Un homme tué par son rival amoureux revient en mouche domestique pour se venger. Entre les mains de S.S. Rajamouli, ce pitch impossible devient l'un des films les plus singuliers et les plus rafraîchissants du cinéma contemporain. Sortie en 2012, "Eega, la mouche vengeresse" constitue l’œuvre pivot d'une filmographie qui donnera naissance au monumental dyptique "La Légende de Baahubali" et la merveille "RRR".
Au carrefour du giallo et du slasher, Torso de Sergio Martino marqua son époque par sa violence exacerbée et son lot généreux de scènes érotiques. Succès important à sa sortie en 1973, le film s’est depuis lors vu certifier un label « culte ». Pur divertissement coupable ou grille de lecture plus subtile qu’on ne le pense ? Ou vous laisse juger, mais cette magnifique édition vaut en tout cas le détour.
Davantage qu’une ode à un art théâtral ancestral – par ailleurs difficile à apprécier pour un spectateur occidental – "Le Maître du kabuki" est une véritable saga qui aborde de multiples thématiques dont l’écho résonne bien au-delà des frontières de la péninsule nippone.
Epaulé par le remarquable chef opérateur John Alton et exploitant à merveille son expérience de la série B, Mann livre un classique du genre, d’une efficacité redoutable, magnifié par son sens de la mise en scène. Une véritable pépite précoce, qui nous est en outre proposée par Rimini Editions dans un très joli coffret agrémenté de suppléments aussi pertinents qu’intéressants.
Toshiro Mifune est Musashi dans la trilogie éponyme signée Hiroshi Inagaki, à (re)découvrir en Blu-ray dans une édition soignée mais perfectible signée Carlotta Films.
Les Liens qui nous unissent nous fait suivre la vie d'une famille napolitaine des années 80. Rupture du noyau familial lorsque Aldo, le père, quitte Vanda, la mère, et le foyer pour une autre femme, délaissant peu à peu ses enfants. Pourtant, trente ans plus tard, ils sont toujours mariés, et leurs enfants, à présent adultes, avec qui le lien n'a jamais été désuni, n'en ont pas moins oublié cette période chaotique de leur existence.
Le Mad Max de George Miller n'était pas encore sorti en 1975 que paraissait ce film post-apocalyptique déjanté comptant les tribulations d'un héros libidineux accompagné d'un chien télépathe et philosophe.
Les deux films démentent l’image stéréotypée du western : d’une part une comédie menée à du cent à l’heure, signée George Marshall ; d’autre part une œuvre hybride et inclassable réalisée par S. Sylvan Simon. Deux visages radicalement différents d’un genre né en même temps que le septième art lui-même et qui, depuis lors, n’a jamais cessé de nous étonner… et nous émerveiller.
En le revoyant aujourd’hui, nous assumons notre subjectivité en affirmant que Barabbas fait aisément partie des trois meilleurs péplums du cinéma parlant. Mais, c’est bien connu, le mieux est l’ennemi du bien. Le propos subtil et l’approche complexe d’un sujet et d’un personnage fascinants, tranchèrent en effet à l’époque avec les canons établis par les classiques du genre (Les Dix Commandements, Quo Vadis, Ben-Hur…). Un film d’auteur exigeant ? Même pas ! L’œuvre est signée Richard Fleischer, un metteur en scène qui, à l’image de son film, mériterait une bien plus grande reconnaissance.
Édité par SND Films et distribué par Arcadès, Harry, un ami qui vous veut du bien se voit gratifié d'une nouvelle vie en blu-ray. L'occasion de redécouvrir ce qui fait le sel de ce film dérangeant et singulier.
Cce film montrant les effets de l’explosion de la bombe atomique au cœur de la métropole japonaise, le 6 août 1945, a été peu vu à sa sortie, pour ensuite disparaître complètement en raison du sujet traité et d’un positionnement jugé trop antiaméricain. Voir aujourd’hui ce document terriblement réaliste traitant d’un épisode cauchemardesque de l’histoire récente du Japon, est essentiel. Bien que daté, Hiroshima nous force à plonger dans l’œil du cyclone, à observer l’épitome de la folie guerrière de l’Homme.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »