Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
Flexibilité, mobilité, productivité, rentabilité, lean management, toyotisme, coworking... Ce sont les mots de la souffrance au travail. Dans "Le Salaire de la peine", Sylvaine Perragin les éclaire d'un jour nouveau et nous explique pourquoi ils minent le moral des travailleurs.
Dans ce premier tome de "Coyotes", Sean Lewis et Caitlin Yarsky immiscent le lecteur dans une Cité des filles perdues caractérisée par la traque de loups-garous féroces à l'encontre des femmes. Ils égratignent l'industrie de l'armement et place une héroïne atypique au centre du récit : Red, treize ans, munie de katanas et prête à tout pour en finir avec ces tueurs à quatre pattes.
Youtubeur, auteur et professeur d'histoire, Baptist Cornabas est passionné par les questions géopolitiques. Il publie aujourd'hui aux éditions Larousse un ouvrage intitulé "Parlons géopolitique !", où il revient sur la situation en Algérie, au Soudan, en Libye, au Yémen, à Hong Kong ou encore dans les deux Corée. Ces questions côtoient d'autres plus classiques (le conflit israélo-palestinien, l'espace) ou confidentielles (Nauru, les cartes du monde trompeuses).
Primé à Angoulême en 2019, Moi, ce que j'aime, c'est les monstres est le premier roman graphique d'Emil Ferris, le premier volume d'un récit aussi original que captivant, esthétiquement remarquable. L'auteur nous plonge dans l'imaginaire d'une jeune fille d'un quartier populaire dans le Chicago de la fin des années 60.
« Ma pauvre chérie, tu ne m’échapperas jamais. Depuis que ton cœur bat, mon sang empoisonné a contaminé ton cerveau. T’es condamnée. Tu ferais mieux de… »
Dans son roman partiellement autobiographique "Les Yeux rouges", la journaliste et romancière belge Myriam Leroy revient sur les raids en ligne dont elle fut elle-même victime. Elle décoche aussi quelques flèches inspirées à l'endroit de la fachosphère et d'une justice encore balbutiante en matière de cyber-harcèlement.
Comment expliquer la conscience noire de Spike Lee ? Pourquoi la polémique a-t-elle été si souvent associée à son nom ? Qu'a-t-il fait pour le cinéma afro-américain et pour la représentation des Noirs à Hollywood ? Régis Dubois répond à toutes ces questions dans l'une des rares monographies en langue française consacrées au cinéaste.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »