Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
La Nuit de la tarentelle, de Christiana Moreau, paraît aux éditions Les Presses de la Cité. L'auteure y sonde la région des Pouilles, les sentiments humains et la passion artistique.
Ce roman de Mélodie Ducoeur porte un titre énigmatique : Le Royaume de Séraphin. Décliné en plusieurs formats, son récit se veut être un support, une aide à toutes les générations concernées par la mort d'un être cher. Grâce à son univers enchanteur, l'auteure réussit à donner du baume au cœur à tous les lecteurs.
Eux-mêmes thérapeutes, Jessica Holc et Ghislain de Rincquesen s'associent au dessinateur Emiliano Tanzillo pour Psychothérapies, un roman graphique publié aux éditions Glénat, et qui dévoile les dessous d'une pratique qui permet de « guérir par la parole ».
La Vierge Noire de Xavier-Marie Garcette est un roman à la fois biographique mais romancé, relaté par un passionné de Francis Poulenc : Xavier-Marie Garcette. L'auteur prend son lecteur avec lui pour voyager dans le temps et découvrir l'homme derrière l'artiste. Un vibrant hommage réussi, poétique et mélancolique, où l'on ressent la passion de l'auteur pour son sujet.
« - Je nous ai amené des bières.
- On n’a plus d’image.
- C’est fait exprès les bouquins empilés sur le magnéto ?
- Oui. Il fonctionne comme ça. Il faut trouver le bon poids.
- Ça dépend peut-être aussi de leur contenu. Des écrivains suicidés, « Tout savoir sur les maladies cardiovasculaires »… Tu n’as rien de plus léger ? C’est peut-être ça le problème… C’est bon, l’image est revenue. Qu’est-ce qu’on regarde ?
- Un documentaire. « Trésors du patrimoine naturel ».
- C’est beau chez nous.
- Oui, c’est beau, mais je crains que bientôt tout ça ne soit plus réservé qu’aux gens choisis.
- Aux gens choisis ?
- Oui, ce sont des gens qui surgissent de nulle part et qui savent tout sur toi, et toi tu ne sais rien d’eux. Quand tu en as vu un, tu les as tous vus... »
« On prône les progrès de la technique, et on a beau en connaître les dangers, on continue, sous prétexte de développer l’économie ou je ne sais quoi, on multiplie les risques, tant et si bien qu’à force tout finit par exploser. »
Les éditions Delcourt publient le second volume de la série Radiant Black, comprenant les épisodes de 7 à 12. Graphiquement superbes et hétéroclites, ces nouveaux chapitres exposent les différents héros, au premier desquels Marshall, à des menaces pour le moins mystérieuses.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.