Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Isabelle Bauthian et Maurane Mazars publient Les Choses sérieuses aux éditions Steinkis. Elles racontent les liens étroits, de vocation, d'amitié et d'amour, unissant Jean Cocteau et Jean Marais, le tout sur fond de Seconde guerre mondiale.
Les éditions Glénat publient les deux premiers tomes d'Ender Geister. Takashi Yomoyama y narre l'histoire d'un exorciste confronté à des créatures surnaturelles et spectaculaires. Ne reculant ni devant les scènes explicites ni devant les références à foison, l'auteur et dessinateur livre deux albums généreux et haletants.
Les éditions Urban Comics publient The Nice House On The Lake, de James Tynion IV et Alvaro Martinez Bueno. Doté d'un concept fort, l'album se tapisse de mystères et étudie les dynamiques de groupe ainsi que les effets psychologiques face à l'épreuve, en prenant appui sur une bande d'amis aux liens plus ou moins distendus.
La collection « Les Grandes Batailles de chars » des éditions Glénat s'enrichit des albums El Alamein, de Thierry Lamy et Alessio Cammardella, et Les Ardennes, de Dobbs et Fabrizio Fiorentino.
Les éditions Glénat publient Sweet Paprika, de la scénariste et dessinatrice Mirka Andolfo, collaboratrice des maisons DC Comics et Marvel. Ce roman graphique primé à New York fait la part belle à l'éveil sexuel, aux pressions parentales et au workaholisme.
À l'occasion du centenaire de la naissance d'Howard Zinn, les éditions Au Diable Vauvert publient un volume de quelque 430 pages regroupant les deux tomes d'Une Histoire populaire des États-unis pour les ados. Synthèse idoine de la pièce maîtresse de l'historien américain, l'ouvrage, accessible à tous, permet une relecture circonstanciée de la construction américaine, du point de vue des minorités et des dominés.
Le roman de Valérie Perrin, Trois, raconte une histoire d'amitié sur trente ans, racontée par un mystérieux narrateur qui de son aveu est lié au trio : "je m'appelle Virginie. Aujourd'hui, de Nina, Adrien et Etienne, seul Adrien me parle encore". Son regard sur ces trois amis fait le lien entre passé et présent, avec les lots de drames qui ont eu raison d'une amitié adolescente pourtant solide. Après tout Nina le sait, elle a quelque part au monde deux amis qui auront toujours "une voiture neuve et le plein d'essence"... Trois est paru en avril 2021 et son succès a été immédiat.
En bref, nous passons en revue Celle qu'il n'attendait pas, Les Cinq Îles, le troisième tome de Choujin X et Comment faire changer d'avis n'importe qui.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.