"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.
Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.
Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.
Du 22 au 27 novembre se tiendra à Albi la 26ème édition du Festival du film francophone Les Œillades ayant pour thème la création cinématographique au féminin. Au programme : 29 avant-premières prestigieuses dont 11 longs-métrages en compétition pour le Prix du Public, une sélection de courts-métrages, une section « Reprises » pour redécouvrir les œuvres qui ont marqué l’année 2022, mais aussi une invitation à l’acteur Jérémie Renier et des films de patrimoine d’Alice Guy et Agnès Varda. Le festival proposera également trois expositions photographiques, une table ronde animée par la journaliste et critique Véronique Le Bris ainsi que des séances de dédicace d’ouvrages sur le cinéma.
Comme le disait Orelsan, la famille c’est que des emmerdes. Des repas qui n’en finissent pas avec des gens qu’on est obligé de voir, de l’argent jeté par les fenêtres à Noël et aux anniversaires, des névroses dont on ne se débarrasse jamais vraiment. Et accessoirement des films boursouflés chargés comme la dinde du réveillon qui accablent plus qu'ils ne libèrent le spectateur de son quotidien. Ca tombe bien, c’est aussi le thème de ce troisième jour de l’Arras Film Festival.
Le coup d’envoi est donné, les athlètes viennent de quitter la ligne de départ pour s’élancer sur la piste : le marathon de l’Arras Film Festival 23ème du nom a démarré, et comme de coutume il se court à l’allure d’un sprint. Pas le temps de niaiser, ni de regretter le verre de trop de la veille. C’est dans le dur qu’on se découvre des super-pouvoirs, et c’est en persistant qu’on apprend à s’en servir. Faire un festival, c’est comme entrer dans la salle de l’esprit et du temps dans Dragon Ball Z : une bulle temporelle dans laquelle on entre simple mortel, et dont on ressort Super-Sayien.
Un festival de cinéma, c'est comme un film : pour accrocher le spectateur il ne faut pas se louper sur l’entrée en matière, et mettre d’emblée les petits plats dans les grands. Autant dire que le film Chœur de rockers, sélectionné pour l’ouverture de cette 23ème édition de l’Arras Film Festival, était comme de coutume attendu au tournant.
La 42ème édition du FIFAM aura lieu du 11 au 19 novembre dans les salles de la Maison de la Culture, du Ciné St-Leu et du Gaumont Amiens. À la fois riche, éclectique, festive et accessible, la programmation traversera les continents pour célébrer les visages du monde entier mais aussi la jeunesse, le patrimoine et l'Histoire du cinéma. Cette année, le FIFAM aura l'honneur de recevoir la réalisatrice Alice Diop pour une carte blanche et l'avant-première de Saint-Omer, son premier film de fiction doublement primé à Venise, l'actrice belge Cécile de France qui viendra présenter La Passagère d'Héloïse Pelloquet ainsi que les réalisateurs Jean-Gabriel Périot, Nicolas Pariser et l'américain Whit Stillman. Le festival rendra également hommage au documentariste sénégalais Samba Félix Ndiaye.
Le FIFF Namur referme ses portes demain, nous y avons découvert douze longs métrages et notamment Amore Mio de Guillaume Gouix (compétition 1ère œuvre), Arlette ! de Mariloup Wolfe (les pépites), Spare Keys de Jeanne Aslan et Paul Saintillan (FIFF Campus 12+).
Le FIFF Namur se poursuit avec ses projections quotidiennes, ses rencontres... et sa version en ligne ! Nous avons pu découvrir cinq nouveaux films de fiction et documentaires : Askhal de Youssef Chebbi (compétition 1ères œuvres), Le film de mon père de Jules Guarneri (compétition 1ères œuvres), Trois nuits par semaine de Florent Gouëlou (compétition 1ères œuvres), Sœurs de combat de Henri de Gerlache (place au doc belge) et Nous, étudiants ! de Rafiki Fariala (compétition 1ères œuvres). Retour sur ces projections.
Lise Akoka est revenue pour nous sur la genèse du film Les Pires, mais aussi la co-écriture, la responsabilité de l'art et le tournage avec un casting d'enfants. Son film est projeté au FIFF Namur les 4 et 5 octobre, nous l'avions découvert début août au festival Passeurs de films.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »