Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Les éditions Dupuis publient Yézidie !, d'Aurélien Ducoudray et Mini Ludvin. D'une actualité brûlante, le récit s'appuie sur l'histoire de Zéré, jeune adolescente prise à partie – et en otage – en raison de sa religion.
Auteur du Photographe et de La Guerre d'Alan, le scénariste et dessinateur français Emmanuel Guibert a volé, le temps de quelques trajets en transport en commun, des instantanés de la vie quotidienne. Après Dessiner dans les musées et autres lieux de culte, il prend le parti de dédier le second volume de ses Légendes aux voyageurs endormis, qu'il croque avec le matériel qu'il a sous la main.
Après L'Homme le plus flippé du monde, Théo Grosjean poursuit son exploration de l'anxiété sociale et des angoisses dans un album partiellement autobiographique, où il met en scène son alter ego Elliot, un jeune collégien de onze ans.
Les éditions Philéas publient une adaptation dessinée du classique d'anticipation Fahrenheit 451, de Ray Bradbury. Tim Hamilton parvient à extraire la sève dystopique d'un récit où des masses maintenues dans l'ignorance arborent une docilité devenue tautologique.
Les éditions Soleil publient le premier tome d'Aurora, intitulé « Phénomènes ». Christophe Bec et Stefano Raffaele y mettent en scène des enfants aux caractéristiques troublantes, tous nés le jour d'une étrange aurore rouge.
Les éditions Delcourt publient La Compagnie rouge, de Simon Treins et Jean-Michel Ponzio. Opéra spatial fortement inspiré de Star Wars, le récit se déroule dans un futur lointain où les guerres, publiques comme privées, sont menées par le truchement de robots et d'intelligences artificielles.
Jean-Luc Garréra et Juan mettent en vignettes le groupe de comedy rock français Les Fatals Picards dans une BD aux répliques fusantes et à l'ironie mordante.
Les éditions Delcourt publient No Future, d'Éric Corbeyran et Jef. Dans un futur dystopique où l'ultra-gauche au pouvoir s'est arc-boutée autour de valeurs sanctuarisées, deux personnages marginaux, nostalgiques de l'ancien monde, s'élèvent contre l'oppression et la corruption.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.