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Capitaine Phillips, la critique : un thriller maritime époustouflant

Capitaine Phillips : pirates à bord !

Capitaine Phillips, nouvelle œuvre de Paul Greengrass, raconte un fait divers survenu en Avril 2009 où un cargo, le « Maersk Alabama », dirigé par le Capitaine Richard Phillips, dû faire face à un abordage par des pirates somaliens. Paul Greengrass, ancien documentariste et reporter de guerre est l’auteur des deux meilleurs opus de Jason Bourne : « La mort dans la peau », « La vengeance dans la peau », de l’excellent « Green Zone » et du magnifique Bloody Sunday. Cette fois ci le réalisateur traite d’un acte de piraterie comme l’a fait récemment Tobias Lindholm dans Hijacking, un film qui se concentrait plutôt sur les coulisses techniques et administratives de la demande de la rançon. Capitaine Phillips bien que traitant du même sujet privilégie l’aspect action à travers un style très nerveux et une musique oppressante qui fait d’ailleurs penser à la musique de Inception, surtout à la fin.

Ce film adapté d’une histoire vraie tient en haleine le spectateur durant 2h15, on vit la prise d’otage, on est dans le bateau, on accroche, l’immersion est totale grâce à un scénario de qualité et une mise en scène réaliste.

Greengrass produit ici un thriller maritime époustouflant, tendu comme une lame de fond, ou la tension monte crescendo sans jamais s’essouffler grâce à une construction intelligente et dynamique, on passe d’une course poursuite maritime à une phase survival pour enchaîner sur un terrible huit clos oppressant, anxiogène…

Paul Greengrass offre aussi dans ce long-métrage une réflexion captivante sur les effets pervers de la mondialisation en évoquant un autre conflit sous-jacent, celui qui se déroule entre les riches et les pauvres à travers l’appropriation du flux de richesse par un seul groupe minoritaire excluant une majorité. Cette « histoire criminelle née sur l’océan de l’économie mondiale » dixit le réalisateur montre que le travail de ses anciens pêcheurs somaliens a été volé par les occidentaux venus pêcher illégalement, volant ainsi le seul moyen de subsistance d’un pays dont la situation est désespérée.

Capitaine Philips retrace une histoire humaine bouleversante, celle du capitaine Philips tout en nous ramenant à l’origine de l’affaire, la cause économique provoquant les inégalités. Un film au suspens diablement efficace dont la tension dramatique permanente cloue le spectateur à son fauteuil. Un spectacle émouvant, haletant, à voir pour l’histoire, l’excellente réalisation dans le style documentaire même si on peut reprocher la caméra tremblotante censée apporter plus de réalisme. Au final un divertissement de haute facture avec de magnifique prise de vue maritime, une interprétation charismatique des 4 acteurs somaliens, notamment Barkhad Abdien en chef des Pirates à la vaste palette de jeu et Faysal Ahm impressionnant en bras droit ultra violent et colérique. Et Tom Hanks, bien sur, magistral, dans le rôle du Capitaine Philips, un acteur au talent indéniable capable de transmettre l’émotion, le traumatisme d’un homme qui dira au début du film « le monde d’aujourd’hui est dangereux mais tout se passera bien, c’est une certitude ».

Synopsis : Capitaine Phillips retrace l’histoire vraie de la prise d’otages du navire de marine marchande américain Maersk Alabama, menée en 2009 par des pirates somaliens. La relation qui s’instaure entre le capitaine Richard Phillips, commandant du bateau, et Muse, le chef des pirates somaliens qui le prend en otage, est au cœur du récit. Les deux hommes sont inévitablement amenés à s’affronter lorsque Muse et son équipe s’attaquent au navire désarmé de Phillips. À plus de 230 kilomètres des côtes somaliennes, les deux camps vont se retrouver à la merci de forces qui les dépassent…

Fiche Technique

Réalisation : Paul Greengrass
Montage : Christopher Rouse
Scénario : Billy Ray
Photographie : Barry Ackroyd
Musique : Henry Jackman
D’après le livre de : Richard Phillips, Stephan Talty, Capitaine Phillips est l’adaptation du livre « A Captain’s Duty : Somali Pirates, Navy SEALs, and Dangerous Days at Sea » écrit par le Capitaine Richard Phillips.
Casting : Catherine Keener : Andrea Phillips, Tom Hanks : Capitaine Richard Phillips, Chris Mulkey : John Cronan, Yul Vazquez : Capitaine Frank Castellano, Christopher Stadulis, David Warshofsky, Barkhad Abdi : Muse, Barkhad Abdirahman : Bilal, Mahat M. Ali, Faysal Ahmed : Najee
Date de sortie : 20 Novembre 2013
Pays : États-Unis
Distributeur : Columbia
Genre : Thriller
Durée : 134 min.

 

Cartel, la critique : le thriller de Ridley Scott

Cartel : Polar noir surprenant et Thriller sans frissons

Synopsis : La descente aux enfers d’un avocat pénal, attiré par l’excitation, le danger et l’argent facile du trafic de drogues à la frontière américano-mexicaine. Il découvre qu’une décision trop vite prise peut le faire plonger dans une spirale infernale, aux conséquences fatales.

The Counselor (Cartel en France) est le nouveau film de Ridley Scott, un réalisateur talentueux, un grand faiseur de films, touche à tout, créant des mondes dans lequel les spectateurs aiment ou pas se plonger. Ridley Scott a su livrer par le passé des chefs d’œuvres (Alien, Blade Runner) la Rome antique (Gladiator), les Croisades (Kingdom of Heaven et Robin des bois), les guerres contemporaines (La Chute du Faucon Noir, Mensonges d’état), la découverte de l’Amérique (1492 : Christophe Colomb). Après American Gangster, Cartel nous plonge dans le monde de la drogue et ses gangsters.

Cartel a pour scénariste Cormac McCarthy, un écrivain américain renommé, auteur notamment des romans La Route ou No country for old men,(adapté au cinéma par les frères Coen). Il signe ici son premier script pour le cinéma, un thriller à la fois noir et décontenançant de par son rythme lent et le ton très verbeux.

Un film vraiment singulier, que l’on aime ou déteste, car Cartel est un de ses rares films où les parties dialoguées (environ 90% du film) servent à traiter de la condition humaine, notre appartenance au monde, notre implication et la corrélation entre soi et les mondes qu’ont construit avec ses conséquences. Un scénario certes trop bavard mais offrant quelques dialogues plutôt brillants, terriblement intelligents pour ce thriller implacable et sophistiqué.

Cartel décrit l’animalité humaine, sur fond de corruption, de meurtres et de trafics, la violence ne s’exprime pas vraiment pas l’action, elle est dans les personnages, les situations, dans l’ambiance à la mise scène froide, nihiliste, déroutante pour le spectateur qui ne s’attache à aucun des personnages.

