Musique de fin de générique du film The Hobbit : la Desolation de Smaug
C’est sur Facebook que le réalisateur Peter Jackson publie la superbe musique de fin de générique du film The Hobbit : la Désolation de Smaug I see Fire signé Ed Sheeran. Il évoque l’importance de la tradition, d’avoir une chanson sur le générique de fin illustrant l’ambiance du film et soulignant la résonnance émotionnelle de la fin de l’histoire. Une première pour Sheeran qui signe là, un titre pour un blockbuster dont la la BO est composée par Howard Shore.
The Quest For Erebor – Howard Shore, London Voices, Tiffin Boys’ Choir
Une musique à écouter, sensible, à savourer en cette année 2013 qui s’achève..
We have a tradition in our Tolkien films of having a song over the closing credits. It’s very important that the song feels right for the world of the movie – and also carries the emotional resonance of the end of that particular film. The Desolation of Smaug is no different. The ending of this film requires a voice and sensibility that will allow a viewer to process what they have just experienced. It’s always tricky to think of the right person to create and perform these songs. Someone who shares our passion for Tolkien, and somebody who is prepared to respect the film.
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Chanson de clôture I See Fire
Paroles de la chanson de fin générique The Hobbit 2
Oh, misty eye of the mountain below
Keep careful watch of my brothers’ souls
And should the sky be filled with fire and smoke
Keep watching over Durin’s son
If this is to end in fire
Then we should all burn together
Watch the flames climb high into the night
Calling out for the rope, sent by and we will
Watch the flames burn over and over
The mountain side
And if we should die tonight
Then we should all die together
Raise a glass of wine for the last time
Calling out for the rope
Prepare as we will
Watch the flames burn over and over
The mountain side
Desolation comes upon the sky
Now I see fire
Inside the mountain
I see fire
Burning the trees
And I see fire
All of we souls
And I see fire
Blood in the breeze
And I hope that you remember me
Oh, should my people fall in
Surely I’ll do the same
Come finding mountain holes
We got too close to the flame
Calling out for the rope
Hold fast and we will
Watch the flames burn and over
The mountain side
Desolation comes upon the sky
Now I see fire
Inside the mountains
I see fire
Burning the trees
And I see fire
All of we souls
And I see fire
Blood in the breeze
And I hope that you remember me
And if the night is burning
I will cover my eyes
For if the dark returns then
My brothers will die
And as the sky’s falling down
It crashed into this lonely town
And with that shadow upon the ground
I hear my people screaming out
Après le premier opus Un Voyage Inattendu, voici The hobbit : la désolation de Smaug, une nouvelle adaptation de la célèbre œuvre de J.R.R. Tolkien réalisé par Peter Jackson.
On se souvient tous du talent grandiose dont le réalisateur a fait preuve dans la trilogie Le seigneur des anneaux. Aux commandes de la saga préquelle au Seigneur des Anneaux, le réalisateur nous livre un second opus plus sombre que le premier, visuellement très réussi avec des décors grandioses, des paysages vertigineux qui nous immerge littéralement dans la Terre du milieu.
La Désolation de Smaug reprend donc là où « Un voyage inattendu » s’était arrêté à savoir sur le promontoire où les aigles ont déposés notre compagnie, qui part pour rejoindre la maison de Beorn. Notre Hobbit Bilbon Sacquet (Martin Freeman) et la compagnie de 13 nains guidés par Thorin Écu-de-Chêne (Richard Armitage) continu ainsi leurs aventures vers la montagne Solitaire en quêtes de l’Arkenstone.
Dragon d’or, Humour, Paysages sublimes et batailles épiques
Au cours de ce périple ils feront la rencontre des élfes Legolas (Orlando Bloom) et de Thauriel (Evangeline Lilly), un personnage qui ne fait pas partie de l’univers Tolkien. Comme les puristes l’auront compris Peter Jackson prend certaines libertés avec l’original, ceux qui ne plaira certainement pas aux fans avertis. Il bien l’avouer l’amourette entre Tauriel et Kili est assez ridicule et n’apporte pas grand-chose au film.
Pour autant Le Hobbit : la Désolation de Smaug bien que n’étant pas très fidèle au roman reste un film dynamique avec un bestiaire foisonnant, des décors ultra détaillés mâtinés de scènes mémorables comme la péripétie des tonneaux, le nid d’araignée et des méchants aux trognes répugnantes.
Malgré ses défauts on retiendra l’image sublime du dragon recouvert d’or, comme le dit Bilbo, « les légendes minimisent sa grandeur »: le monstre, interprété par Benedict Cumberbatch, est terrifiant et ultra charismatique. La scène du face à face Gandalf / Sauron est également grandiose !
Par contre la musique est assez pauvre exception faite de la chanson du générique de fin, elle est magnifique. En conclusion un film agréable mais il lui manque une âme, trop de décors plastiques/studios. Toutefois, Le Hobbit : la Désolation de Smaug reste un bon film grand public qui se laisse regarder avec plaisir, avec des touches d’humour sympas et de bonnes scènes d’actions. Le rythme est entrainant, le scenario assez bien ficelé, au final un blockbuster divertissant pour finir l’année en beauté.
En attendant avec impatience le dernier opus de la saga Le Hobbit : Histoire D’Un Aller Et Retour (anciennement deuxième volet) qui raconte comment Bilbo Baggins a mis la main sur la bague au centre du Seigneur des anneaux.
Synopsis : Après avoir dérobé au sinistre Gollum son anneau magique, le hobbit Bilbo Baggins et les treize nains, menés par le valeureux Thorin, poursuivent leur dangereux périple vers le Mont Solitaire. Leur objectif: dérober une pierre précieuse qui leur permettra de faire valoir leurs droits régaliens sur ce territoire, occupé depuis plusieurs années par le dragon Smaug. Ayant réussi à échapper à une armée d’orques, les intrépides voyageurs croisent l’homme-ours Beorn, traversent la forêt de Mirkwood, où ils résistent aux attaques de terribles araignées géantes, pour ensuite se faire capturer par les Elfes de la forêt. Or, parmi ces derniers, la guerrière Tauriel, chère au coeur de l’elfe Legolas, s’éprend du nain Kili, créant du coup de nouvelles alliances inattendues. Pendant ce temps, le mage Gandalf, instigateur de la quête de Thorin, arpente la Terre du Milieu à la recherche de l’origine d’une menace dont il pressent l’imminence.
Fiche technique – Le Hobbit : La Désolation de Smaug
Durée du film : 2h41
Titre original : The Hobbit – The Desolation of Smaug
Date de sortie : 11 décembre 2013
Réalisateur : Peter Jackson
Scénaristes : Peter Jackson, Philippa Boyens, Frances Walsh, Guillermo del Toro
D’après l’oeuvre de J.R.R. Tolkien
Interprètes : Benedict Cumberbatch, Martin Freeman, Richard Armitage,
Ian McKellen, Cate Blanchett
Photographie : Andrew Lesnie
Montage : Jabez Olssen
Musique : Howard Shore , Chansons : Ed Sheeran
Costumes : Ann Maskrey
Décors : Vincent Ra
Producteur : Metro Goldwyn Mayer (MGM), New Line Cinema
Distributeur : Warner Bros. France
Hunger Games – L’embrasement : Relooking et Rébellion dans un monde post-apocalyptique
Le second opus de la saga Hunger Games raconte l’histoire d’une rébellion, incarnée par la figure de Katniss Everdeen, 16 ans qui vit dans la nation post-apocalyptique de Panem, sur les ruines de l’Amérique du Nord.
Dans ce futur dystopique, dans lequel Le Capitole corrompue règne sur les 12 districts, drainant non seulement toutes les richesses des régions mais les obligeant aussi à envoyer chaque année, de jeunes gens pour participer à des jeux, en réalité des combats de gladiateurs sanguinaires. Hunger Games, est une série de 3 livres écrite par l’Américaine Suzanne Collins, publiés respectivement en 2008, 2009 et 2010.
Ce second volet de la saga Hunger Games :Catching Fire est mieux rythmé et plus sombre que le premier volet, le metteur en scène Francis Lawrence, succédant à Gary Ross, livre ici une version à la fois plus tragique et spectaculaire.
Ce deuxième chapitre débute juste après les événements du premier volet. Après avoir remporté les 74 éditions des jeux d’Hunger Games, Katniss (Jennifer Lawrence) est devenue le symbole sans le vouloir d’une rébellion qui gronde dans les 12 Districts. Pour calmer la population, le machiavélique Président Snow (Donald Sutherland) imagine une tournée des gagnants, l’opération de propagande ne suffisant pas, il décide d’altérer les règles du jeu de la mort en créant un 75èmes Hunger Games, les Jeux de l’Expiation, une édition spéciale, réunissant cette fois ci les vainqueurs des années précédentes.
Sans aucun doute, cette suite est nettement plus passionnante que son prédécesseur, on retrouve Katniss dans la figure d’une Artémis chasseresse, héroïne malgré elle, dans ce monde d’oppression prêt à exploser à la figure d’un Capitole, régit par un système orwellien asphyxiant les peuples. D’ailleurs on retrouve dans Hunger Games – L’embrassement, des sous-thèmes comme la critique de télé-réalité, la lutte des classe, les manipulations par les médias, les politiques même si ses sujets ne sont pas assez soulignés et traités un peu trop vite, il n’en reste pas moins que cet opus est plus une fable politique qu’un film d’action. Un volet bien plus profond, plus élégant aussi tout en prenant une ampleur inattendu pour un film au départ destiné aux adolescents, car il est avant tout question de révolte et du destin de Katniss.
Côté décors, il s’agit d’une véritable révolution artistique comparé au 1er opus, visuellement le film est sublime avec les décors démesurés du Capitole, des costumes magnifiques signés Trish Summerville notamment une robe faite entièrement de papillons monarques. Les vêtements jouent un rôle important dans les livres de Collins, ils traduisent à travers les couleurs gris-brun l’état de pauvreté des régions mais aussi l’esprit totalitaire d’un système oppressant. Ces détails comme l’élaboration des costumes avec leurs symboliques montrent comment on peut réinventer un état fasciste avec d’un côté la réalité d’un univers majoritairement pauvre, opprimé, manipulé avec ses couleurs ternes face à l’opulence d’un Capitole aux couleurs éclatantes et tissus magnifiques, dirigé par un charismatique Donald Sutherland dans le rôle du président Snow. Une parfaite parabole de notre monde actuel…
Cette attention particulière aux décors et effets spéciaux est aussi visible dans l’arène, qui devient enfin un personnage à part entière avec ses pièges grandeur nature (singes enragés, mutations génétiques, brouillard empoisonné, lame de fond).
Hunger games – L’embrassement est plus prenant avec des scènes de jeux intenses, plus drôle, plus adulte aussi et l’interprétation est toujours de qualité avec en tête Jennifer Lawrence toujours aussi captivante, un Kiefer Sutherland magique, en un mot un casting (Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Elizabeth Banks, Woody Harrelson …) au diapason.
Bien sur le film souffre de quelques défauts comme certaines longueurs au début et une fin qui ressemble à Matrix reloaded, dans l’ensemble, Hunger Games 2 possède une véritable tension, une tragédie, de l’intrigue, une bande-son parfaite sur un rythme de plus en plus haletant et une atmosphère férocement plus sombre. En attendant les deux prochains opus des aventures de Kadniss Everdeen, Hunger Games, l’embrassement reste un divertissement de bonne qualité.
Synopsis : Panem (ex Etats-Unis d’Amérique) dans le futur. Le pays divisé en 13 districts a connu une sécession du 13 ème district qui a finalement été réprimée. A tel point que le 13 ème district a été supprimé. Il n’en reste que 12. Mais la misère et la faim sont le quotidien des habitants du pays. De plus pour maintenir un climat de terreur, chaque année sont organisés des jeux télévisés nommés Hunger Games par Le Capitole centre politique. Ces jeux sont largement inspirés des jeux du cirque romains. 1 garçon et une fille sont prélevés dans chaque district et doivent s’affronter à mort. Seul doit en rester un qui obtiendra gloire et richesse et pourra ainsi faire en bénéficier son district…
Hunger Games – L’Embrasement : Bande-annonce
Hunger Games – L’Embrasement : Fiche Technique
Titre original : The Hunger Games – Catching Fire
Réalisation : Lawrence Francis
Scénario : Gary Ross, Suzanne Collins, Billy Ray d’après le roman de : Suzanne Collins
Interprétations : Jennifer Lawrence, Liam Hemsworth, Jack Quaid, Taylor St. Clair, Sandra Lafferty, Woody Harrelson, Josh Hutcherson, Paula Malcomson, Willow Shields, Donald Sutherland, Elizabeth Banks, Bruce Bundy, Nelson Ascencio, Lenny Kravitz, Stanley Tucci, Philip Seymour Hoffman, Sam Claflin, Lynn Cohen, Jena Malone, Amanda Plummer, Jeffrey Wright
Musique : James Newton Howard, T-Bone Burnett
Montage : Alan Edward Bell
Photographie : Jo Willems
Durée : 146 minutes
Genre : Science-fiction, Aventures, Teen movie
Date de sortie : 27 novembre 2013
Capitaine Phillips, nouvelle œuvre de Paul Greengrass, raconte un fait divers survenu en Avril 2009 où un cargo, le « Maersk Alabama », dirigé par le Capitaine Richard Phillips, dû faire face à un abordage par des pirates somaliens. Paul Greengrass, ancien documentariste et reporter de guerre est l’auteur des deux meilleurs opus de Jason Bourne : « La mort dans la peau », « La vengeance dans la peau », de l’excellent « Green Zone » et du magnifique Bloody Sunday. Cette fois ci le réalisateur traite d’un acte de piraterie comme l’a fait récemment Tobias Lindholm dans Hijacking, un film qui se concentrait plutôt sur les coulisses techniques et administratives de la demande de la rançon. Capitaine Phillips bien que traitant du même sujet privilégie l’aspect action à travers un style très nerveux et une musique oppressante qui fait d’ailleurs penser à la musique de Inception, surtout à la fin.
Ce film adapté d’une histoire vraie tient en haleine le spectateur durant 2h15, on vit la prise d’otage, on est dans le bateau, on accroche, l’immersion est totale grâce à un scénario de qualité et une mise en scène réaliste.
Greengrass produit ici un thriller maritime époustouflant, tendu comme une lame de fond, ou la tension monte crescendo sans jamais s’essouffler grâce à une construction intelligente et dynamique, on passe d’une course poursuite maritime à une phase survival pour enchaîner sur un terrible huit clos oppressant, anxiogène…
Paul Greengrass offre aussi dans ce long-métrage une réflexion captivante sur les effets pervers de la mondialisation en évoquant un autre conflit sous-jacent, celui qui se déroule entre les riches et les pauvres à travers l’appropriation du flux de richesse par un seul groupe minoritaire excluant une majorité. Cette « histoire criminelle née sur l’océan de l’économie mondiale » dixit le réalisateur montre que le travail de ses anciens pêcheurs somaliens a été volé par les occidentaux venus pêcher illégalement, volant ainsi le seul moyen de subsistance d’un pays dont la situation est désespérée.
Capitaine Philips retrace une histoire humaine bouleversante, celle du capitaine Philips tout en nous ramenant à l’origine de l’affaire, la cause économique provoquant les inégalités. Un film au suspens diablement efficace dont la tension dramatique permanente cloue le spectateur à son fauteuil. Un spectacle émouvant, haletant, à voir pour l’histoire, l’excellente réalisation dans le style documentaire même si on peut reprocher la caméra tremblotante censée apporter plus de réalisme. Au final un divertissement de haute facture avec de magnifique prise de vue maritime, une interprétation charismatique des 4 acteurs somaliens, notamment Barkhad Abdien en chef des Pirates à la vaste palette de jeu et Faysal Ahm impressionnant en bras droit ultra violent et colérique. Et Tom Hanks, bien sur, magistral, dans le rôle du Capitaine Philips, un acteur au talent indéniable capable de transmettre l’émotion, le traumatisme d’un homme qui dira au début du film « le monde d’aujourd’hui est dangereux mais tout se passera bien, c’est une certitude ».
Synopsis : Capitaine Phillips retrace l’histoire vraie de la prise d’otages du navire de marine marchande américain Maersk Alabama, menée en 2009 par des pirates somaliens. La relation qui s’instaure entre le capitaine Richard Phillips, commandant du bateau, et Muse, le chef des pirates somaliens qui le prend en otage, est au cœur du récit. Les deux hommes sont inévitablement amenés à s’affronter lorsque Muse et son équipe s’attaquent au navire désarmé de Phillips. À plus de 230 kilomètres des côtes somaliennes, les deux camps vont se retrouver à la merci de forces qui les dépassent…
Fiche Technique
Réalisation : Paul Greengrass
Montage : Christopher Rouse
Scénario : Billy Ray
Photographie : Barry Ackroyd
Musique : Henry Jackman
D’après le livre de : Richard Phillips, Stephan Talty, Capitaine Phillips est l’adaptation du livre « A Captain’s Duty : Somali Pirates, Navy SEALs, and Dangerous Days at Sea » écrit par le Capitaine Richard Phillips.
Casting : Catherine Keener : Andrea Phillips, Tom Hanks : Capitaine Richard Phillips, Chris Mulkey : John Cronan, Yul Vazquez : Capitaine Frank Castellano, Christopher Stadulis, David Warshofsky, Barkhad Abdi : Muse, Barkhad Abdirahman : Bilal, Mahat M. Ali, Faysal Ahmed : Najee
Date de sortie : 20 Novembre 2013
Pays : États-Unis
Distributeur : Columbia
Genre : Thriller
Durée : 134 min.
Cartel : Polar noir surprenant et Thriller sans frissons
Synopsis : La descente aux enfers d’un avocat pénal, attiré par l’excitation, le danger et l’argent facile du trafic de drogues à la frontière américano-mexicaine. Il découvre qu’une décision trop vite prise peut le faire plonger dans une spirale infernale, aux conséquences fatales.
The Counselor (Cartel en France) est le nouveau film de Ridley Scott, un réalisateur talentueux, un grand faiseur de films, touche à tout, créant des mondes dans lequel les spectateurs aiment ou pas se plonger. Ridley Scott a su livrer par le passé des chefs d’œuvres (Alien, Blade Runner) la Rome antique (Gladiator), les Croisades (Kingdom of Heaven et Robin des bois), les guerres contemporaines (La Chute du Faucon Noir, Mensonges d’état), la découverte de l’Amérique (1492 : Christophe Colomb). Après American Gangster, Cartel nous plonge dans le monde de la drogue et ses gangsters.
Cartel a pour scénariste Cormac McCarthy, un écrivain américain renommé, auteur notamment des romans La Route ou No country for old men,(adapté au cinéma par les frères Coen). Il signe ici son premier script pour le cinéma, un thriller à la fois noir et décontenançant de par son rythme lent et le ton très verbeux.
