Musique

Musique de film : comment reproduire le son d’une BO chez soi ?

Quand les salles d'enregistrement lui sont devenues inaccessibles, Jonny Greenwood a pris un violoncelle et réaccordé les cordes à la main, une prise après l'autre, pour atteindre chaque hauteur voulue. La contrainte n'a pas appauvri la texture orchestrale de The Power of the Dog. Elle a forcé une attention au geste que cent musiciens disponibles auraient rendue inutile. C'est là, dans cette chambre sans orchestre, que le son cesse d'être une intention et devient une matière.

Billie Eilish en 3D, Mortal Kombat II et le Métronome Cardiaque : La Musique qui Habite le Corps

Trois films, trois compositeurs, trois façons radicales de ne plus seulement faire écouter la musique, mais de la faire habiter le spectateur : calibrer sa distance au monde, repousser ses frontières physiques, et synchroniser son pouls sur celui du film. Cette semaine, la bande-son cesse d’être un accompagnement. Elle devient une mesure précise du corps.

Baroque, art-rock et pop massive : les BO de Vivaldi et moi, Die My Love et Le Diable s’habille en Prada 2

Baroque vivant, psychose en musique et pop impitoyable. Les BO de Vivaldi et moi, Die My Love et Le Diable s'habille en Prada 2 transforment la musique en vraie force narrative.

Pourquoi chante-t-on dans les comédies musicales ?

Derrière cette question qui peut prêter à sourire, se trouve un questionnement plus général sur les comédies musicales. Issues des années 30, d'abord pour illustrer la quête de la célébrité et de la gloire, les comédies musicales sont ensuite allées explorer un terrain social et contestataire. Pourquoi les héros se confondent en pas de danse ? Quelle part joue la politique dans les solo de claquettes ? Le Mag du Ciné analyse en notes et en couleurs ce genre cinématographique si particulier pour en comprendre l'essence profonde.

Basil Poledouris : l’épique ou rien

Même s'il n'est pas aussi reconnu que John Williams ou Howard Shore, Basil Poledouris a su imposer une patte des plus reconnaissables. Les seuls noms de Conan le Barbare ou de Starship Troopers suffisent à faire frissonner les amateurs de partition épique. C'est ça la recette Poledouris, des compositions aux envolées lyriques féroces et à l'aura guerrière très marquée. Au détour de ses collaborations avec John Milius et Paul Verhoeven, retour sur un compositeur de talent qui nous aura quitté bien trop tôt.

Musique de films : La nouvelle vague de compositeurs

Si un style semble émerger avec cette nouvelle génération de compositeurs, c’est bien la musique électronique. Né en 1986, Rich Vreeland exploite le « chiptune » (ou musique 8-bit), des sons très synthétiques qui rappellent les anciens jeux-vidéo. Très attaché à ce style, il parvient pourtant à proposer sur It Follows (2014), son premier film, dirigé par David Robert Mitchell, une ambiance très anxiogène et effrayante pour une des bandes sons les plus angoissantes de ce début de siècle.

Joe Hisaishi : les multiples visages du Japon

Joe Hisaishi, de son vrai nom Mamoru Fujisawa, est un compositeur et chef d’orchestre japonais. Sa carrière riche, pléthorique montre que le cinéma n’a jamais été loin de son univers si particulier et hétéroclite. Au contraire même : il prouvera que son art et l’émotion florissante qui se dégage de ses partitions correspondent à merveille avec le médium qu’est le cinéma. Celui de Takeshi Kitano et d'Hayao Miyazaki.

Ennio Morricone : il était une fois la musique au cinéma…

A l'âge de 90 ans, Ennio Morricone reste un compositeur aussi productif qu'inventif, au style inimitable. A l'occasion de notre mois dédié au cinéma et à la musique, retour sur l'oeuvre de ce maestro italien qui a marqué l'histoire du cinéma.

Richard Wagner au cinéma : violence et passion

Il a accompagné des hélicoptères bombardant un village vietnamien, la mort du roi Arthur, l'arrivée des Européens au Nouveau Monde ou un dictateur jouant avec le globe terrestre. Bien que décédé avant l'invention du cinéma, Richard Wagner pourrait pourtant être placé parmi les grands compositeurs de musiques de films.

La musique d’Alex Beaupain dans le cinéma de Christophe Honoré : la débâcle des sentiments

Peut-on réellement parler de musique lorsque l'on évoque le duo Beaupain-Honoré ? Les chansons y sont comme autant de dialogues et précipitent l'action des personnages souvent empêtrés dans leurs sentiments. Ici, la musique ou plutôt la chanson est synonyme de "parler vrai" et donc de vérité. Il s'agit pour les personnages de faire le point sur leurs relations sans oser se faire du mal par des dialogues simplement parlés. Dès "17 fois Cécile Cassard" et son "Lola" chanté en slip rose par Romain Duris, Honoré a affirmé sa filiation avec un autre cinéaste du dialogue chanté, Jacques Demy. Alors, Beaupain serait-il en quelque sorte le Michel Legrand d'Honoré ? Pas tout à fait. Retour sur quelques partitions chantées particulièrement fortes dans le cinéma d'Honoré.

La musique chez Xavier Dolan, l’un de ses plus beaux personnages

Monteur, réalisateur, costumier, Xavier Dolan n'est pas encore compositeur mais choisit chacun de ses morceaux avec une précision qui lui est propre et rend son cinéma aussi beau que puissant. Directeur d'acteur brillant, il laisse parfois davantage la place à sa musique qu'à ses acteurs, retour sur les pépites de son cinéma en musique où l'exploitation est parfois plus grandiose et réfléchie que la composition.

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« L’Équipée du Bosquet » : une bromance animalière entre cartoon et road trip burlesque

Un oiseau hyperactif, un écureuil rongé par l’anxiété et un chat affamé : James Burks lance une série jeunesse qui assume pleinement ses codes. Sans chercher à révolutionner l’aventure humoristique animalière, ce premier tome mise sur l’énergie, la dynamique du duo dépareillé et l’efficacité du gag cartoon.

« Les Trois Maisons de Michel Foucault » : les demeures de la pensée

Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.

« La Sorcière qui a changé le monde » : Margaret Thatcher sous une lumière de morgue

Le scénariste Jean-Yves Le Naour et le dessinateur Emilio Van der Zuiden s’emparent de Margaret Thatcher, fille d’épicier devenue Première ministre de Grande-Bretagne. Il en ressort une figure intraitable, caractérisée avec ce qu'il faut d'humour noir et de critique sociale.

Umami : savoureux

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Léa Lahannier dans les entrailles du cinéma d’horreur français

Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.