S'il est de coutume de penser que la beauté est intérieure, "Natura" nous invite à une tout autre mise en perspective : celle d'un environnement naturel à la fois hostile et sublime, qui finit par agir comme un miroir. Une traversée du massif vosgien qui tient à la fois du conte et de la survie, où une femme cherche, dans l'épaisseur de la forêt, quelque chose qui ressemble à une seconde naissance. Mickael Perret réussit à explorer ce décor dans ce qu'il a de plus brut et de plus étrange. Un premier film audacieux et ambitieux, porteur de grandes promesses.
Prix du jury au Festival de Cannes 2025, Oliver Laxe prolonge son cinéma de l’épreuve et de la foi dans un road-trip halluciné au cœur du désert. Entre communauté de teufeurs, deuil intime et bascule métaphysique, "Sirāt" interroge l’errance contemporaine dans un monde vidé de repères. Une expérience sensorielle radicale, portée par les corps, la musique et un monde au bord de l’effondrement.
"Once Upon a Time in Gaza" des frères Nasser est une tragi-comédie saisissante mêlant fraternité contrariée, satire sociale et résistance artistique. Entre fable noire et cinéma engagé, le film dresse un portrait poignant et absurde de la vie à Gaza, où chaque geste devient un acte de survie sous un ciel d’oppression.
L'éditeur ESC commercialise en combo DVD/BRD Planète hurlante, le long métrage d'anticipation de Christian Duguay. Le cinéaste québécois y met en scène un futur dystopique marqué par les tensions énergétiques et des intelligences artificielles échappant à tout contrôle.
Un bien joli conte d'été que ce film de Guillaume Brac. Une parenthèse estivale au coeur du Vercors pour un marivaudage qui n'a de léger que les apparences. Derrière les amours contrariés de Roméo/Félix et Juliette/Alma, un portrait d'une jeunesse qui se cherche.
Epaulé par le remarquable chef opérateur John Alton et exploitant à merveille son expérience de la série B, Mann livre un classique du genre, d’une efficacité redoutable, magnifié par son sens de la mise en scène. Une véritable pépite précoce, qui nous est en outre proposée par Rimini Editions dans un très joli coffret agrémenté de suppléments aussi pertinents qu’intéressants.
Toshiro Mifune est Musashi dans la trilogie éponyme signée Hiroshi Inagaki, à (re)découvrir en Blu-ray dans une édition soignée mais perfectible signée Carlotta Films.
Les Liens qui nous unissent nous fait suivre la vie d'une famille napolitaine des années 80. Rupture du noyau familial lorsque Aldo, le père, quitte Vanda, la mère, et le foyer pour une autre femme, délaissant peu à peu ses enfants. Pourtant, trente ans plus tard, ils sont toujours mariés, et leurs enfants, à présent adultes, avec qui le lien n'a jamais été désuni, n'en ont pas moins oublié cette période chaotique de leur existence.
Le Mad Max de George Miller n'était pas encore sorti en 1975 que paraissait ce film post-apocalyptique déjanté comptant les tribulations d'un héros libidineux accompagné d'un chien télépathe et philosophe.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.