Un film vraiment singulier, que l’on aime ou déteste, car Cartel est un de ses rares films où les parties dialoguées (environ 90% du film) servent à traiter de la condition humaine, notre appartenance au monde, notre implication et la corrélation entre soi et les mondes qu’ont construit avec ses conséquences. Un scénario certes trop bavard mais offrant quelques dialogues plutôt brillants, terriblement intelligents pour ce thriller implacable et sophistiqué.
Cartel décrit l’animalité humaine, sur fond de corruption, de meurtres et de trafics, la violence ne s’exprime pas vraiment pas l’action, elle est dans les personnages, les situations, dans l’ambiance à la mise scène froide, nihiliste, déroutante pour le spectateur qui ne s’attache à aucun des personnages.
Au final, le gros point noir, la grande déception dans The Counselor est l’absence de rythme, reste les dialogues somptueux par moments et le casting racé, digne d’une constellation. Un thriller dramatique, esthétique, qui bien même s’il manque de chair, ne manque pas de sang avec un final effrayant. Ce n’est pas le meilleur film de Ridley Scott (endeuillé par le décès de son frère auquel le film est dédié) mais c’est un polar à voir pour se faire sa propre opinion, en sachant que Cartel est avant tout une narration basée sur des répliques qui pourraient bientôt devenir cultes.
Fiche Technique : Cartel
Durée du film : 1 h 57
Titre original : The Counselor
Date de sortie : 13 novembre 2013
Réalisateur : Ridley Scott
Scénariste : Cormac McCarthy
Interprètes : Michael Fassbender (Counselor), Cameron Diaz (Malkina), Javier Bardem (Reiner), Penelope Cruz (Laura), Brad Pitt (Westray), Goran Visnjic (banquier), Natalie Dormer (femme à Londres), John Leguizamo (un mexicain), Bruno Ganz (diamantaire), Dean Morris (un acheteur), Edgar Ramirez (prêtre)
Directeur photo : Dariusz Wolski
Musique : Daniel Pemberton
Costumes : Janty Yates
Décors : Sonja Klaus, Arthur Max
Producteur : Chockstone Pictures, Nick Wechsler Productions et Scott
Free Productions Distributeur : 20th Century Fox
Synopsis : Fred Blake alias Giovanni Manzoni, repenti de la mafia new-yorkaise sous protection du FBI, s’installe avec sa famille dans un petit village de Normandie. Malgré d’incontestables efforts d’intégration, les bonnes vieilles habitudes vont vite reprendre le dessus quand il s’agira de régler les petits soucis du quotidien.
Le réalisateur du futur film de science-fiction « Lucy » Luc Besson adapte le roman éponyme publié en 2004 par l’écrivain Tonino Benacquista. Après Mafia Blues, le grand Robert De Niro réitère dans le rôle du « Padrino ». Il reprend la figure la du pentito (malfrat repenti ayant témoigné contre son camp et bénéficiant du programme de protection des témoins, qui pour fuir un parrain de New York, qui veut sa peau s’installe dans un petite village de Normandie. Le film suit les Manzoni (rebaptisés Blake), famille italo-américaine qui essaie de s’intégrer tant bien que mal, mais il est parfois difficile de chasser le naturel qui revient fréquemment au galop.
En effet la famille composée de Giovanni/Fred Blake (Robert De Niro), sa femme Maggie (Michelle Pfeiffer) et leurs deux enfants Belle (Dianna Agron) et Warren (John D’Leo) règlent les choses du quotidien à leur façon. Une famille déjantée, à la colère facile, la mère nous fait exploser le magasin, le jeune garçon corrompt toute l’école et la jeune fille n’en est pas en reste.
Certes les personnages sont très « clichés » mais tellement drôles, des méchants pas si méchants au final puisque l’on fini par s’attacher à cette famille pétaradante. Malavita est un bon divertissant satirique, avec des va et vient en noir et blanc sur l’Histoire des parrains de la mafia sicilienne aux États-Unis, qui rappellent une certaine trilogie dirigée par le réalisateur Francis Ford Coppola.
Malgré un scénario un peu léger, Malavita reste un bon pastiche bourré d’hommages à prendre au second degré, avec un formidable Robert de Niro à la tête d’une famille de frappadingues, les acteurs qui interprètent les mafieux new-yorkais ont la gueule de l’emploi, Michelle Pfeiffer est très convaincante en mère de famille au caractère bien trempé sans oublier Tommy Lee Jones en agent du FBI. Les deux acteurs incarnant les adolescents sont phénoménaux, mention à Dianna Agron qui montre ici qu’elle est bien plus qu’une pom-pom girl, révélée par la série Glee, elle est hilarante dans ce rôle d’adolescente défonçant la tronche d’adolescents boutonneux à coups de raquettes de tennis.
Une petite note concernant le reproche que l’on peut faire à Besson, en effet le film caricature les français, ce qui peut vexer mais si on regarde bien, c’est réciproque, les clichés caricaturaux sont des deux côtés, la vision des Américains sur les Français (débiles boutonneux et antiaméricain) et vice-versa (le beurre de cacahuètes, le coca, les américains dépositaires du gène du psychopathe, est tout aussi gratiné).
Au final, le film ne laisse pas un souvenir impérissable, on est loin des chefs d’œuvres comme Le Grand Bleu, Nikita ou Léon mais c’est assez amusant de voir cette famille de mafieux gérée les problèmes rencontrés dans la vie au quotidien. Un film en demi-teinte, distrayant, sans prise de tête, à l’humour décalé à prendre au 2ème voire au 3ème degré, Malavita un plaisir coupable qui se laisse regarder entre amis ou en famille.
Malavita : Bande-annonce
Malavita : Fiche Technique
Durée du film : 1h 51
Date de sortie : 23 octobre 2013
Titre original : The Family
Réalisateur : Luc Besson
Scénaristes : Luc Besson, Michael Caleo
D’après l’oeuvre de Tonino Benacquista
Acteurs : Robert De Niro, Michelle Pfeiffer, Tommy Lee Jones
Directeur photo : Thierry Arbogast
Décors : Hugues Tissandier
Costumes : Olivier Beriot
Musique : Evgueni Galperine
Producteur : EuropaCorp
Distributeur : EuropaCorp
Note : Pourquoi le titre Malavita ? D’abord c’est le titre du roman de Tonino Benacquista dont est tirée cette comédie noire mais c’est aussi le nom du chien, le témoin passif des actions de notre famille de mafieux.
Thor 2 : Combats intergalactique, Humour et Relation familiale tumultueuse
Après le départ de Kenneth Branagh, Marvel a confié les rênes à Alan Taylor pour réaliser ce second film de la phase 2 de l’univers cinématographique Marvel, huitième film de la saga et deuxième volet d’une trilogie consacré au Dieu nordique, « Thor : le Monde des ténèbres« .
Alan Taylor est un réalisateur qui a son actif plusieurs mises en scène de la série Games of Throne, signe là une bonne mouture de films consacrés aux super héros. Le parcours du réalisateur se ressent dans Thor 2 qui tend plus vers l’heroic fantasy, le space Opéra que le pur film de supers héros. Cette remarque vaut notamment pour les décors assez médiévaux du royaume d’Asgard qui ressemble plus à une sorte de royaume du Rohan du « Seigneur des Anneaux » avec une pointe de technologie à la Star Wars (les bruitages sont signés par l’équipe de Skywalker Sound).
Ce second opus se centre plus sur le personnage de Thor incarné toujours par un charismatique Chris Hemsworth, délesté de son arrogance enfantine après son passage chez les Avengers mais toujours armé de son fameux marteau Le mjöllnir (mjollnir en ancien narrois).
Appelé à se préparer pour gouverner les 9 royaumes, Thor rejoint Asgard, au moment où un phénomène exceptionnel se produisant tous les 5000 ans «Convergence » suite à l’alignement des royaumes annonçant le retour d’une antique race, vivant avant la lumière et la création de l’univers, les elfes noirs dirigé par Malekith interprété par Christopher Eccleston ( l’ancien Docteur Who de la fameuse série britannique).
Afin d’empêcher le belliqueux Malekith de réaliser son plan diabolique plonger l’univers dans les ténèbres, Thor 2 est obligé de s’allier à son meilleur ennemi, son fourbe frère, le dieu du mensonge merveilleusement incarné par Tom Hiddleston.
Thor 2 est un blockbuster de bonne facture, même si la bataille finale bien que dantesque n’arrive pas à la cheville d’Avengers, bien plus spectaculaire, toutefois le film reste un bon divertissement avec de l’action, de l’humour et une photographie magnifique.
En conclusion malgré des défauts au niveau du scénario qui comporte quelques incohérences, Thor : le Monde des ténèbres est efficace, des combats spectaculaires, des portails spatio-temporels et une pléthore de gags comme la scène où Loki se transforme en Captain America. Il faut dire le personnage du dieu Loki est particulièrement bien soigné, un personnage mêlant humour, cynisme et cette fois-ci la relation entre les frères ennemis est bien mieux exploité.
Malgré une intrigue confuse, tordu on craque pour ce second opus, réalisé par Alan Taylor (déjà engagé pour diriger Terminator 5) et puis les deux fins post-générique annoncent de belles choses the Gardians Of Galaxy et une suite pour Avengers 2. La phase 2 de Marvel, laisse augurer de bonnes surprises, notamment pour Captain America 2 (la bande-annonce annonce un film d’action de grande envergure).
Synopsis : Thor : Le Monde des ténèbres nous entraîne dans les nouvelles aventures de Thor, le puissant Avenger, qui lutte pour sauver la Terre et les neuf mondes d’un mystérieux ennemi qui convoite l’univers tout entier… Après les films Marvel Thor et Avengers, Thor se bat pour restaurer l’ordre dans le cosmos, mais une ancienne race, sous la conduite du terrible Malekith, un être assoiffé de vengeance, revient pour répandre les ténèbres. Confronté à un ennemi que même Odin et Asgard ne peuvent contrer, Thor doit s’engager dans son aventure la plus dangereuse et la plus personnelle, au cours de laquelle il va devoir s’allier au traître Loki pour sauver non seulement son peuple et ceux qui lui sont chers, mais aussi l’univers lui-même.
Fiche Technique
Réalisation : Alan Taylor.
Scénario : Robert Rodat (scénariste sur la série Falling Skies)
Casting : Chris Hemsworth (Thor), Natalie Portman (Jane Forster) Tom Hiddleston (Loki), Stellan Skarsgård, Idris Elba (Heimdall), Christopher Eccleston (Malekitch), Adewale Akinnuoye-Agbaje, Kat Dennings, Ray Stevenson, Zachary Levi, Tadanobu Asano, Jaimie Alexander (Sif), Clive Russel (Tyr, le dieu de la Guerre) Rene Russo et Anthony Hopkins (Odin).
Genre : Action, Fantastique.
Nationalité : Américain.
Titre original : Thor : The Dark World.
Distributeur : The Walt Disney Company France.
Durée : 1h52.
Date de sortie : 30 octobre 2013.
Breaking Bad : Une pièce de collection, un instant rare d’art
Une série qui s’est achevé voilà bien plus d’un mois, une série que l’on a du mal à oublier comme la série Oz, même des années après elle ne perd pas en puissance, elle est juste éternelle, un pur joyau, un instant d’art…
Une série parfaite, aboutie, avec de l’émotion, du twist, de l’action et du suspense, en un mot la série par excellence addictive.
Une série destroy, déjantée où contrairement à bien d’autres qui nous jouent la carte de l’anti-héros aura le final en adéquation avec le déroulement de la série.
Une série qui bénéficie non seulement d’une excellente réalisation mais aussi d’une très belle qualité photographique très western mettant en valeur les paysages du Nouveau-Mexique ainsi que d’une écriture magique. Oui une série magique, renversante, où les personnages sont tout simplement dignes des meilleurs personnages shakespeariens, Bryan Cranston, acteur de génie a su donner au personnage une dimension hypnotique, ultra-charismatique inoubliable…
Une série euphorique, pas un instant de baisse de tension, au cours de ses 5 saisons, à partir d’un simple postulat de départ un professeur de chimie Walter White et un dealer de quartier fabrique de la méthamphétamine, la série Breaking Bad s’est élevée pour être la série culte. Tout y est l’intrigue de plus en plus complexe, l’humour corrosif très noir, l’action sanglante, des répliques inoubliables tout au long des saisons comme :
_ Tu es un fou, un morceau dégénéré, et tu mérites de mourir. (Saison 2)
_ Que sa mort vous satisfasse. (Saison 3)
_ Tu es mon laissez-passer… salope. (Saison 3)
_ Je vais tuer ta femme, je vais tuer ton fils, je vais tuer ton bébé. (Gus Fring, Saison 4)
_ Juste parce que vous avez tué Jesse James, ne fait pas de vous Jesse James. (Saison 5)
_ Darth Vader avait des responsabilités. Il était responsable de l’Étoile de la Mort (Saison trois, épisode neuf )
_ Assis autour, fumer de la marijuana, manger Cheetos et se masturber ne constituent pas des plans. – Walter White
« J’ai baisé Ted » – Skyler White
Breaking Bad les 15 répliques les plus Badass
Breaking Bad est la série où l’on a apporté un soin extrême à la narration, à la qualité de l’écriture et aux personnages. Ils sont tous parfaitement décrit, interprété avec virtuosité, le professeur qui veut mettre à l’abri du besoin sa famille incarné par Bryan Cranston est intense, tragique jusqu’à la finale. Comme l’est l’avocat hâbleur, le tueur à gage, l’agent des stups trop collant, ils sont tous fort bien travaillés. Une œuvre exceptionnelle pour ce drame de Vince Gilligan, porté par Bryan Cranston et Aaron Paul, une œuvre qui s’est achevé magistralement sur AMC dimanche 29 septembre 2013 avec près de 10,3 millions de téléspectateurs, dont 6,7 millions dans la tranche d’âge 18-49 ans. Un record absolu pour la série. Il s’agit là du troisième final le plus suivi de l’histoire du câble, derrière « Les Soprano » (11,9 millions en 2007) et « Sex and the City » (10,6 millions en 2004).
Que dire de cette série, à part qu’elle est démente, parfaite maniant l’humour noir à la perfection, chaque épisode se boit comme un grand vin, à consommer sans modération…
Synopsis : Walter White, 50 ans, est professeur de chimie dans un lycée du Nouveau-Mexique. Pour subvenir aux besoins de Skyler, sa femme enceinte, et de Walt Junior, son fils handicapé, il est obligé de travailler doublement. Son quotidien déjà morose devient carrément noir lorsqu’il apprend qu’il est atteint d’un incurable cancer des poumons. Les médecins ne lui donnent pas plus de deux ans à vivre. Pour réunir rapidement beaucoup d’argent afin de mettre sa famille à l’abri, Walter ne voit plus qu’une solution : mettre ses connaissances en chimie à profit pour fabriquer et vendre du crystal meth, une drogue de synthèse qui rapporte beaucoup. Il propose à Jesse, un de ses anciens élèves devenu un petit dealer de seconde zone, de faire équipe avec lui. Le duo improvisé met en place un labo itinérant dans un vieux camping-car. Cette association inattendue va les entraîner dans une série de péripéties tant comiques que pathétiques.
Le cinéaste coréen Joon-ho Bong nous embarque avec la dystopie post apocalyptique ferroviaire Snowpiercer, Le Transperceneige, dans un univers féroce, oppressant, une œuvre hallucinée à mi-chemin entre Terry Gilliam et George Orwell.
Synopsis « Contrôler la Machine, c’est contrôler le Monde ! » 2031. Une nouvelle ère glaciaire. Les derniers survivants ont pris place à bord du Snowpiercer, un train gigantesque condamné à tourner autour de la Terre sans jamais s’arrêter. Dans ce microcosme futuriste de métal fendant la glace, s’est recréée une hiérarchie des classes contre laquelle une poignée d’hommes entraînés par l’un d’eux tente de lutter. Car l’être humain ne changera jamais…
Pour sa première production internationale, le réalisateur coréen Joon-ho Bong (The host, Memories of Murder) signe un film d’envergure international en adaptant un roman graphique français parue en 1982« Le transperceneige » écrit par Jacques Lob et illustrée par Jean-Marc Rochette.
2014 : Suite à la dispersion d’un agent chimique le CW7, censé enrayer le réchauffement climatique, s’instaure une ère glacière tuant la majorité de l’humanité.
2031: Dix-sept ans plus tard, les seuls survivants parcourent la planète à bord d’un long train hyper-sophistiqué, le Transperceneige. A l’intérieur de la bête se construit le schéma social actuel, les pauvres sont entassés à l’arrière survivant dans des conditions misérables, parmi eux, un homme rêve de remonter vers cette classe aisée afin d’instaurer un système plus juste.
Snowpiercer, Le Transperceneige : Folie Baroque et version mécanique de l’Arche de Noé
Curtis (Chris Evans) est déterminé à renverser Wilford (Ed Harris) le concepteur de la locomotive, et prendre ainsi le contrôle du train avec l’aide d’un certain nombre de révolutionnaires avec cette idée somme tout marxiste « Toutes les révolutions passées ont échoué parce qu’ils n’ont pas pris le moteur – maintenant, nous allons prendre le moteur » et mettre fin à ce destin maudit.
Dans le film MatrixMorpheus déclare à son élu Néo
« il y a une différence entre connaitre le chemin, et arpenter le chemin »
Curtis décide de prendre ce chemin même si en cours de route, il découvrira que toutes les routes vers la liberté sont maculées de sang et de larmes.
Menés par Curtis, les insurgés décident de commencer leur voyage périlleux à travers des compartiments découvrant des wagons fabuleux, représentant à chaque fois une classe sociale, un autre monde à l’écosystème parfois étonnant. Cette avancée ressemble à une sorte de jeu vidéo où le héros franchit des niveaux en prenant conscience que tout n’est pas aussi noir où blanc et qu’il lui faudra faire des choix.
Snowpiercer n’est pas qu’une dystopie post apocalyptique, ou encore une fable sociale, bien qu’il fasse aussi référence à une réalité mondiale, celle où 99 cent de la population vit pauvrement tandis qu’1 pour cent de la population vit dans un luxe obscène. Certes le film parle de ses thématiques que l’on retrouve dans Elysium, mais Bong Joon Ho va plus loin, il parle aussi du parcours de l’humanité et son besoin de renouveau.
Dans ce film, une très belle photographie accompagne la bande son de Marco Beltrami (Warm Bodies, Wolverine, World War Z), qui livre ici une magnifique partition, on à l’impression d’entendre la neige et la bête dans sa musique.
Snowpiercer, Le Transperceneige de Joon-ho Bong est une satire puissante, efficace et implacable, un film d’anticipation d’une rare noirceur qui nous fait réfléchir sur la condition humaine. Techniquement, le réalisateur Bong Joon-ho sait utiliser les décors pour faire passer ce sentiment d’oppression en utilisant l’éclat de cette neige qui tranche et renforce l’atmosphère de ce train en perpétuel mouvement dans cet espace confiné.
Un magnifique film de Science fiction qui fait écho à ses films d’anticipations des années 70, comme le Soleil Vert(Richard Fleischer-1973), où plus récemment Les fils de l’homme (Alfonso Cuaron-2006).
Un genre de science fiction désespérant, angoissant, d’une violence inouïe où la folie de l’homme entraîne inévitablement une fin tragique. Swnopiercer se distingue non seulement par son visuel éblouissant mais aussi par un casting particulièrement réussi, Chris Evans prouve qu’il n’est pas que Captain America, l’interprétation est solide et plus subtile. A ses côtés on retrouve Tilda Swinton (We Need to Talk About Kevin), méconnaissable dans ce rôle de personnage froid et décalé, Jamie Bell (Billy Elliot, Tintin), Octavia Spencer (Jusqu’en enfer), Ed Harris (Shérif Jackson), John Hurt (1984) et les acteurs sud coréens Kang-Ho Song, Ko Ah-seong, tous les deux ont étés dirigés par le réalisateur dans The Host.
Bande-Annonce du Préquel Snowpiercer-Le Transperceneige
Fiche technique : Snowpiercer, Le Transperceneige
Réalisateur : Bong Joon-ho
Casting : Chris Evans, Song Kang-ho, Ed Harris, John Hurt, Tilda Swinton, Jamie Bell, Octavia Spencer, Ewen Bremner, Ko Ah-sung, Alison Pill, Vlad Ivanov, Franco Elder, Luke Pasqualino, Clark Middleton, Stephen Park
Genre : Drame, Science fiction.
Nationalité : Sud-Coréen.
Titre original : Snowpiercer
Distributeur : Wild Side Films / Le Pacte.
Durée : 2h05min.
Date de sortie : 30 octobre 2013.
Public : Interdit aux moins de 12 ans
Scénaristes : Bong Joon -ho et Kelly Masterson, basé sur la bande dessinée Le Transperceneige de Jacques Lob, Benjamin Legrand et Jean-Marc Rochette
Producteurs : Jeong Tae-sung, Lee Tae-hun, Steven Nam, Park Chan-wook, Robert Bernacchi, Choi Doo-ho , David Minkowski, Matthew Stillman
Directeur de la photographie : Hong Kyung-pyo
Concepteur de production : Ondrej Nekvasil
Costumes : Catherine George
Musique : Marco Beltrami
Montage : Steve M. Choe
Directeur artistique : Stefan Kovacik
La Vie d’Adèle Chapitres 1 & 2, Kechiche ou la mise à nu artistique du corps et de l’âme
Abdellatif Kechiche aime traiter de la vie commune, briser les frontières de l’intime, de nos simples existences, en essayant d’en tirer la quintessence, la vraie substance. Il semble vouloir montrer la nature humaine telle qu’elle est, sans artifice. Dans cette recherche constante de la vérité, dans cette approche naturaliste de l’image, Kechiche aime prendre son temps. La lenteur est une vertu qui permet de mieux saisir les nuances du vrai et de faire surgir l’émotion. Du début à la fin, Adèle est, comme la Marianne de Marivaux, un « cœur à qui il manque quelque chose » et Kechiche va exprimer ce manque de manière magistrale dans une mise à nu artistique des corps et des âmes. Son ambition est en effet celle de l’artiste, des Monet Van Gogh ou Proust, qui savent décrypter des vérités simples.
La Vie d’Adèle Chapitres 1 & 2 d’Abdellatif Kechiche est une adaptation très libre du roman graphique Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh. Mais c’est surtout une belle fresque sur une simple histoire d’amour, mais un amour-passion, fougueux, dévorant, avec son lot de disputes, de déchirure sur fond d’incompréhensions culturelles et sociales. Adèle, interprétée par une immense actrice de 19 ans, Adèle Exarchopoulos, n’est pas seulement le modèle et la muse d’Emma (Lèa Seydoux), mais bel est bien la muse du réalisateur, qui la suit pas à pas, dans les salles de classe comme dans les repas familiaux qu’il affectionne tant, et dans sa vie amoureuse. Ici, le jeu d’actrice est poussé à son paroxysme : les plans très serrés sur le visage d’Adèle, ses lèvres pulpeuses, ses cheveux, les larmes qui noient son visage, la morve qui dégouline, la sueur qui perle sur sa nuque, font que le spectateur la mange des yeux, et suit en complète immersion ses premiers pas, ses hésitations, ses errements. Adèle Exarchopoulos illumine tout le film de sa beauté naturelle, des émotions qu’elle dégage. Elle irradie et magnifie chaque image. Kechiche signe une mise en scène d’une limpidité virtuose qui magnifie ce récit charnel et poétique.
La Vie d’Adèle est un grand film d’amour et d’apprentissage, filmé avec radicalité et un réalisme bouleversant. L’amour universel, l’éveil merveilleux, la passion qu’il procure, mais aussi ses bassesses, ses trahisons, et surtout le manque d’amour, la perte de l’amour, l’échec d’une fusion, dont on sait qu’on ne pourra jamais guérir. Avec Kechiche, les corps s’imbriquent avant de se séparer. Le nu est travaillé comme dans un tableau. Oui, La Vie d’Adèle est une œuvre d’art, un chef d’œuvre naturaliste. Trois heures de grâce et d’émotions, d’intelligence, d’humanité, du très grand cinéma. Une claque !
Abdellatif Kechiche est un réalisateur franco-tunisien qui s’est distingué en 2004 par L’esquive, véritable petit chef d’œuvre, où l’on trouve déjà l’idée de la prédestination de la rencontre amoureuse. En 2007, La graine et le mulet est une réflexion passionnante sur la transmission, l’art, la culture, la société et l’aliénation. En 2010, sa Venus Noire, est par moment très impressionnante… 2013 est l’année de sa consécration. Kechiche est désormais un cinéaste avec lequel il faut compter.
Synopsis : À 15 ans, Adèle est une lycéenne comme des millions d’autres, qui découvre la vie, avec ses joies, ses peines. En amour, elle se cherche encore et fait comme la plupart des filles de son âge : elle sort avec un garçon. Un jour, sa vie bascule lorsqu’elle rencontre Emma, une jeune femme aux cheveux bleus, étudiante aux Beaux-arts, qui lui fait découvrir le désir charnel, l’amour et lui permettra de s’affirmer en tant que femme et adulte…
La Vie d’Adèle Chapitres 1 & 2 : Bande annonce
La Vie d’Adèle Chapitres 1 & 2 : Fiche technique
Réalisation : Abdellatif Kechiche
Scénario : Abdellatif Kechiche, Ghalya Lacroix, d’après la bande-dessinée de Julie Maroh
Interprétation : Léa Seydoux (Emma),Adèle Exarchopoulos (Adèle), Salim Kechiouche (Samir), Jérémie Laheurte (Thomas), Aurélien Recoing (le Père d’Adèle), Catherine Salée (la mère d’Adèle)…
Photographie : Sofian El Fani
Montage : Albertine Lastera
Production : Scope Pictures, Vertigo Films, Wild Bunch
Festivals et Récompenses : Palme d’Or à Cannes 2013, César du Meilleur espoir féminin pour Adèle Exarchopoulos
Distributeur :
Durée : 177 minutes
Genre : Drame
Date de sortie : 9 octobre 2013
Interdit aux moins de 12 ans
Omar d’Hany Abu-Assad, un film noir à la couleur de sable et au goût de sang
Huit ans après le très bon Paradise Now, Hany Abu-Assad revient avec Omar, un thriller efficace, haletant, un véritable film coup de poing qui vous scotche à votre siège pendant 1h30. Omar, Prix du Jury de la sélection Un Certain Regard, suit une direction différente de Paradise Now en se focalisant sur la traîtrise et la paranoïa.
Dans le contexte du israélo-conflit palestinien, le réalisateur palestinien nous présente une tragédie romantique sans mièvrerie. Omar (Adam Bakri) vit d’un côté du mur en Cisjordanie, tandis que son amour Nadia, (Leem Lubany) la sœur de Tarek (Eyad Hourani) et son ami Amjad (Samer Bisharat) vivent de l’autre côté du mur, mur qu’il franchit régulièrement, au risque d’être abattu par une balle. Les trois amis décident d’affirmer leurs engagements à la cause Palestinienne en s’attaquant à un camp militaire israélien. L’opération tourne mal, un soldat israélien est tué durant l’attaque, et Omar est attrapé, emprisonné, torturé avec pour seule compagnie les cafards dans cette geôle…
Puis un agent des services israéliens, Rami (Waleed Zuaiter que l’on voit dans la série Homeland) lui propose un marché : soit il reste à jamais en prison et ne plus revoit plus jamais Nadia, ou il sert de balance et permet à Israël de mettre la main sur le chef du réseau. Omar accepte pensant pouvoir duper ses nouveaux « employeurs » alors que justement le réseau cherche le traître. Or la soudaine sortie de prison d’Omar en fait le suspect numéro un, le traître le plus probable aux yeux de tous.
Comme le souligne le réalisateur Hany Abu-Assad « Le thème principal du film est la confiance, son importance dans les relations humaines et sa versatilité. La confiance est la pierre angulaire de l’amour, de l’amitié et de la loyauté. »
Hany Abu-Assad a l’intelligence de montrer les conséquences de ce conflit sur le peuple palestinien sans jamais tomber dans le manichéisme ou un anti-israéliennisme primaire. Omar, c’est une photographie d’un conflit avec ses excès mais aussi un excellent thriller qui fait penser à Homeland ou encore aux polars Sorcesiens et de Friedkin.
Plus on avance dans le film, plus l’intrigue montre que rien n’est aussi clair qu’il semble à première vue, avec ses personnages dont l’engagement dans la résistance peut fluctuer selon des intérêts personnels. Omar est un personnagede tragédie shakespearienne, un personnage éminemment romanesque perdu au milieu de ce conflit. Un vrai thriller où cohabitent manipulations psychologiques, paranoïa, trahison, avec au milieu une histoire d’amour qui finira par détruire ce Roméo et Juliette des temps modernes.
Omar d’Hany Abu-Assad est un film poignant à la tension omniprésente avec une belle dramaturgie, magnifiquement interprétée. Adam Bakri et Waleed Zuaiter sont excellents. Un scénario bien ficelé pour un thriller haletant avec pas mal de péripéties et de retournements.
Omar vit en Cisjordanie. Habitué à déjouer les balles des soldats, il franchit quotidiennement le mur qui le sépare de Nadia, la fille de ses rêves et de ses deux amis d’enfance, Tarek et Amjad. Les trois garçons ont décidé de créer leur propre cellule de résistance et sont prêts à passer à l’action. Leur première opération tourne mal. Capturé par l’armée israélienne, Omar est conduit en prison. Relâché contre la promesse d’une trahison, Omar parviendra-t-il malgré tout à rester fidèle à ses amis, à la femme qu’il aime, à sa cause?
Fiche Technique
Réalisateur : Abu-Assad, Hany – Les événements home générale
Acteurs : Adam Bakri, Waleed F.Zuaiter, Leem Lubany, Samer Bisharat
Genre : Drame
Nationalité : Palestinien
Date de sortie : 16 octobre 2013
Durée : 1h36mn
Festival : Festival de Cannes 2013
Nous sommes au XIX siècle dans une Angleterre où existe l’Internet à vapeur, Jack the Ripper poste des fichiers cryptés de ses crimes sur WikiPunch, la version victorienne de WikiLeaks.
Oscar Lerwill est le meilleur pirate du 19ème siècle. Quand il découvre qu’un fichier a été posté par Jack l’Eventreur, Oscar doit trouver les indices pour décoder ce fichier afin de sauver sa bien-aimée Lila DeClide (une séduisante prostituée de Virtual Whitechapel ) et éviter par la même occasion les jeux périlleux d’Adam Rhett (le troll fou de WikiPunch).
Episode 1 I Am Involved in Mystery
Ben Whalen est Oscar Lerwill, Rebecca Lynch est Lila DeClide, Derek Houck est Adam Rhett, Andy Pandini est Mr. Humbbaugh, Kai Cofer est Constable Alben Scot et Anna Mountford est l’ordinateur Oscar.
The Weepers
Une race de créatures errent à travers le temps, connu sous le nom Weepers, ils sont commandés par le tempus Senatorum, voyage dans le temps, race mystérieuse, détective, serial killer, en tout cas une pléiade de personnages plutôt intéressant et une bonne histoire…
Il y a des web séries qui sont très bonnes, je vous laisse en découvrir deux, que l’on classer dans le genre science fiction où on trouve de l’humour et des clins d’œil vers notre présent, voir notre actualité cinématographique puisque le 4 décembre 2013 sort le film The Fifth Estate, Le Cinquième pouvoir en français avec Benedict Cumberbatch (Star Trek Into Darkness, «Sherlock») dans le rôle de Julian Assange.