Quand les salles d'enregistrement lui sont devenues inaccessibles, Jonny Greenwood a pris un violoncelle et réaccordé les cordes à la main, une prise après l'autre, pour atteindre chaque hauteur voulue. La contrainte n'a pas appauvri la texture orchestrale de The Power of the Dog. Elle a forcé une attention au geste que cent musiciens disponibles auraient rendue inutile. C'est là, dans cette chambre sans orchestre, que le son cesse d'être une intention et devient une matière.
Trois films, trois compositeurs, trois façons radicales de ne plus seulement faire écouter la musique, mais de la faire habiter le spectateur : calibrer sa distance au monde, repousser ses frontières physiques, et synchroniser son pouls sur celui du film. Cette semaine, la bande-son cesse d’être un accompagnement. Elle devient une mesure précise du corps.
Baroque vivant, psychose en musique et pop impitoyable. Les BO de Vivaldi et moi, Die My Love et Le Diable s'habille en Prada 2 transforment la musique en vraie force narrative.
Qu'ont en commun Bernard Herrmann, Giorgio Moroder, Ennio Morricone et Pino Donaggio ? Ils ont tous les quatre, ainsi que d'autres compositeurs de renoms, collaborés avec le grand Brian De Palma. L'occasion donc pour ce mois placé sous le signe de la musique de revenir sur les travaux de ces musiciens de génies et leur place dans la vaste filmographie de Brian De Palma.
Le cinéma et la musique sont deux arts bien distincts qui, parfois, se marient à la perfection comme si l’un et l’autre devenaient indissociables et provenaient de la même matière. La musique chez David Lynch, par exemple, c’est un peu comme une deuxième raison de vivre, une possibilité pour lui d’évacuer ses tourments par le prisme de la mélodie plutôt que par celle du cadre. Selon lui, « la musique est un bon moyen de conjuguer les idées ».
Pour notre mois de mars musical, revenons sur la musique chez Wes Anderson, ce cinéaste qui nous donne une folle envie d'écouter du David Bowie sur un walkman.
La musique traverse l’œuvre de John Ford, ancrant sa chevauchée américaine dans une histoire, une géographie, une religion, un patriotisme et surtout un sentiment d'humanité qui donne à sa filmographie cohérence et universalité. Décryptage de ce que la musique fordienne offre comme langage cinématographique inédit.
Badalementi incarne l'harmonie musicale entre un cinéaste et un musicien, la puissance de la musique, les thèmes inoubliables écrits pour les films Twin Peaks, Mulholland Drive, Sailor & Lula ou Blue Velvet de David Lynch reflète cette magie
Chris Cornell aura brillé dans les deux géants du rock Soundgarden et Audioslave, mais aura aussi illuminé nos écrans géants dans Casino Royale, Avengers et bien d'autres... Retour sur un grand parti trop tôt.
C'était l'objectif premier de la bande son de Hans Zimmer: faire en sorte que l’ossature sonore de Dunkerque ne soit que la représentation musicale de l'action, de la peur sachant que la mort est la seule émotion qui parcourt les personnages
Un oiseau hyperactif, un écureuil rongé par l’anxiété et un chat affamé : James Burks lance une série jeunesse qui assume pleinement ses codes. Sans chercher à révolutionner l’aventure humoristique animalière, ce premier tome mise sur l’énergie, la dynamique du duo dépareillé et l’efficacité du gag cartoon.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
Le scénariste Jean-Yves Le Naour et le dessinateur Emilio Van der Zuiden s’emparent de Margaret Thatcher, fille d’épicier devenue Première ministre de Grande-Bretagne. Il en ressort une figure intraitable, caractérisée avec ce qu'il faut d'humour noir et de critique sociale.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.