En confiant les deux volets de La Bataille de Gaulle à Volker Bertelmann puis à Théo Cascio, Antonin Baudry fait de son diptyque un objet musical rare, dont la rupture sonore éclaire aussi la réception critique.
Rone seul sur un catamaran au large de La Réunion, à attendre plusieurs jours avant de jouer ses premières notes pour une baleine à bosse. Koki Nakano qui compose ses 27 minutes de musique pour les deux heures de film de Naomi Kawase sur le don d'organe pédiatrique au Japon. Kane Parsons, vingt ans, qui co-compose la bande originale du plus gros succès de l'histoire d'A24, pour des espaces 3D vides hérités d'un mythe internet. Trois films sortis cette semaine, trois compositeurs face à un même geste : continuer à composer quand la garantie du destinataire est partie.
Avec Disclosure Day, The Christophers et Le Vertige, John Williams, David Holmes et Franck Lascombes signent trois partitions où la musique ne dit plus seulement le film : elle déplace la question de l’auteur, de la signature et de l’identité sonore.
Chris Cornell aura brillé dans les deux géants du rock Soundgarden et Audioslave, mais aura aussi illuminé nos écrans géants dans Casino Royale, Avengers et bien d'autres... Retour sur un grand parti trop tôt.
C'était l'objectif premier de la bande son de Hans Zimmer: faire en sorte que l’ossature sonore de Dunkerque ne soit que la représentation musicale de l'action, de la peur sachant que la mort est la seule émotion qui parcourt les personnages
La musique est la clé de voûte de Song to Song, qui sans le montrer avec véhémence, ne fait que parler de musique et ne fait que décrire l’osmose entre les compositions et le cœur même de l’Homme.
Avec sa musique, Brian McOmber réussit dans It comes at night à faire ressentir cette éclosion du mal en chacun des personnages, un démon invisible dont la respiration se fait moribonde.
La Palme d'Or de l'édition 2017 du festival de Cannes sera décernée dimanche. Retour en quelques films sur les plus belles musiques des génériques des Palmes d'Or.
Atticus Ross et Trent Reznor sont comme Fincher : des artistes qui ont su redéfinir le monde moderne tant dans ses scènes de liesse collective que dans son introspection intime.
Avec "Sur les traces de Billy the Kid", Philippe Aymond ajoute au catalogue des éditions Glénat une enquête dessinée de 264 pages. Un auteur de strips des années 1930 y confronte la biographie de Pat Garrett au terrain et aux témoins. Le mythe en sort sérieusement écorné.
Dans ce nouveau tome de "Ruridragon", Aoki sent toujours plus sa nature changer et veut comprendre ce qu’elle tient de son père. Mais le mystère demeure : pas de rencontre avec le papa dragon, seulement des révélations transmises par sa mère. Mais aussi une conversation de classe où chacun mesure ce que cette métamorphose pourrait signifier pour leur amitié.
« - Tu connais pas le Morrison ?
- Non.
- Mec, c’est le meilleur endroit du monde.
- Vous y allez souvent ?
- Cette année c’est chaud.
- Mais avant, oui.
- L’année dernière, t’as tout le monde qui fumait des bangs.
- Même en plein jour.
- C’était le bon temps, mon gars, t’es pas arrivé au bon moment… »
Le troisième tome des "Âges d’or" de Picsou réunit des histoires séparées par plusieurs décennies. Il est à découvrir aux éditions Glénat depuis le 14 octobre 2026.
Vingt ans après avoir quitté Dijon, Lucien revient dans la maison de son enfance. Au grenier, huit cartons étiquetés d’un simple "Dijon" ravivent les souvenirs de jeux au square, les amitiés et les inquiétudes des années 2000. Pour sa première BD, Corentin Pernet compose un récit personnel et sensible sur ce que le temps laisse derrière lui.