Avec Disclosure Day, The Christophers et Le Vertige, John Williams, David Holmes et Franck Lascombes signent trois partitions où la musique ne dit plus seulement le film : elle déplace la question de l’auteur, de la signature et de l’identité sonore.
Quand les salles d'enregistrement lui sont devenues inaccessibles, Jonny Greenwood a pris un violoncelle et réaccordé les cordes à la main, une prise après l'autre, pour atteindre chaque hauteur voulue. La contrainte n'a pas appauvri la texture orchestrale de The Power of the Dog. Elle a forcé une attention au geste que cent musiciens disponibles auraient rendue inutile. C'est là, dans cette chambre sans orchestre, que le son cesse d'être une intention et devient une matière.
Trois films, trois compositeurs, trois façons radicales de ne plus seulement faire écouter la musique, mais de la faire habiter le spectateur : calibrer sa distance au monde, repousser ses frontières physiques, et synchroniser son pouls sur celui du film. Cette semaine, la bande-son cesse d’être un accompagnement. Elle devient une mesure précise du corps.
Et si on choisissait nos comédies musicales comme on choisit d'écouter nos chansons ? La plus bouleversante, la plus entêtante.. Plongez dans notre playlist des meilleures comédies musicales.
Derrière cette question qui peut prêter à sourire, se trouve un questionnement plus général sur les comédies musicales. Issues des années 30, d'abord pour illustrer la quête de la célébrité et de la gloire, les comédies musicales sont ensuite allées explorer un terrain social et contestataire. Pourquoi les héros se confondent en pas de danse ? Quelle part joue la politique dans les solo de claquettes ? Le Mag du Ciné analyse en notes et en couleurs ce genre cinématographique si particulier pour en comprendre l'essence profonde.
Même s'il n'est pas aussi reconnu que John Williams ou Howard Shore, Basil Poledouris a su imposer une patte des plus reconnaissables. Les seuls noms de Conan le Barbare ou de Starship Troopers suffisent à faire frissonner les amateurs de partition épique. C'est ça la recette Poledouris, des compositions aux envolées lyriques féroces et à l'aura guerrière très marquée. Au détour de ses collaborations avec John Milius et Paul Verhoeven, retour sur un compositeur de talent qui nous aura quitté bien trop tôt.
Si un style semble émerger avec cette nouvelle génération de compositeurs, c’est bien la musique électronique. Né en 1986, Rich Vreeland exploite le « chiptune » (ou musique 8-bit), des sons très synthétiques qui rappellent les anciens jeux-vidéo. Très attaché à ce style, il parvient pourtant à proposer sur It Follows (2014), son premier film, dirigé par David Robert Mitchell, une ambiance très anxiogène et effrayante pour une des bandes sons les plus angoissantes de ce début de siècle.
Joe Hisaishi, de son vrai nom Mamoru Fujisawa, est un compositeur et chef d’orchestre japonais. Sa carrière riche, pléthorique montre que le cinéma n’a jamais été loin de son univers si particulier et hétéroclite. Au contraire même : il prouvera que son art et l’émotion florissante qui se dégage de ses partitions correspondent à merveille avec le médium qu’est le cinéma. Celui de Takeshi Kitano et d'Hayao Miyazaki.
A l'âge de 90 ans, Ennio Morricone reste un compositeur aussi productif qu'inventif, au style inimitable. A l'occasion de notre mois dédié au cinéma et à la musique, retour sur l'oeuvre de ce maestro italien qui a marqué l'histoire du cinéma.
Il a accompagné des hélicoptères bombardant un village vietnamien, la mort du roi Arthur, l'arrivée des Européens au Nouveau Monde ou un dictateur jouant avec le globe terrestre. Bien que décédé avant l'invention du cinéma, Richard Wagner pourrait pourtant être placé parmi les grands compositeurs de musiques de films.
Peut-on réellement parler de musique lorsque l'on évoque le duo Beaupain-Honoré ? Les chansons y sont comme autant de dialogues et précipitent l'action des personnages souvent empêtrés dans leurs sentiments. Ici, la musique ou plutôt la chanson est synonyme de "parler vrai" et donc de vérité. Il s'agit pour les personnages de faire le point sur leurs relations sans oser se faire du mal par des dialogues simplement parlés. Dès "17 fois Cécile Cassard" et son "Lola" chanté en slip rose par Romain Duris, Honoré a affirmé sa filiation avec un autre cinéaste du dialogue chanté, Jacques Demy. Alors, Beaupain serait-il en quelque sorte le Michel Legrand d'Honoré ? Pas tout à fait. Retour sur quelques partitions chantées particulièrement fortes dans le cinéma d'Honoré.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »
Pionnier du cinéma français, héros de la Grande Guerre, bâtisseur visionnaire de l’empire Pathé-Natan, Bernard Natan fut aussi l’une des victimes les plus emblématiques de l’antisémitisme français. Avec "La Tragédie Bernard Natan", Pascal Bresson et Samuel Figuière donnent à voir un homme qui a contribué à moderniser le septième art avant d’être broyé par la haine, l’exclusion et la déportation.
Dans leur nouvelle bande dessinée, Elizabeth Barféty et Armelle entrent dans la vie d'une coopérative bio. Et elles y trouvent bien plus qu'un commerce.
Dans l’océan des adaptations du chef-d’œuvre d’Alexandre Dumas, certaines œuvres prennent le large. Avec cette édition prestige réunissant deux volumes précédemment publiés, Patrick Mallet et Bruno Loth signent une traversée particulièrement convaincante du monument littéraire, portée par une narration limpide et un écrin éditorial à la hauteur de sa légende.
Bien avant le film d’animation et les records de la Switch, Mario menait déjà ses aventures sur papier. Avec "Super Mario Manga Adventures : Best Selection", Soleil Manga nous propose une anthologie aussi accessible que réjouissante, où l’humour débridé de Yukio Sawada croise plus de trente ans d’histoire Nintendo.