Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Dernièrement paru chez Delcourt, dans la collection Tonkam, le tome 3 de la série Evol voit Atsushi Kaneko propulser ses lecteurs au cœur de la ville de Hiiragi, au bord de l'implosion. Derrière les séquences d'actions et les dialogues ciselés, l'auteur aborde des thèmes plus profonds qu'il n'y paraît, qui transcendent le cadre narratif posé.
Les éditions Lapin ajoutent un nouvel album teinté d'humour à leur catalogue avec la parution de Trombinoscope, de l'auteur et dessinateur Prims. Laissant libre cours à son penchant pour l'ironie et l'absurde, ce dernier propose une collection de planches qui ne manque ni de sel ni de piment.
Une série sur Netflix, un essai aux éditions LettMotif, des ventes boostées en librairie, c'est peu dire qu'Arsène Lupin a le vent en poupe depuis plusieurs mois. L'éditeur de bandes dessinées Bamboo ne fait pas exception, puisque le scénariste Jérôme Eho et le dessinateur Michaël Minerbe y publient La Jeunesse d'Arsène Lupin – Cagliostro.
Dans un écheveau complexe de relations et d'émotions, le second tome d'Elliot au collège, intitulé « Réseaux et sentiments », dresse un tableau doux-amer de l'adolescence contemporaine. Souffrant lui-même d'angoisse généralisée, Théo Grosjean continue de portraiturer avec poésie l'anxiété sociale, représentée par des créatures indissociables de ses jeunes personnages. À l'intersection des réseaux sociaux, des dynamiques relationnelles délicates et des craintes souvent irrationnelles, l'auteur et dessinateur échafaude une représentation polyphonique de la transition vers l'âge adulte.
Dans un monde devenu résiduel, scindé entre zones blanches, grises et noires, Yves Grevet et Maribel Conejero explorent les abîmes de l'humanité. Leur album Joe – Dans l'univers de Méto s'appuie sur les conséquences d'une troisième guerre mondiale uchronique pour narrer les mésaventures de Joe, un adolescent en quête de vérité sur la disparition de son amie Sarah, et bientôt soumis à des politiques brutales.
Dans un monde inondé d'actualités, d'événements politiques et de crises environnementales, où chaque catastrophe semble en éclipser une autre, le premier tome des Exilés de Mosseheim forme un tout presque complet, gangréné par le racisme, la corruption et l'incurie. Écrit par Sylvain Runberg et Olivier Truc, illustré avec talent par Julien Carette, l'album nous immerge dans un camp de réfugiés suédois, où les déplacés européens d'un accident nucléaire ayant eu lieu en France vivotent dans la promiscuité, l'absence de perspectives et le rejet de l'autre.
Les éditions Delcourt publient Comme un oiseau dans un bocal – Portraits de surdoués, de la scénariste et dessinatrice Lou Lubie. Comme elle l'avait précédemment fait avec le cyclothymie à l'occasion de Goupil ou face, cette dernière déconstruit une particularité neurologique et la met à portée de son lecteur, pour en démystifier les tenants et les aboutissants.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.