L'historien britannique Laurence Rees analyse dans un ouvrage passionnant sous-titré "La Séduction du diable" la manière dont Adolf Hitler s'empara du pouvoir en Allemagne et comment il put maintenir une nation entière sous son emprise sanguinaire. C'est glaçant, documenté et accessible au profane.
Paul Kirchner n'est sans doute pas le premier nom qui vient à l'esprit quand on pense à la bande dessinée américaine, et n'eût été la volonté de Claude Amauger, des éditions Tanibis, il y a fort à penser que Kircher serait demeuré un parfait inconnu de ce côté de l'Atlantique. En rééditant « Le Bus », collection de strips parus dans la presse américaine entre 1979 et 1985, Tanibis a incité Kirchner, parti bosser dans la pub, à renouer avec ses premières amours. « En attendant l'apocalypse » lui permet d'exhumer ses anciens travaux et de présenter ses nouvelles œuvres.
Pluto, cette réincarnation du dieu des enfers, qui s’apparente autant à un polar d’anticipation qu’à un thriller, tout en étant un incroyable portrait d’une société fragilisée par ses clivages sociaux ou raciaux, est surtout une histoire d’émotion.
Dernier roman publié par Romain Gary avant son suicide en 1980, « Les Cerfs-Volants » raconte l'histoire d'un amour compliqué entre un garçon normand et une jeune aristocrate polonaise. Amour rendu carrément impossible par une guerre mondiale qui n'a que faire des passions adolescentes. Mais rien n'est écrit à l'avance, ni leur histoire d'amour, ni la grande Histoire. Elles se font, avec leurs grandes joies et leurs grandes peines, leurs espoirs et leurs désillusions. Romain Gary n'épargne pas grand chose à ses personnages, justement parce qu'il les aime. Et nous voilà bien forcés des les aimer avec lui.
Primé à Angoulême en 2019, Moi, ce que j'aime, c'est les monstres est le premier roman graphique d'Emil Ferris, le premier volume d'un récit aussi original que captivant, esthétiquement remarquable. L'auteur nous plonge dans l'imaginaire d'une jeune fille d'un quartier populaire dans le Chicago de la fin des années 60.
Comment deux Français se sont-ils approprié l'une des sagas d'horreur les plus iconiques d'Hollywood ? Sébastien Vaniček et Florent Bernard reviennent sur la genèse de "Evil Dead Burn", ses partis pris narratifs et techniques, et la place qu'il occupe dans une franchise qui avance, plus que jamais, à tâtons.
Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.
Dans "Libertate", le cinéaste Tudor Giurgiu revient sur un épisode oublié de la Révolution roumaine de 1989 : des centaines de prisonniers enfermés dans une piscine à Sibiu. Entre manipulation médiatique, violence d'État et quête de liberté, le film interroge notre rapport à l’Histoire.
Actrice aux multiples visages et réalisatrice audacieuse, Zabou Breitman revient avec Le Garçon, un objet filmique inclassable entre enquête documentaire et fiction. À l’occasion du festival Ciné Mania, elle se confie sur ce projet atypique, sa méthode intuitive et son attachement au Québec, dans un entretien à cœur ouvert.
Dans un premier long-métrage poignant, "L’âge imminent", le collectif Col·lectiu Vigília explore avec une rare sensibilité les thèmes de la dépendance et des relations intergénérationnelles, dans une approche presque documentaire. Rencontre avec ses créateurs.