Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
George Best, twist and shoot prend place dans la collection « Coup de tête » des éditions Delcourt. Le scénariste Kris et le dessinateur et coloriste Florent Calvez adaptent le roman Le Cinquième Beatles de Vincent Duluc et racontent l'ascension puis la chute d'un footballeur qui a fait les beaux jours de Manchester United dans les années 1960.
Le scénariste Patrick Weber et le dessinateur Nicoby publient Cache-cache mortel à Bréhat aux éditions Glénat, dans la collection « Vents d'Ouest ». Sur une île bretonne paradisiaque, une famille française sans histoires (pense-t-on) va vivre des péripéties improbables...
Waco Horror, Elizabeth Freeman, l'infiltrée, de Lisa Lugrin, Clément Xavier et Stéphane Soularue, paraît aux éditions Glénat. On y retrouve Elizabeth Freeman et William Du Bois à l'occasion d'une enquête passionnante, et aboutissant à des révélations effroyables sur la disparition d'un ouvrier agricole afro-américain de dix-sept ans, Jesse Washington.
Antoine Ettori publie aux éditions Delcourt le one-shot Janardana. Aquarelles, aventures et exotisme y sont au rendez-vous. Un récit empreint d'humanité, et volontiers porté à hauteur d'enfant.
« Munjoie ! », second volet du diptyque de Juan Luis Landa intitulé Chroniques de Roncevaux, paraît aux éditions Glénat. Manquant de lucidité, aveuglé par le ressentiment, Charlemagne va connaître une double débâcle retentissante...
Les éditions Hazan nous gratifient de deux nouveaux coffrets issus de leur collection sur les grands maîtres de l'estampe japonaise. Tandis qu'Anne Sefrioui se penche sur Les Cerisiers en fleur, Jocelyn Bouquillard analyse la place des chats dans ces dessins typiques de la culture nippone.
Le troisième tome de Chez Adolf paraît aux éditions Delcourt. Le scénariste Rodolphe et le dessinateur Ramon Marcos effectuent un bond vers l'année 1943, celle de l'enlisement à Stalingrad, du bombardement de la ville de Hambourg et d'un certain défaitisme allemand.
Le scénariste Pierre Richelle s'entoure une nouvelle fois des dessinateurs Alfio Buscaglia, Régis Penet et Pierre Wachs pour dévoiler les dessous inavouables de la politique. Prenant respectivement racine dans les années 1960, 1970 et 1980, ces Affaires d'État touchent, comme l'indique leur titre, à l'extrême droite, au jihad et à la guerre froide.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.