Au final, le gros point noir, la grande déception dans The Counselor est l’absence de rythme, reste les dialogues somptueux par moments et le casting racé, digne d’une constellation. Un thriller dramatique, esthétique, qui bien même s’il manque de chair, ne manque pas de sang avec un final effrayant. Ce n’est pas le meilleur film de Ridley Scott (endeuillé par le décès de son frère auquel le film est dédié) mais c’est un polar à voir pour se faire sa propre opinion, en sachant que Cartel est avant tout une narration basée sur des répliques qui pourraient bientôt devenir cultes.

Fiche Technique : Cartel

Durée du film : 1 h 57
Titre original : The Counselor
Date de sortie : 13 novembre 2013
Réalisateur : Ridley Scott
Scénariste : Cormac McCarthy
Interprètes : Michael Fassbender (Counselor), Cameron Diaz (Malkina), Javier Bardem (Reiner), Penelope Cruz (Laura), Brad Pitt (Westray), Goran Visnjic (banquier), Natalie Dormer (femme à Londres), John Leguizamo (un mexicain), Bruno Ganz (diamantaire), Dean Morris (un acheteur), Edgar Ramirez (prêtre)
Directeur photo : Dariusz Wolski
Musique : Daniel Pemberton
Costumes : Janty Yates
Décors : Sonja Klaus, Arthur Max
Producteur : Chockstone Pictures, Nick Wechsler Productions et Scott
Free Productions Distributeur : 20th Century Fox

Malavita, un film de Luc Besson : Critique

Malavita : Mafia Blues au pays des Camembert

Synopsis : Fred Blake alias Giovanni Manzoni, repenti de la mafia new-yorkaise sous protection du FBI, s’installe avec sa famille dans un petit village de Normandie. Malgré d’incontestables efforts d’intégration, les bonnes vieilles habitudes vont vite reprendre le dessus quand il s’agira de régler les petits soucis du quotidien.

Le réalisateur du futur film de science-fiction « Lucy » Luc Besson adapte le roman éponyme publié en 2004 par l’écrivain Tonino Benacquista. Après Mafia Blues, le grand Robert De Niro réitère dans le rôle du « Padrino ». Il reprend la figure la du pentito (malfrat repenti ayant témoigné contre son camp et bénéficiant du programme de protection des témoins, qui pour fuir un parrain de New York, qui veut sa peau s’installe dans un petite village de Normandie. Le film suit les Manzoni (rebaptisés Blake), famille italo-américaine qui essaie de s’intégrer tant bien que mal, mais il est parfois difficile de chasser le naturel qui revient fréquemment au galop.

En effet la famille composée de Giovanni/Fred Blake (Robert De Niro), sa femme Maggie (Michelle Pfeiffer) et leurs deux enfants Belle (Dianna Agron) et Warren (John D’Leo) règlent les choses du quotidien à leur façon. Une famille déjantée, à la colère facile, la mère nous fait exploser le magasin, le jeune garçon corrompt toute l’école et la jeune fille n’en est pas en reste.

Certes les personnages sont très « clichés » mais tellement drôles, des méchants pas si méchants au final puisque l’on fini par s’attacher à cette famille pétaradante. Malavita est un bon divertissant satirique, avec des va et vient en noir et blanc sur l’Histoire des parrains de la mafia sicilienne aux États-Unis, qui rappellent une certaine trilogie dirigée par le réalisateur Francis Ford Coppola.

Malgré un scénario un peu léger, Malavita reste un bon pastiche bourré d’hommages à prendre au second degré, avec un formidable Robert de Niro à la tête d’une famille de frappadingues, les acteurs qui interprètent les mafieux new-yorkais ont la gueule de l’emploi, Michelle Pfeiffer est très convaincante en mère de famille au caractère bien trempé sans oublier Tommy Lee Jones en agent du FBI. Les deux acteurs incarnant les adolescents sont phénoménaux, mention à Dianna Agron qui montre ici qu’elle est bien plus qu’une pom-pom girl, révélée par la série Glee, elle est hilarante dans ce rôle d’adolescente défonçant  la tronche d’adolescents boutonneux à coups de raquettes de tennis.

Une petite note concernant le reproche que l’on peut faire à Besson, en effet le film caricature les français, ce qui peut vexer mais si on regarde bien, c’est réciproque, les clichés caricaturaux sont des deux côtés, la vision des Américains sur les Français (débiles boutonneux et antiaméricain) et vice-versa  (le beurre de cacahuètes, le coca, les américains dépositaires du gène du psychopathe, est tout aussi gratiné).

Au final, le film ne laisse pas un souvenir impérissable, on est loin des chefs d’œuvres comme Le Grand Bleu, Nikita ou Léon mais c’est assez amusant de voir cette famille de mafieux gérée les problèmes rencontrés dans la vie au quotidien. Un film en demi-teinte, distrayant, sans prise de tête, à l’humour décalé à prendre au 2ème voire au 3ème degré, Malavita un plaisir coupable qui se laisse regarder entre amis ou en famille.

Malavita : Bande-annonce

Malavita : Fiche Technique

Durée du film : 1h 51
Date de sortie : 23 octobre 2013
Titre original : The Family
Réalisateur : Luc Besson
Scénaristes : Luc Besson, Michael Caleo
D’après l’oeuvre de Tonino Benacquista
Acteurs : Robert De Niro, Michelle Pfeiffer, Tommy Lee Jones
Directeur photo : Thierry Arbogast
Décors : Hugues Tissandier
Costumes : Olivier Beriot
Musique : Evgueni Galperine
Producteur : EuropaCorp
Distributeur : EuropaCorp

Note : Pourquoi le titre Malavita ? D’abord c’est le titre du roman de Tonino Benacquista dont est tirée cette comédie noire mais c’est aussi le nom du chien, le témoin passif des actions de notre famille de mafieux.

 

Critique – Thor : le Monde des ténèbres

Thor 2 : Combats intergalactique, Humour et Relation familiale tumultueuse

Après le départ de Kenneth Branagh, Marvel a confié les rênes à Alan Taylor pour réaliser ce second film de la phase 2 de l’univers cinématographique Marvel, huitième film de la saga et deuxième volet d’une trilogie consacré au Dieu nordique, « Thor : le Monde des ténèbres« .

Alan Taylor est un réalisateur qui a son actif plusieurs mises en scène de la série Games of Throne, signe là une bonne mouture de films consacrés aux super héros. Le parcours du réalisateur se ressent dans Thor 2 qui tend plus vers l’heroic fantasy, le space Opéra que le pur film de supers héros. Cette remarque vaut notamment pour les décors assez médiévaux du royaume d’Asgard qui ressemble plus à une sorte de royaume du Rohan du « Seigneur des Anneaux » avec une pointe de technologie à la Star Wars (les bruitages sont signés par l’équipe de Skywalker Sound).

Ce second opus se centre plus sur le personnage de Thor incarné toujours par un charismatique Chris Hemsworth, délesté de son arrogance enfantine après son passage chez les Avengers mais toujours armé de son fameux marteau Le mjöllnir (mjollnir en ancien narrois).

