Selon Andreas Malm, ce n'est pas l'espèce humaine dans son ensemble qui est responsable du réchauffement climatique, mais le système capitaliste. En identifiant les causes socio-historiques du réchauffement, il espère ainsi réorienter les luttes climatiques dans le bon sens.
La Route est longue et Table avec tapis et carafe au milieu : ce sont deux courts récits d'une centaine de pages chacun, signés de l'écrivain russe Vladimir Makanine, que Gallimard a publiés en un volume. Deux textes politiques et philosophiques qui interrogent le rapport de l'individu face à un état qui emploie violence et mensonge.
Jordan Belfort se raconte lui-même dans "Le Loup de Wall Street". Il met surtout le doigt sur un mal susceptible d'affecter n'importe qui : la contamination de l'homme par l'argent et le pouvoir. C'est parfois fascinant, souvent étourdissant et toujours rebutant.
Retour sur le classique d'Alain Damasio "La Horde du Contrevent", alors que son nouveau livre "Les Furtifs" est dans toutes les librairies. Dans le carcan très codifié du roman de fantasy, comment ce livre a-t-il su écrire une véritable musicalité pour ses personnages, son univers et sa mythologie ? Qu'est-ce qui a fait advenir, de cette sortie confidentielle au début des années 2000, un classique instantané de la littérature française contemporaine ?
Qu'est-ce qu'évoque George Orwell à travers son conte mettant en scène des animaux ? L'avènement d'une dictature. Sa ferme n'est autre que le théâtre d'une prise de pouvoir allant crescendo, annihilant les volontés inadéquates et mettant en exergue le pouvoir de manipulation de certains régimes politiques (ici le communisme). C'est dense et passionnant.
Dans "1984", George Orwell envoie le lecteur au coeur d'un régime totalitaire déshumanisant, reformatant touche par touche le langage et l'Histoire, toujours dans l'objectif de renforcer son emprise sur les hommes. Sa dystopie est glaçante, charpentée avec maestria et panoptique.
Comment deux Français se sont-ils approprié l'une des sagas d'horreur les plus iconiques d'Hollywood ? Sébastien Vaniček et Florent Bernard reviennent sur la genèse de "Evil Dead Burn", ses partis pris narratifs et techniques, et la place qu'il occupe dans une franchise qui avance, plus que jamais, à tâtons.
Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.
Dans "Libertate", le cinéaste Tudor Giurgiu revient sur un épisode oublié de la Révolution roumaine de 1989 : des centaines de prisonniers enfermés dans une piscine à Sibiu. Entre manipulation médiatique, violence d'État et quête de liberté, le film interroge notre rapport à l’Histoire.
Actrice aux multiples visages et réalisatrice audacieuse, Zabou Breitman revient avec Le Garçon, un objet filmique inclassable entre enquête documentaire et fiction. À l’occasion du festival Ciné Mania, elle se confie sur ce projet atypique, sa méthode intuitive et son attachement au Québec, dans un entretien à cœur ouvert.
Dans un premier long-métrage poignant, "L’âge imminent", le collectif Col·lectiu Vigília explore avec une rare sensibilité les thèmes de la dépendance et des relations intergénérationnelles, dans une approche presque documentaire. Rencontre avec ses créateurs.