"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.
Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.
Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.
Le Festival Lumière vient d’ouvrir ses portes en grande pompe et commence déjà à faire venir le public dans les salles obscures lyonnaises : à commencer par une nuit Romero, dédiée à la trilogie Zombies de George A. Romero. Une soirée sous le signe du frisson, du gore et du message politique toujours aussi actuel.
Du 13 au 22 septembre a eu lieu la 12ème édition du FEFFS qui nous a encore une fois proposé une sélection hétéroclite avec au programme une robe tueuse dans In Fabric de Peter Strickland, une chambre exauçant les souhaits avec The Room de Christian Volckman, une satire loufoque des suburbs appelée Greener Grass, ainsi qu'un retour râté de la part de Lucky Mckee avec Kindred Spirits.
Le Festival de Deauville 2019 a mis à l’honneur toute la richesse du cinéma indépendant américain. Une vision ancrée dans l’Amérique profonde, abordant des thèmes frappants comme la drogue, le racisme, la maladie et les marginaux. Un art innovant qui n'hésite pas à prendre des risques, loin des traditionnels blockbusters hollywoodiens. Une vision féministe enfin, avec un grand choix de films réalisés par des femmes et reposant sur des héroïnes féminines.
Entre le palmarès étonnant, la nouvelle réalisation de Bertrand Mandico mais surtout le formidable True History of the Kelly Gang de Justin Kurzel, l’Étrange Festival s'est offert une très grande clôture.
Avant le palmarès et la clôture de l’Étrange Festival, il est temps de porter un regard sur quelques étonnants films qui même s'ils ne sont pas tous des réussites, bénéficient de singuliers points de vue.
Pour cette nouvelle brochette de films, l’Étrange Festival apporte divers regards sur le drame humain dans tous ses aspects et affirme ses thématiques autour d'une masculinité toxique.
On continue les découvertes à l’Étrange Festival avec le survival minimaliste The Boat, le superbe home invasion Furie et le paresseux The Wretched, un film d'horreur folklorique américain.
Pour le deuxième jour, l’Étrange Festival joue la carte de la fresque historique avec Shadow suivi du drame Monos et le film d'horreur Vivarium avec Imogen Poots et Jesse Eisenberg.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.