Appelé à se préparer pour gouverner les 9 royaumes, Thor rejoint Asgard, au moment où un phénomène exceptionnel se produisant tous les 5000 ans «Convergence » suite à l’alignement des royaumes annonçant le retour d’une antique race, vivant avant la lumière et la création de l’univers, les elfes noirs dirigé par Malekith interprété par Christopher Eccleston ( l’ancien Docteur Who de la fameuse série britannique).

Afin d’empêcher le belliqueux Malekith de réaliser son plan diabolique plonger l’univers dans les ténèbres, Thor 2 est obligé de s’allier à son meilleur ennemi, son fourbe frère, le dieu du mensonge merveilleusement incarné par Tom Hiddleston.

Thor 2 est un blockbuster de bonne facture, même si la bataille finale bien que dantesque n’arrive pas à la cheville d’Avengers, bien plus spectaculaire, toutefois le film reste un bon divertissement avec de l’action, de l’humour et une photographie magnifique.

En conclusion malgré des défauts au niveau du scénario qui comporte quelques incohérences, Thor : le Monde des ténèbres est efficace, des combats  spectaculaires, des portails spatio-temporels et une pléthore de gags comme la scène où Loki se transforme en Captain America. Il faut dire le personnage du dieu Loki est particulièrement bien soigné, un personnage mêlant humour, cynisme et cette fois-ci la relation entre les frères ennemis est bien mieux exploité.

Malgré une intrigue confuse, tordu on craque pour ce second opus, réalisé par Alan Taylor (déjà engagé pour diriger Terminator 5) et puis les deux fins post-générique annoncent de belles choses the Gardians Of Galaxy et une suite pour Avengers 2. La phase 2 de Marvel, laisse augurer de bonnes surprises, notamment pour Captain America 2 (la bande-annonce annonce un film d’action de grande envergure).

Synopsis : Thor : Le Monde des ténèbres nous entraîne dans les nouvelles aventures de Thor, le puissant Avenger, qui lutte pour sauver la Terre et les neuf mondes d’un mystérieux ennemi qui convoite l’univers tout entier… Après les films Marvel Thor et Avengers, Thor se bat pour restaurer l’ordre dans le cosmos, mais une ancienne race, sous la conduite du terrible Malekith, un être assoiffé de vengeance, revient pour répandre les ténèbres. Confronté à un ennemi que même Odin et Asgard ne peuvent contrer, Thor doit s’engager dans son aventure la plus dangereuse et la plus personnelle, au cours de laquelle il va devoir s’allier au traître Loki pour sauver non seulement son peuple et ceux qui lui sont chers, mais aussi l’univers lui-même.

Fiche Technique

Réalisation : Alan Taylor.
Scénario : Robert Rodat (scénariste sur la série Falling Skies)
Casting : Chris Hemsworth (Thor), Natalie Portman (Jane Forster) Tom Hiddleston (Loki), Stellan Skarsgård, Idris Elba (Heimdall), Christopher Eccleston (Malekitch), Adewale Akinnuoye-Agbaje, Kat Dennings, Ray Stevenson, Zachary Levi, Tadanobu Asano, Jaimie Alexander (Sif), Clive Russel (Tyr, le dieu de la Guerre) Rene Russo et Anthony Hopkins (Odin).
Genre : Action, Fantastique.
Nationalité : Américain.
Titre original : Thor : The Dark World.
Distributeur : The Walt Disney Company France.
Durée : 1h52.
Date de sortie : 30 octobre 2013.

Breaking Bad : Ode à une série épique aux répliques cultes

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Breaking Bad : Une pièce de collection, un instant rare d’art

Une série qui s’est achevé voilà bien plus d’un mois, une série que l’on a du mal à oublier comme la série Oz, même des années après elle ne perd pas en puissance, elle est juste éternelle, un pur joyau, un instant d’art…

Une série parfaite, aboutie, avec de l’émotion, du twist, de l’action et du suspense, en un mot la série par excellence addictive.

Une série destroy, déjantée où contrairement à bien d’autres qui nous jouent la carte de l’anti-héros aura le final en adéquation avec le déroulement de la série.

Une série qui bénéficie non seulement d’une excellente réalisation mais aussi d’une très belle qualité photographique très western mettant en valeur les paysages du Nouveau-Mexique ainsi que d’une écriture magique. Oui une série magique, renversante, où les personnages sont tout simplement dignes des meilleurs personnages shakespeariens, Bryan Cranston, acteur de génie a su donner au personnage une dimension hypnotique, ultra-charismatique inoubliable…

Une série euphorique, pas un instant de baisse de tension, au cours de ses 5 saisons, à partir d’un simple postulat de départ un professeur de chimie Walter White et un dealer de quartier fabrique de la méthamphétamine, la série Breaking Bad s’est élevée pour être la série culte. Tout y est l’intrigue de plus en plus complexe, l’humour corrosif très noir, l’action sanglante, des répliques inoubliables tout au long des saisons comme :

_ Tu es un fou, un morceau dégénéré, et tu mérites de mourir. (Saison 2)
_ Que sa mort vous satisfasse. (Saison 3)
_ Tu es mon laissez-passer… salope. (Saison 3)
_ Je vais tuer ta femme, je vais tuer ton fils, je vais tuer ton bébé.  (Gus Fring, Saison 4)
_ Juste parce que vous avez tué Jesse James, ne fait pas de vous Jesse James.  (Saison 5)

_  Darth Vader avait des responsabilités. Il était responsable de l’Étoile de la Mort  (Saison trois, épisode neuf )
_ Assis autour, fumer de la marijuana, manger Cheetos et se masturber ne constituent pas des plans. – Walter White
« J’ai baisé Ted » – Skyler White

Breaking Bad les 15 répliques les plus Badass

Breaking Bad est la série où l’on a apporté un soin extrême à la narration, à la qualité de l’écriture et aux personnages. Ils sont tous parfaitement décrit, interprété avec virtuosité, le professeur qui veut mettre à l’abri du besoin sa famille incarné par Bryan Cranston est intense, tragique jusqu’à la finale. Comme l’est l’avocat hâbleur, le tueur à gage, l’agent des stups trop collant, ils sont tous fort bien travaillés. Une œuvre exceptionnelle pour ce drame de Vince Gilligan, porté par Bryan Cranston et Aaron Paul, une œuvre qui s’est achevé magistralement sur AMC dimanche 29 septembre 2013 avec près de 10,3 millions de téléspectateurs, dont 6,7 millions dans la tranche d’âge 18-49 ans. Un record absolu pour la série. Il s’agit là du troisième final le plus suivi de l’histoire du câble, derrière « Les Soprano » (11,9 millions en 2007) et « Sex and the City » (10,6 millions en 2004).

