Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Les éditions Lux publient Combattre le racisme, un recueil de textes de l'historien Howard Zinn, à qui l'on doit déjà l'indispensable Une histoire populaire des États-Unis.
Avis d’un participant au congrès : « Pour moi, quand il s’agit de qualifier la personnalité absolument unique du Maître et de montrer son caractère exceptionnel, c’est à ces mots que je recours. A soixante comme à soixante-dix ans, et peut-être même plus tôt encore, le Maître ne s’écartait jamais de la juste voie dans ses actions et dans ses gestes. Quel que fût son interlocuteur, quels que fussent les propos qu’on lui tenait, il savait toujours, comme en témoignent les paroles dont nous discutons, accepter l’autre tel qu’il était. »
La collection « Climats » des éditions Flammarion offre une nouvelle vie à l'ouvrage de George Orwell Le Quai de Wigan. Préfacé par Jean-Laurent Cassely, divisé en deux parties – l'une sur les conditions de vie de la classe ouvrière, l'autre sur le socialisme –, le livre paru en 1937 mêle le reportage journalistique et l'essai politique.
Géographe et auteur de bandes dessinées, Jean Leveugle publie Curiosités cartographiques aux éditions Autrement. À l'aide d'une centaine de cartes, il y revient sur le caractère arbitraire et parfois absurde des cartes et de leurs conventions.
Célèbre mangaka japonais, auteur de JoJo's Bizarre Adventure, Hirohiko Araki se voit mis à l'honneur par les éditions Delcourt, qui proposent dans leur collection « Tonkam » un très beau coffret intitulé Bizarre Adventure de Hirohiko Araki.
Les éditions Bamboo publient Movie Ghosts, de Stephen Desberg et Attila Futaki. Très référencé, amarré à la Cité des Anges, l'album met en scène un enquêteur qui a la particularité de... dialoguer avec les morts.
Julie Sedel publie aux éditions La Découverte, dans la collection « Repères », l'opuscule Sociologie des dirigeants de presse. Elle y revient sur leurs traits constitutifs et leur travail.
Les éditions Delcourt accueillent le second tome de la trilogie Scurry. Mac Smith y met en vignettes un monde post-apocalyptique perçu à travers le point de vue de souris cherchant à préserver vaille que vaille leur colonie.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.