S'il est de coutume de penser que la beauté est intérieure, "Natura" nous invite à une tout autre mise en perspective : celle d'un environnement naturel à la fois hostile et sublime, qui finit par agir comme un miroir. Une traversée du massif vosgien qui tient à la fois du conte et de la survie, où une femme cherche, dans l'épaisseur de la forêt, quelque chose qui ressemble à une seconde naissance. Mickael Perret réussit à explorer ce décor dans ce qu'il a de plus brut et de plus étrange. Un premier film audacieux et ambitieux, porteur de grandes promesses.
Prix du jury au Festival de Cannes 2025, Oliver Laxe prolonge son cinéma de l’épreuve et de la foi dans un road-trip halluciné au cœur du désert. Entre communauté de teufeurs, deuil intime et bascule métaphysique, "Sirāt" interroge l’errance contemporaine dans un monde vidé de repères. Une expérience sensorielle radicale, portée par les corps, la musique et un monde au bord de l’effondrement.
"Once Upon a Time in Gaza" des frères Nasser est une tragi-comédie saisissante mêlant fraternité contrariée, satire sociale et résistance artistique. Entre fable noire et cinéma engagé, le film dresse un portrait poignant et absurde de la vie à Gaza, où chaque geste devient un acte de survie sous un ciel d’oppression.
Les éditions Carlotta commercialisent dans une édition prestige limitée, en combo DVD/blu-ray, La Peau douce, de François Truffaut. L'occasion de redécouvrir ce qui demeure, des décennies plus tard, l'un des films les plus subtils et notables d'une filmographie pourtant féconde.
L’éditeur Sidonis Calysta publie une œuvre méconnue de Sidney Lumet sortie en 1971, avec dans le rôle principal un Sean Connery tout juste émancipé de son rôle du plus célèbre espion du septième art. Film de casse tissé sur un scénario au sous-texte engagé, Le Gang Anderson (The Anderson Tapes) est une œuvre curieuse dans la filmographie du cinéaste américain. Plus que jamais, il apparaît nécessaire de la replacer dans son contexte afin de pouvoir dépasser sa forme quelque peu datée.
Bronson. Thompson. Cannon. Un trio gagnant pour deux films qui sortent en DVD chez Sidonis Calysta, deux classiques du cinéma d’action et de divertissement des années 80, Le Justicier de minuit et La Loi de Murphy.
Premier épisode de la trilogie des appartements maudits, Répulsion fait l'objet d'une nouvelle restauration 2K et d'une édition prestige de la part de Carlotta Films. De quoi satisfaire tous ceux qui voudraient se replonger dans la riche filmographie de Roman Polanski.
Dans un rôle qui lui va comme un gant, Tony Curtis incarne un personnage authentique d’imposteur aux mille et une vies, qui se fait passer avec succès pour un gardien de prison, un moine et un médecin, parmi tant d’autres. Une histoire peu banale qui donne l’occasion au comédien de créer un personnage à la fois truculent et attachant, et à Mulligan de mettre en scène une œuvre hautement divertissante. Irrésistible.
Le documentaire démentiel (4h30) que Frederick Wiseman consacre à la ville de Boston, intitulé City Hall, est désormais disponible en DVD/blu-ray. Jour2fête s'occupe de son édition et Arcadès de sa distribution. On peut certes regretter l'absence de suppléments (si ce n'est un livret de très bonne facture), mais c'est un peu vite oublier que le film se suffit amplement à lui-même.
Comme dans un film d’Ozu, Dans un jardin qu’on dirait éternel résume l’esprit japonais dans une exquise économie de mots et de situations. Ce film, le premier du réalisateur Tatsushi Ōmori sorti dans les salles françaises et, hélas, le dernier de la comédienne Kirin Kiki, est un véritable bijou. La cérémonie du thé, immuable et ancestrale, y représente une parenthèse réflexive et profondément humaine dans le parcours d’une vie.
Carlotta nous propose en DVD et blu-ray The Addiction, d'Abel Ferrara, dans une nouvelle restauration 4K. Le film est mémorable, l'édition appréciable.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.