Que dire de cette série, à part qu’elle est démente, parfaite maniant l’humour noir à la perfection, chaque épisode se boit comme un grand vin, à consommer sans modération…

Synopsis : Walter White, 50 ans, est professeur de chimie dans un lycée du Nouveau-Mexique. Pour subvenir aux besoins de Skyler, sa femme enceinte, et de Walt Junior, son fils handicapé, il est obligé de travailler doublement. Son quotidien déjà morose devient carrément noir lorsqu’il apprend qu’il est atteint d’un incurable cancer des poumons. Les médecins ne lui donnent pas plus de deux ans à vivre. Pour réunir rapidement beaucoup d’argent afin de mettre sa famille à l’abri, Walter ne voit plus qu’une solution : mettre ses connaissances en chimie à profit pour fabriquer et vendre du crystal meth, une drogue de synthèse qui rapporte beaucoup. Il propose à Jesse, un de ses anciens élèves devenu un petit dealer de seconde zone, de faire équipe avec lui. Le duo improvisé met en place un labo itinérant dans un vieux camping-car. Cette association inattendue va les entraîner dans une série de péripéties tant comiques que pathétiques.

 

Critique du film Snowpiercer, Le Transperceneige de Joon-ho Bong

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Le cinéaste coréen Joon-ho Bong nous embarque avec la dystopie post apocalyptique ferroviaire Snowpiercer, Le Transperceneige, dans un univers féroce, oppressant, une œuvre hallucinée à mi-chemin entre Terry Gilliam et George Orwell. 

Synopsis « Contrôler la Machine, c’est contrôler le Monde ! » 2031. Une nouvelle ère glaciaire. Les derniers survivants ont pris place à bord du Snowpiercer, un train gigantesque condamné à tourner autour de la Terre sans jamais s’arrêter. Dans ce microcosme futuriste de métal fendant la glace, s’est recréée une hiérarchie des classes contre laquelle une poignée d’hommes entraînés par l’un d’eux tente de lutter. Car l’être humain ne changera jamais…

Pour sa première production internationale, le réalisateur coréen Joon-ho Bong (The host, Memories of Murder) signe un film d’envergure international en adaptant un roman graphique français parue en 1982« Le transperceneige » écrit par Jacques Lob et illustrée par Jean-Marc Rochette.

2014 : Suite à la dispersion d’un agent chimique le CW7, censé enrayer le réchauffement climatique, s’instaure une ère glacière tuant la majorité de l’humanité.

2031 : Dix-sept ans plus tard, les seuls survivants parcourent la planète à bord d’un long train hyper-sophistiqué, le Transperceneige. A l’intérieur de la bête se construit le schéma social actuel, les pauvres sont entassés à l’arrière survivant dans des conditions misérables, parmi eux, un homme rêve de remonter vers cette classe aisée afin d’instaurer un système plus juste.

Snowpiercer, Le Transperceneige : Folie Baroque et version mécanique de l’Arche de Noé

Curtis (Chris Evans) est déterminé à renverser Wilford (Ed Harris) le concepteur de la locomotive, et prendre ainsi le contrôle du train avec l’aide d’un certain nombre de révolutionnaires avec cette idée somme tout marxiste « Toutes les révolutions passées ont échoué parce qu’ils n’ont pas pris le moteur – maintenant, nous allons prendre le moteur » et mettre fin à ce destin maudit.

Dans le film Matrix Morpheus déclare à son élu Néo

« il y a une différence entre connaitre le chemin, et arpenter le chemin »

Curtis décide de prendre ce chemin même si en cours de route, il découvrira que toutes les routes vers la liberté sont maculées de sang et de larmes.

Menés par Curtis, les insurgés décident de commencer leur voyage périlleux à travers des compartiments découvrant des wagons fabuleux, représentant à chaque fois une classe sociale, un autre monde à l’écosystème parfois étonnant. Cette avancée ressemble à une sorte de jeu vidéo où le héros franchit des niveaux en prenant conscience que tout n’est pas aussi noir où blanc et qu’il lui faudra faire des choix.

Snowpiercer n’est pas qu’une dystopie post apocalyptique, ou encore une fable sociale, bien qu’il fasse aussi référence à une réalité mondiale, celle où 99 cent de la population vit pauvrement tandis qu’1 pour cent de la population vit dans un luxe obscène. Certes le film parle de ses thématiques que l’on retrouve dans Elysium, mais Bong Joon Ho va plus loin, il parle aussi du parcours de l’humanité et son besoin de renouveau.

Dans ce film, une très belle photographie accompagne la bande son de Marco Beltrami (Warm Bodies, Wolverine, World War Z), qui livre ici une magnifique partition, on à l’impression d’entendre la neige et la bête dans sa musique.

Snowpiercer, Le Transperceneige de Joon-ho Bong est une satire puissante, efficace et implacable, un film d’anticipation d’une rare noirceur qui nous fait réfléchir sur la condition humaine. Techniquement, le réalisateur Bong Joon-ho sait utiliser les décors pour faire passer ce sentiment d’oppression en utilisant l’éclat de cette neige qui tranche et renforce l’atmosphère de ce train en perpétuel mouvement dans cet espace confiné.

Un magnifique film de Science fiction qui fait écho à ses films d’anticipations des années 70, comme le Soleil Vert (Richard Fleischer-1973), où plus récemment Les fils de l’homme (Alfonso Cuaron-2006).

Un genre de science fiction désespérant, angoissant, d’une violence inouïe où la folie de l’homme entraîne inévitablement une fin tragique. Swnopiercer se distingue non seulement par son visuel éblouissant mais aussi par un casting particulièrement réussi, Chris Evans prouve qu’il n’est pas que Captain America, l’interprétation est solide et plus subtile. A ses côtés on retrouve Tilda Swinton (We Need to Talk About Kevin), méconnaissable dans ce rôle de personnage froid et décalé, Jamie Bell (Billy Elliot, Tintin), Octavia Spencer (Jusqu’en enfer), Ed Harris (Shérif Jackson), John Hurt (1984) et les acteurs sud coréens Kang-Ho Song, Ko Ah-seong, tous les deux ont étés dirigés par le réalisateur dans The Host.

Bande-Annonce du Préquel Snowpiercer-Le Transperceneige

Fiche technique : Snowpiercer, Le Transperceneige

Réalisateur : Bong Joon-ho
Casting : Chris Evans, Song Kang-ho, Ed Harris, John Hurt, Tilda Swinton, Jamie Bell, Octavia Spencer, Ewen Bremner, Ko Ah-sung, Alison Pill, Vlad Ivanov, Franco Elder, Luke Pasqualino, Clark Middleton, Stephen Park
Genre : Drame, Science fiction.
Nationalité : Sud-Coréen.
Titre original : Snowpiercer
Distributeur : Wild Side Films / Le Pacte.
Durée : 2h05min.
Date de sortie : 30 octobre 2013.
Public : Interdit aux moins de 12 ans
Scénaristes : Bong Joon -ho et Kelly Masterson, basé sur la bande dessinée Le Transperceneige de Jacques Lob, Benjamin Legrand et Jean-Marc Rochette
Producteurs : Jeong Tae-sung, Lee Tae-hun, Steven Nam, Park Chan-wook, Robert Bernacchi, Choi Doo-ho , David Minkowski, Matthew Stillman
Directeur de la photographie : Hong Kyung-pyo
Concepteur de production : Ondrej Nekvasil
Costumes : Catherine George
Musique : Marco Beltrami
Montage : Steve M. Choe
Directeur artistique : Stefan Kovacik

