu. Spectateurs de Céline Dion autant que du film, nous ne connaissons la star qu'à travers différents media : son, image, imprimée ou en vidéo, écran télé, de smartphone ou d'ordinateur... Ou comme une petite silhouette sur une scène lointaine pour ceux qui ont eu la chance de voir Céline Dion en concert. C'est sans doute la raison pour laquelle le film nous paraît si réussi : pas aussi concernés et connaisseurs que la famille Dion, le film Aline risque bien de nous plaire !
A l'image des fossiles qu'il donne à voir depuis 1993, il sera intéressant de se pencher sur le cas de Jurassic World : Le Monde d'Après d'ici quelques années (ou décennies). Car en sus de donner une conclusion à la saga qu'il avait lui-même initiée en 2015, Colin Trevorrow donne surtout à voir la fascinante nécrose d'une certaine idée de divertissement. Et tel un vestige du passé, peut-être que ces 146 minutes de calvaires sauront nous montrer la lumière dans un futur proche et la marche à suivre pour ne pas réitérer les erreurs de ce même passé.
Pénélope Cruz, Antonio Banderas, Oscar Martinez se donnent la réplique dans Compétition officielle. Un film d'humour (parfois poussif) grinçant sur le cinéma, l'argent et l'égo qui ne font pas toujours bon ménage !
Il faut venir se perdre dans la forêt costaricaine pour découvrir ce personnage fascinant qu'est Clara Sola. Un premier film sensuel et sensitif. Une ode à la nature et à la liberté d'être soi.
« Variety » n'est pas un film d'action. Il peut sembler monotone pour les plus adeptes d'un cinéma plein de mouvement. Cependant, le film de Bette Gordon est fondamental dans son propos, et en particulier aujourd'hui, dans le sillage de questionnements autour de la création cinématographique.
Avec En Roue libre, Didier Barcelo rend ouvertement hommage au road movie à l'américaine. Il parvient à composer une oeuvre pleine de fraîcheur. En optant pour l'humour, le cinéaste évite tout misérabilisme et s'inscrit délibérément du côté de la comédie (lucide), au détriment de la noirceur désespérante.
Avec Evolution, le cinéaste hongrois Kornél Mundruczó et sa femme scénariste puisent dans leur propre histoire pour montrer le difficile chemin de la résilience pour une famille juive frappée par l’horreur de la Seconde Guerre mondiale. Saisissant.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »