Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.
Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.
Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
La bande annonce, sortie récemment, nous avait déjà alléchés. Et voilà que l'on apprend que The Dead don't die, le tant attendu film de zombies de Jim Jarmusch, avec un casting mémorable, sera en compétition au festival de cannes, dont il fera l'Ouverture.
Comme à son habitude, l'éclectique et inimitable Edouard Baer a pris les devants. Plutôt que de patienter jusqu'à la grand-messe du 18 avril où Thierry Frémaux et consorts annonceront le gros des festivités cannoises, l'acteur à la voix la plus belle de France (cela n'engage que l'auteur) a révélé qu'il officierait à nouveau au poste de Maître de Cérémonie du Festival. Vivement !
L'information vient de tomber. Ciro Guerra, qui s'est fait connaître du grand public pour L'Étreinte du serpent, sera le président de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2019. Mais connaissez-vous vraiment ce cinéaste ?
Après avoir remporté le Prix du Jury l’an dernier pour Capharnaüm, la cinéaste libanaise Nadine Labaki est la Présidente du Jury de la sélection Un certain regard de Cannes 2019. Une tâche que l'on espère la voir remplir avec une belle sensibilité.
Le réalisateur mexicain Alejandro Gonzalez Iñarritu sera donc le prochain président du jury du Festival de Cannes. Un festival qu'il connaît bien puisqu'il y a été récompensé plusieurs fois : Grand Prix de la Semaine de la Critique en 2000 pour Amours Chiennes et Prix de la mise en scène 2006 pour Babel (film dans lequel jouait Cate Blanchett, qui présidait le jury cannois l'année dernière).
The Matrix a soufflé ses vingt bougies lors de la dernière soirée du PIDS, Paris Images Digital Summit. Au programme : une masterclass avec Dominique Vidal, superviseur des effets visuels chez BUF (Fight Club, The Dark Knight, American Gods, Matrix Reloaded & Révolutions, et un apport sur le premier), suivie par la projection de deux épisodes d'Animatrix et du toujours grandiose The Matrix dans sa récente remasterisation 4K.
Connaît-on vraiment Phil Tippett ? Alexandre Poncet et Gilles Penso, le duo derrière Le Complexe de Frankenstein, nous invitent à (re)découvrir le génie créatif qu'est Phil Tippett, l'homme derrière les effets spéciaux en stop motion de Star Wars et Robocop ainsi que l'animation de Jurassic Park et Starship Troopers. À l'occasion de son avant-première au PIDS (Paris Images Digital Summit), retour sur le nouveau documentaire du duo Poncet/Penso qui vous fera entrer dans le monde de golems du "mad god" Phil Tippett.
Après nous être penchés sur la compétition, nous nous sommes intéressés à ce que pouvait nous offrir hors-compétition le festival de Gérardmer. Grand bien nous a pris, car nous avons pu découvrir plusieurs raretés des années 70 dont deux provenant de l'ozploitation, ainsi qu'un documentaire consacré au grand Phil Tippett, et pour finir, la pépite du festival, Freaks.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.