"La Guerre des prix", premier film d'Anthony Dechaux porté par Ana Girardot et Olivier Gourmet, plonge dans les coulisses des négociations commerciales entre agriculteurs et grande distribution. L'édition vidéo signée Diaphana prolonge cette réflexion grâce à des bonus qui reviennent sur le tournage et les mécanismes du système alimentaire.
Si ces films – et surtout le second, complètement raté – ont à maints égards mal vieilli, l’édition prestige qui combine les deux films et de nombreux memorabilia, vaut assurément son pesant d’hémoglobine. D’autant plus que les suppléments, tant vidéo qu’écrits, se révèlent parfois plus intéressants que les films eux-mêmes !
Wyatt Earp, Doc Holliday, la fusillade à O.K. Corral… Ces trois mythes occupent une place prépondérante dans le « roman national » de l’Ouest. Pour les évoquer au cinéma, quoi de mieux que deux légendes d’Hollywood ? Au service du réalisateur John Sturges (Les Sept Mercenaires, La Grande Evasion), Burt Lancaster et Kirk Douglas font des étincelles, dans ce western immense.
Les Liens qui nous unissent nous fait suivre la vie d'une famille napolitaine des années 80. Rupture du noyau familial lorsque Aldo, le père, quitte Vanda, la mère, et le foyer pour une autre femme, délaissant peu à peu ses enfants. Pourtant, trente ans plus tard, ils sont toujours mariés, et leurs enfants, à présent adultes, avec qui le lien n'a jamais été désuni, n'en ont pas moins oublié cette période chaotique de leur existence.
Le Mad Max de George Miller n'était pas encore sorti en 1975 que paraissait ce film post-apocalyptique déjanté comptant les tribulations d'un héros libidineux accompagné d'un chien télépathe et philosophe.
Les deux films démentent l’image stéréotypée du western : d’une part une comédie menée à du cent à l’heure, signée George Marshall ; d’autre part une œuvre hybride et inclassable réalisée par S. Sylvan Simon. Deux visages radicalement différents d’un genre né en même temps que le septième art lui-même et qui, depuis lors, n’a jamais cessé de nous étonner… et nous émerveiller.
En le revoyant aujourd’hui, nous assumons notre subjectivité en affirmant que Barabbas fait aisément partie des trois meilleurs péplums du cinéma parlant. Mais, c’est bien connu, le mieux est l’ennemi du bien. Le propos subtil et l’approche complexe d’un sujet et d’un personnage fascinants, tranchèrent en effet à l’époque avec les canons établis par les classiques du genre (Les Dix Commandements, Quo Vadis, Ben-Hur…). Un film d’auteur exigeant ? Même pas ! L’œuvre est signée Richard Fleischer, un metteur en scène qui, à l’image de son film, mériterait une bien plus grande reconnaissance.
Édité par SND Films et distribué par Arcadès, Harry, un ami qui vous veut du bien se voit gratifié d'une nouvelle vie en blu-ray. L'occasion de redécouvrir ce qui fait le sel de ce film dérangeant et singulier.
Cce film montrant les effets de l’explosion de la bombe atomique au cœur de la métropole japonaise, le 6 août 1945, a été peu vu à sa sortie, pour ensuite disparaître complètement en raison du sujet traité et d’un positionnement jugé trop antiaméricain. Voir aujourd’hui ce document terriblement réaliste traitant d’un épisode cauchemardesque de l’histoire récente du Japon, est essentiel. Bien que daté, Hiroshima nous force à plonger dans l’œil du cyclone, à observer l’épitome de la folie guerrière de l’Homme.
Une pépite du cinéma québecois : l'histoire de Mikuan, une jeune indienne de la réserve des Sept îles, au nord de Montréal, qui aspire à s’affranchir de sa communauté sans pour autant renier son identité. A découvrir.
Black Jack voit le metteur en scène britannique quitter brusquement le réalisme kitchen sink pour se lancer pour la première (et unique) fois dans un drame historique, qui emprunte en outre au conte et au film d’aventures. En dépit d’un cadre forcément singulier, on retrouve dans cette rencontre entre reconstitution historique et fantaisie (faussement) légère bien des thématiques fétiches de l’auteur de Kes.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.