 

 

La Vie d’Adèle Chapitres 1 & 2, un film d’Abdellatif Kechiche : Critique

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La Vie d’Adèle Chapitres 1 & 2, Kechiche ou la mise à nu artistique du corps et de l’âme

Abdellatif Kechiche aime traiter de la vie commune, briser les frontières de l’intime, de nos simples existences, en essayant d’en tirer la quintessence, la vraie substance. Il semble vouloir montrer la nature humaine telle qu’elle est, sans artifice. Dans cette recherche constante de la vérité, dans cette approche naturaliste de l’image, Kechiche aime prendre son temps. La lenteur est une vertu qui permet de mieux saisir les nuances du vrai et de faire surgir l’émotion. Du début à la fin, Adèle est, comme la Marianne de Marivaux, un « cœur à qui il manque quelque chose » et Kechiche va exprimer ce manque de manière magistrale dans une mise à nu artistique des corps et des âmes. Son ambition est en effet celle de l’artiste, des Monet Van Gogh ou Proust, qui savent décrypter des vérités simples.

La Vie d’Adèle Chapitres 1 & 2 d’Abdellatif Kechiche est une adaptation très libre du roman graphique Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh. Mais c’est surtout une belle fresque sur une simple histoire d’amour, mais un amour-passion, fougueux, dévorant, avec son lot de disputes, de déchirure sur fond d’incompréhensions culturelles et sociales. Adèle, interprétée par une immense actrice de 19 ans, Adèle Exarchopoulos, n’est pas seulement le modèle et la muse d’Emma (Lèa Seydoux), mais bel est bien la muse du réalisateur, qui la suit pas à pas, dans les salles de classe comme dans les repas familiaux qu’il affectionne tant, et dans sa vie amoureuse. Ici, le jeu d’actrice est poussé à son paroxysme : les plans très serrés sur le visage d’Adèle, ses lèvres pulpeuses, ses cheveux, les larmes qui noient son visage, la morve qui dégouline, la sueur qui perle sur sa nuque, font que le spectateur la mange des yeux, et suit en complète immersion ses premiers pas, ses hésitations, ses errements. Adèle Exarchopoulos illumine tout le film de sa beauté naturelle, des émotions qu’elle dégage. Elle irradie et magnifie chaque image. Kechiche signe une mise en scène d’une limpidité virtuose qui magnifie ce récit charnel et poétique.

 La vie d'Adèle Chapitres 1 et 2 : L' Amour passionLa Vie d’Adèle est un grand film d’amour et d’apprentissage, filmé avec radicalité et un réalisme bouleversant. L’amour universel, l’éveil merveilleux, la passion qu’il procure, mais aussi ses bassesses, ses trahisons, et surtout le manque d’amour, la perte de l’amour, l’échec d’une fusion, dont on sait qu’on ne pourra jamais guérir. Avec Kechiche, les corps s’imbriquent avant de se séparer. Le nu est travaillé comme dans un tableau. Oui, La Vie d’Adèle est une œuvre d’art, un chef d’œuvre naturaliste. Trois heures de grâce et d’émotions, d’intelligence, d’humanité, du très grand cinéma. Une claque !


Abdellatif Kechiche est un réalisateur franco-tunisien qui s’est distingué en 2004 par L’esquive, véritable petit chef d’œuvre, où l’on trouve déjà l’idée de la prédestination de la rencontre amoureuse. En 2007, La graine et le mulet est une réflexion passionnante sur la transmission, l’art, la culture, la société et l’aliénation. En 2010, sa Venus Noire, est par moment très impressionnante… 2013 est l’année de sa consécration. Kechiche est désormais un cinéaste avec lequel il faut compter.

Synopsis  : À 15 ans, Adèle est une lycéenne comme des millions d’autres, qui découvre la vie, avec ses joies, ses peines. En amour, elle se cherche encore et fait comme la plupart des filles de son âge : elle sort avec un garçon. Un jour, sa vie bascule lorsqu’elle rencontre Emma, une jeune femme aux cheveux bleus, étudiante aux Beaux-arts, qui lui fait découvrir le désir charnel, l’amour et lui permettra de s’affirmer en tant que femme et adulte… 

La Vie d’Adèle Chapitres 1 & 2 : Bande annonce

 La Vie d’Adèle Chapitres 1 & 2 : Fiche technique

Réalisation : Abdellatif Kechiche
Scénario : Abdellatif Kechiche, Ghalya Lacroix,  d’après la bande-dessinée de Julie Maroh
Interprétation :  Léa Seydoux (Emma),Adèle Exarchopoulos (Adèle), Salim Kechiouche (Samir), Jérémie Laheurte (Thomas), Aurélien Recoing (le Père d’Adèle), Catherine Salée (la mère d’Adèle)…
Photographie : Sofian El Fani
Montage : Albertine Lastera
Production : Scope Pictures, Vertigo Films, Wild Bunch
Festivals et Récompenses : Palme d’Or à Cannes 2013, César du Meilleur espoir féminin pour Adèle Exarchopoulos
Distributeur :
Durée : 177 minutes
Genre : Drame
Date de sortie : 9 octobre 2013
Interdit aux moins de 12 ans

France – 2013

Critique du film Omar d’Hany Abu-Assad

 Omar d’Hany Abu-Assad, un film noir à la couleur de sable et au goût de sang

Huit ans après le très bon Paradise Now, Hany Abu-Assad revient avec Omar, un thriller efficace, haletant, un véritable film coup de poing qui vous scotche à votre siège pendant 1h30. Omar, Prix du Jury de la sélection Un Certain Regard, suit une direction différente de Paradise Now en se focalisant sur la traîtrise et la paranoïa.

Dans le contexte du israélo-conflit palestinien, le réalisateur palestinien nous présente une tragédie romantique sans mièvrerie. Omar (Adam Bakri) vit d’un côté du mur en Cisjordanie, tandis que son amour Nadia, (Leem Lubany) la sœur de Tarek (Eyad Hourani) et son ami Amjad (Samer Bisharat) vivent de l’autre côté du mur, mur qu’il franchit régulièrement, au risque d’être abattu par une balle. Les trois amis décident d’affirmer leurs engagements à la cause Palestinienne en s’attaquant à un camp militaire israélien. L’opération tourne mal, un soldat israélien est tué durant l’attaque, et Omar est attrapé, emprisonné, torturé avec pour seule compagnie les cafards dans cette geôle…

Puis un agent des services israéliens, Rami (Waleed Zuaiter que l’on voit dans la série Homeland) lui propose un marché : soit il reste à jamais en prison et ne plus revoit plus jamais Nadia, ou il sert de balance et permet à Israël de mettre la main sur le chef du réseau. Omar accepte pensant pouvoir duper ses nouveaux « employeurs » alors que justement le réseau cherche le traître. Or la soudaine sortie de prison d’Omar en fait le suspect numéro un, le traître le plus probable aux yeux de tous.

Comme le souligne le réalisateur Hany Abu-Assad « Le thème principal du film est la confiance, son importance dans les relations humaines et sa versatilité. La confiance est la pierre angulaire de l’amour, de l’amitié et de la loyauté. »

Hany Abu-Assad a l’intelligence de montrer les conséquences de ce conflit sur le peuple palestinien sans jamais tomber dans le manichéisme ou un anti-israéliennisme primaire. Omar, c’est une photographie d’un conflit avec ses excès mais aussi un excellent thriller qui fait penser à Homeland ou encore aux polars Sorcesiens et de Friedkin.

Plus on avance dans le film, plus l’intrigue montre que rien n’est aussi clair qu’il semble à première vue, avec ses personnages dont l’engagement dans la résistance peut fluctuer selon des intérêts personnels. Omar est un personnage de tragédie shakespearienne, un personnage éminemment romanesque perdu au milieu de ce conflit. Un vrai thriller où cohabitent manipulations psychologiques, paranoïa, trahison, avec au milieu une histoire d’amour qui finira par détruire ce Roméo et Juliette des temps modernes.

Omar d’Hany Abu-Assad est un film poignant à la tension omniprésente avec une belle dramaturgie, magnifiquement interprétée. Adam Bakri et Waleed Zuaiter sont excellents. Un scénario bien ficelé pour un thriller haletant avec pas mal de péripéties et de retournements.

Omar vit en Cisjordanie. Habitué à déjouer les balles des soldats, il franchit quotidiennement le mur qui le sépare de Nadia, la fille de ses rêves et de ses deux amis d’enfance, Tarek et Amjad. Les trois garçons ont décidé de créer leur propre cellule de résistance et sont prêts à passer à l’action. Leur première opération tourne mal. Capturé par l’armée israélienne, Omar est conduit en prison. Relâché contre la promesse d’une trahison, Omar parviendra-t-il malgré tout à rester fidèle à ses amis, à la femme qu’il aime, à sa cause?

Fiche Technique

Réalisateur : Abu-Assad, Hany – Les événements home générale
Acteurs : Adam Bakri, Waleed F.Zuaiter, Leem Lubany, Samer Bisharat
Genre : Drame
Nationalité : Palestinien
Date de sortie : 16 octobre 2013
Durée : 1h36mn
Festival : Festival de Cannes 2013

 

 

Découvrez deux Web séries : Progress et The Weepers

« Progress, » the webseries

Nous sommes au XIX siècle dans une Angleterre où existe l’Internet à vapeur, Jack the Ripper poste des fichiers cryptés de ses crimes sur WikiPunch, la version victorienne de WikiLeaks.

Oscar Lerwill est le meilleur pirate du 19ème siècle. Quand il découvre qu’un fichier a été posté par Jack l’Eventreur, Oscar doit trouver les indices pour décoder ce fichier afin de sauver sa bien-aimée Lila DeClide (une séduisante prostituée de Virtual Whitechapel ) et éviter par la même occasion les jeux périlleux d’Adam Rhett (le troll fou de WikiPunch).

Episode 1 I Am Involved in Mystery

Ben Whalen est Oscar Lerwill, Rebecca Lynch est Lila DeClide, Derek Houck est Adam Rhett, Andy Pandini est Mr. Humbbaugh, Kai Cofer est Constable Alben Scot et Anna Mountford est l’ordinateur Oscar.

The Weepers

Une race de créatures errent à travers le temps, connu sous le nom Weepers, ils sont commandés par le tempus Senatorum, voyage dans le temps, race mystérieuse, détective, serial killer, en tout cas une pléiade de personnages plutôt intéressant et une bonne histoire…

Il y a des web séries qui sont très bonnes, je vous laisse en découvrir deux, que l’on classer dans le genre science fiction où on trouve de l’humour et des clins d’œil vers notre présent, voir notre actualité cinématographique puisque le 4 décembre 2013 sort le film The Fifth Estate, Le Cinquième pouvoir en français avec Benedict Cumberbatch (Star Trek Into Darkness, «Sherlock») dans le rôle de Julian Assange.

Gravity, un film d’Alfonso Cuaron : Critique

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Gravity, un survival hors du commun. Un moment de cinéma spatial magnifiquement chorégraphié, sensoriel, sidérant et immersif.

Pour sa première expédition à bord d’une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l’astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu’il s’agit apparemment d’une banale sortie dans l’espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l’univers. Le silence assourdissant autour d’eux leur indique qu’ils ont perdu tout contact avec la Terre – et la moindre chance d’être sauvés. Peu à peu, ils cèdent à la panique, d’autant plus qu’à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d’oxygène qu’il leur reste. Mais c’est peut-être en s’enfonçant plus loin encore dans l’immensité terrifiante de l’espace qu’ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre…

Le réalisateur Alfonso Cuarón (Les Fils de l’homme) revient cinq ans après avec le film Gravity, un film dont il a écrit le scénario avec son film Jonas. Ce récit met en scène l’espace, l’infini, une attraction pour l’homme depuis l’aube des temps, un rêve que l’être humain s’est mis à explorer depuis le milieu du 20ème siècle.

Gravity : Qu’en disent les autres réalisateurs ?

Présenté en ouverture de la 70ème Mostra de VeniseGravity a été l’objet de critiques élogieuses de la part de réalisateurs comme James Cameron qui explique à Variety : «Gravity est une révolutionC’est le meilleur film sur l’espace jamais réalisé. J’ai été abasourdi, absolument terrassé par le film. Je pense que c’est la meilleure photo de l’espace jamais vue, le meilleur film sur l’espace jamais réalisé. J’avais très envie de voir Gravity, depuis longtemps. Ce qui est intéressant dans le film, c’est la dimension humaine. Alfonso et Sandra ont travaillé ensemble pour créer un portrait absolument homogène d’une femme se battant pour sa vie dans un milieu sans gravité.»

Sur Twitter ses éloges pleuvent aussiEdgar Wright (@edgarwright), le réalisateur de la Cornetto Trilogy (Shaun of the Dead, Hot Fuzz et The World’s End) s’extasie : «Gravity, c’est le meilleur film de l’année. Allez le voir sur le plus grand écran possible. C’est du pur cinéma ». Le réalisateur de Jack Reacher, Christopher McQuarrie (@chrismcquarrie) écrit : « Allez voir Gravity #jecroisquejevaisprendremaretraite »

Cette pluie d’étoiles admiratrices, de la part de réalisateurs comme Guillermo Del Toro est tout à fait justifiée :  Gravity s’inscrit dans un genre très rare. Assis sur son fauteuil, on ne peut que se demander :

« Mais comment ont-ils fait pour faire un aussi beau Space Opéra» ?

Danse avec les Étoiles

Les 15 premières minutes du film sont grandioses, à couper le souffle, une immersion dans l’espace démontrant la virtuosité du réalisateur. Lors de cette longue séquence vertigineuse, l’ingénieure Ryan Stone (Sandra Bullock) et un astronaute Matt Kowalsky (George Clooney) effectue une réparation somme toute banale de la station orbitale. Le film tourne à la catastrophe quand les débris d’un satellite russe touchent la navette de plein fouet expulsant le duo dans l’espace. Livrés à eux-mêmes, perdu dans l’espace, sans aucun moyen de rejoindre la Terre, avec des bouteilles d’oxygène qui se vident inexorablement, ils devront survivre dans l’un des environnements les plus hostiles que l’on puisse s’imaginer.

Gravity d’Alfonso Cuaron n’est pas un film de science-fiction classique avec des aliens et des vaisseaux de combats, mais une expérience unique, la survie de l’infiniment petit dans un univers sans limite. Car Gravity est d’abord un thriller d’une beauté effrayante, terriblement efficace… Chaque séquence laisse transparaître l’isolement, l’effroi que ressent Sandra Bullock face à cet univers hostile où les seules armes sont l’intelligence et l’instinct de survie. A cette terreur qu’elle nous fait vivre à travers ses propres yeux, se greffe un ballet d’images magnifiques de la Terre vue à des centaines de kilomètres d’altitude, renforçant ainsi la dichotomie beauté/épouvante face au néant.

Le sentiment de plonger dans cet univers d’une sombre beauté est renforcé par l’usage de la 3D, pour une fois justifiée, puisqu’elle donne cette impression d’être dans l’espace et proche des acteursCette réalisation brillante permet ainsi aux spectateurs de vivre une expérience sensorielle déroutante. Aider en cela par Steven Price, à l’origine d’une partition musicale aussi inquiétante que riche prolongeant ainsi l’ambiance évoquant de par sa chorégraphie spatiale 2001, l’odyssée de l’espace de Stanley Kubrick.

Au-delà de la richesse narrative et du symbole métaphorique aisément compréhensible par le spectateur, il y a également celle de la lutte pour la survie allant du stade de la naissance vers la renaissance finale. La dernière séquence est d’ailleurs une idée de génie. Elle évoque également parfaitement la manière dont l’homme a évolué depuis la préhistoire. Gravity est avant tout une histoire humaine palpitante, un survival spatial à la technique époustouflante que ni Stanley Kubrick ni Max Ophuls ne renierait. Magnifié par un casting irréprochable, surtout, le personnage féminin, représentant cette humanité avec sa soif de survie, incarné par une Sandra Bullock étonnante livrant une performance incroyable puisqu’elle arrive à faire passer toute une gamme d’émotion et physique (on ressent comme elle, cette sensation d’étouffement, cette absence d’air autour de nous) alors qu’elle est en majorité filmée à travers un casque. Quant à George Clooney (toujours aussi charmant), il joue un astronaute expérimenté dont c’est le dernier vol dans l’espace.

Gravity est une collection d’images et d’émotions incroyablement bien réalisé, une odyssée cinématographique à voir en 3D et en IMAX, parfaitement maîtrisée par un réalisateur qui dès les premières minutes projette le spectateur en apesanteur dans une vertigineuse danse avec les étoiles aux accents de voyages intérieurs.

Synopsis : Pour sa première expédition à bord d’une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l’astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu’il s’agit apparemment d’une banale sortie dans l’espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l’univers. Le silence assourdissant autour d’eux leur indique qu’ils ont perdu tout contact avec la Terre – et la moindre chance d’être sauvés. Peu à peu, ils cèdent à la panique, d’autant plus qu’à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d’oxygène qu’il leur reste. Mais c’est peut-être en s’enfonçant plus loin encore dans l’immensité terrifiante de l’espace qu’ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre…

Gravity – Bande Annonce

Gravity – Fiche Technique

Réalisation : Alfonso Cuaron
Montage : Alfonso Cuaron, Mark Sanger
Scénario : Alfonso Cuaron,Jonas Cuaron
Casting : George Clooney, Sandra Bullock, Ed Harris
Date de sortie : 23 octobre 2013
Pays : États-Unis
Distributeur : Warner Bros.
Genre : Thriller
Durée : 91 min.
Montage : Alfonso Cuaron, Mark Sanger
Photographie : Emmanuel Lubezki
Musique : Steven Price

 

Critique : Room 514, un huis clos acide de Sharon Bar-Ziv

Sharon Bar-Ziv est un scénariste habitué à l’écriture pour la télévision, il signe ici son premier long métrage Room 514. Inspiré par des faits réels, ce film présente la dualité existant dans la société israélienne entre des valeurs fondamentales et les croyances de l’Israélien moyen.

Émigré russe Anna (Asie Naifeld) arrive à la fin de son service dans les Forces de défense israéliennes comme enquêtrice de la police militaire. Désireuse de s’imposer dans ce milieu majoritairement masculin avant d’aller dans une école de droit, elle refuse de clore la plainte déposé la famille palestinienne contre l’unité des loups, bien que son commandant Erez (Ohad Hall), et parfois amant, l’a met en garde en lui signifiant qu’elle ferait mieux de laisser tomber car c’est avant tout politique. Elle persiste dans sa démarche et convainc le réticent Sgt. Nimrod (GuyKapulnik) de faire rapport sur le comportement de son commandant de compagnie, Davidi (Udi Persi).

Commence alors un long huis clos dans la salle d’interrogation, la fameuse « Room 514 », entre cette femme impétueuse, idéaliste, immigrée récente russe et ce monde d’hommes de Sabras, ces Israéliens nés en Terre Promise. Une confrontation qui offre un autre visage du confit israélo-palestinien vu par les yeux de jeunes soldats jetés dans un conflit où les codes moraux se brisent et où la violence devient la seule arme de répression

Cet huis clos asphyxiant tourné en seulement quatre jours, dans une mise en scène minimaliste interroge sur l’état de l’armée israélienne, les rapports à la hiérarchie et ceux existant entre les hommes et femmes dans une société minée par un conflit où les responsables politiques sont incapables de négocier une paix durable.

Dans une atmosphère claustrophobe, cette héroïne complexe livre une véritable joute verbale, qui à certains égards rappelle « A Few Good Men » comme dans ce dialogue entre Nimrod et Anna «Un vrai combattant ne pas dénoncer quelqu’un», explique Nimrod. «Un vrai combattant connaît la différence entre le noir et blanc», répond Anna.

Rom 514 est tournée dans deux endroits, la Salle 514 et le bus qu’Anna prend pour rentrer chez elle mais cela ne fait que renforcer cette absence de perspective, la contrainte de l’héroïne qui voit sa condamnation s’écrouler devant le visage de l’autorité incarné par le major-général (Rafi Kalmar).

Room 451 fait le portait d’une génération perdue à travers le visage d’une femme, Anna interprétée par l’excellente Asie Naifeld, un rôle exigeant qui soulève les contradictions que traverse cette société tiraillée entre valeurs morales et politique cynique. Un film intense, complexe et passionnant emprunt d’un réalisme surprenant. Au-delà de quelques imperfections, ce film prouve que l’on peut faire un bon film avec peu d’argent, ce huis clos symbolise l’enferment de la société israélienne enlisée dans un conflit sans porte de sortie.

Synopsis : Anna, enquêtrice dans l’armée israélienne, est une jeune femme idéaliste. Quand elle confronte un officier supérieur à des accusations de violence gratuite à l’encontre d’un Palestinien, sa propre intégrité et sa détermination sont mises à l’épreuve. Malgré la complexité politique de l’affaire et les mises en garde de ses collègues, elle prend clairement position contre ce qui ressemble à un abus de pouvoir. Mais sa quête de justice de plus en plus acharnée aura de lourdes conséquences pour toutes les personnes impliquées.

Bande-Annonce du Film Room 514

Fiche Technique : Room 514

Titre original : Heder 514
Réalisateur : Sharon BAR-ZIV
Scénariste : Sharon BAR-ZIV
Genre : Drame
Pays : Israël
Durée : 01 h 30
Acteurs et Actrices : Asia Naifeld (Anna), Udi Persi (Davidi), Ohad Hall (Eraz), Hilly Israel (Michaeli), Rafi Kalmar (Général Major), Guy Kapulnik (Nimrod), Sharon Bar-Ziv (un homme dans le bus) et Oren Farage (un Officier)

Directeur de la photograpie : Edan Sasson
Montage : Shira Arad
Son : Michael Goorevich
Producteur(s) : Sharon BAR-ZIV, Michal RUBIN, Bibi Arbel REKHESS
Sociétés de production : Cinéma Alpha Productions
Distributeurs France : Sophie Dulac Distribution
International : Doc & Film International
Chef opérateur :  Edan SASSON
Année de production : 2012
Dates de sortie France : 09/10/2013

Northwest, un thriller social maîtrisé : Critique du film de Michael Noer

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Entre Pusher et Oslo, 31 Août, Northwest est un thriller social d’une intensité rare, âpre au filmage rugueux. Une plongée dans la délinquance danoise réaliste, sans artifices et sans chichis.

Northwest est une excellente surprise qui nous vient tout droit du Danemark, ce film réalisé par Michael Noer, prix du jury et de la critique au Festival de Beaune 2013, traite de l’engrenage de la délinquance juvénile selon un modèle ultra réaliste, caméra à l’épaule au plus près de l’action. Un petit mot sur ce réalisateur danois, son premier film était le célèbre drame carcéral R (2010), très remarqué car très réaliste qu’il co-réalise avec Tobias Lindholm (Hijacking).

Le cinéaste Noer signe là un autre opus dans la même veine, ce film noir oscillant entre drame et thriller a pour théâtre, Nordvest, un des quartiers les plus pauvres de Copenhague. Cette toile de fond sert à conter la descente aux enfers de Caspar (Gustav Dyekjær Giese), 18 ans, un petit cambrioleur habitué aux petits trafics lui permettant de subvenir aux besoins de son plus jeune frère et de sa petite soeur Freya (Annemieke Bredahl Peppink) pendant que sa mère se tue dans un travail qui ne rapporte pas beaucoup. Quand Caspar est approché par le gangster Björn (l’impressionnant Roland Møller), il voit là l’occasion d’échapper au contrôle de Jamal et de se faire plus de fric en y entraînant son petit frère Andy (Oscar Dyekjær Giese).

Ce fric procure un instant d’enivrement, Caspar paye un repas de fête à sa famille, avec cette sensation qu’enfin « the World is yours », l’impression d’ouvrir une porte vers un autre futur que celui de la précarité, du désenchantement auxquels sont destinés la majorité des adolescents vivant dans ce quartier à la réputation sulfureuse.

Cependant ce rêve d’un monde meilleur est contré par Jamal (Dulfi Al-Jabouri) qui n’est pas prêt à laisser partir Caspar qu’il considère comme un de ses hommes et une guerre de territoire va s’ensuivre.

Bien que le schéma de gangster de quartier soit un classique pour faire un film sur la déchéance dans la violence d’un adolescent délinquant, il est toute de même assez bien exploité, Northwest de Mickael Noer dresse le tableau d’une détresse sociale lié à l’abandon, aux manques d’argent (travailler ne rapporte presque rien). Northwest fait le portrait tragique d’un héros à la Nicholas Ray,la caméra capture l’essence de cette jeunesse brûlée avec une efficacité déchirante sans parti-pris ni sentimentalisme.

Un thriller âpre, dans la grande lignée d’un Pusher de Nicolas Winding Refn sans pour autant verser dans la violence esthétisante, glorifiant le sexe la drogue et le 9 mn. Northwest agresse par son ambiance ultra réaliste le spectateur, c’est une immersion en mode réel dans un univers effrayant mais aussi un voyage cinématographique à travers les émotions de Caspar, avec ses peurs, sa recherche d’appartenance, sa dureté…

Cette violence sèche sans concession, intense, rythmée par une bande-son électro apporte au film de Michael Noer, un charme vénéneux, porté par un casting sans fausse note, aussi convaincant les uns que les autres. Gustav Dyekjær Giese est remarquable dans ce rôle de très jeune homme pris dans le cycle de la criminalité.

Bande-Annonce du Film Northwest

Synopsis : Nordvest est l’un des quartiers multiethniques les plus pauvres de Copenhague. Casper, jeune homme de 18 ans, y vit avec sa mère, son petit frère et sa petite sœur. Il s’acharne à joindre les deux bouts en vendant des biens volés à l’un des chefs des gangs du quartier. Quand le crime organisé arrive à Nordvest, la hiérarchie au sein du quartier change et Casper y voit une chance de monter en grade. Bientôt, il est projeté dans un monde de drogues, de violence et de prostitution entraînant son frère dans son sillage. Alors que les choses s’aggravent, l’aire de jeu de leur enfance devient un champ de bataille.

Fiche Technique : Northwest de Mickael Noer

Réalisateur : Michael Noer
Scénario :Rasmus Heisterberg (« A Royal Affair »), Michael Noer
northwest-afficheActeurs principaux: Gustav Dyekjær Giese, Oscar Dyekjær Giese, Lene, Maria Christensen, Nicholas Westwood Kidd, Roland Møller, Dulfi Al-Jaburi
Producteurs :Tomas Radoor, René Ezra
Producteurs exécutifs :Henrik Zein, Lena Haugaard, Thomas Heinesen
Cinématographie: Magnus Nordenhof Jonck
Monteur: Adam Nielsen
Chef décorateur: Thomas Greve
Titre international :Northwest, titre original :Nordvest
Pays : Danemark, vente à l’ étranger :TrustNordisk
Genre : Drame, Thriller
Durée : 91mn
Date de sortie : DK 18/04/2013, FR 09/10/2013
Soutien : Danmarks Radio, TV-Drama, Nordisk Film Production A/S, Danish Film Institute
Distributeurs : Nordisk Film A/S, Bac Films