Festivals

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Festival de Gérardmer : La Tour – une histoire d’horreur sociale..

Un voile noir s’abat mystérieusement sur cette tour vétuste piégeant tous ses habitants à l’intérieur sous peine d’absorber, de déchiqueter leurs chairs s’ils s’aventurent dans le néant le film, La Tour se concentre sur la relations entre les habitants de la tour, gens ordinaires soumis à une pression extraordinaire.

Festival de Gérardmer 2023 : Lynch/Oz, Domingo et la brume, La Pietà et Zeria

Nous poursuivons notre présentation des films du festival de Gérardmer avec le documentaire Lynch/Oz, qui présente le rapport de Lynch au Magicien d'Oz selon différentes facettes, Domingo et la brume, ou un homme face à son existence, La Pietà, folie espagnole au croisement de Lynch et Cronenberg, et Zeria, petite pépite belge sur la beauté de la vie.

Festival de Gérardmer 2023 : Blood, Watcher et Piaffe

Les femmes sont à l'honneur en ce début de Festival de Gérardmer 2023, avec trois héroïnes et deux réalisatrices, pour des résultats malheureusement moyennement satisfaisants : le film d'ouverture, Blood, nous plonge dans l'horreur de voir son enfant malade, le voyeurisme nous guette avec Watcher, et l'expérimental fait son nid à Gérardmer avec Piaffe.

La Guerre de Miguel : Soi-même comme un autre

Vous avez sans déjà entendu parler du biopic. Vous savez, c’est ce genre cinématographique qui consiste à raconter la vie d’une personne ayant réellement existé. Aujourd’hui, on parle davantage de sa petite-sœur l’autofiction. Quelle est-elle ? Elle renvoie à un genre littéraire qui consiste à injecter à l’autobiographie – le fait de raconter sa vie à la première personne – des éléments ouvertement romancés. Au premier abord, le documentaire La Guerre de Miguel semble être un combo des trois genres sus-cités.

Joyland : Un œuvre qui met en joie

Joyland s’affirme comme un réquisitoire glaçant sur la transphobie et l’homophobie qui règnent dans la société pakistanaise actuelle. Le cinéaste rappelle, de manière subtile, sans misérabilisme, que l’une et l’autre tuent encore aujourd’hui.

Nelly et Nadine : L’amour lesbien en temps de guerre

Dans Nelly et Nadine, Magnus Gertten rend hommages aux femmes qui s'aiment à travers l'évocation de l'histoire d'amour qui a unit les deux héroïnes éponymes. Ainsi, le documentaire traverse-t-il l'universel et l'intime en offrant le portrait sans concession d'une généalogie familiale, politique et historique en train de se (re)construire. Bouleversant !

Les Œillades 2022 : Noémie dit oui de Geneviève Albert, la poupée qui fait non

Premier long-métrage à la fois percutant et maîtrisé de la réalisatrice québécoise Geneviève Albert, Noémie dit oui ausculte l’enfer de la prostitution juvénile montréalaise à travers le regard sombre et meurtri d’une adolescente de quinze ans livrée à elle-même, remarquablement interprétée par Kelly Depeault. 

Les Œillades 2022 : Annie Colère de Blandine Lenoir, une pour toutes

Dans Annie Colère, son troisième long-métrage porté par une Laure Calamy toujours solaire, Blandine Lenoir (Zouzou, Aurore) pose un regard à la fois intime, lumineux et émouvant sur les destins oubliés des militantes du collectif MLAC, qui pratiquaient, à l'aide de la méthode Karman, des avortements avant leur légalisation par la loi Veil en 1975. Sensible et délicat, le film explore l'intime pour tendre vers l'universel sans chercher à imiter L'Événement d'Audrey Diwan sorti l'année dernière.

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