Festivals

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Cannes 2024 : Furiosa : une saga Mad Max, initiation par le feu

Neuf ans après "Mad Max: Fury Road", George Miller replonge dans les étendues désertiques de la saga iconique. Présenté, tout comme son prédécesseur, hors compétition au Festival de Cannes, "Furiosa : Une saga Mad Max" retrace l'origin story de la célèbre Imperator, l'héroïne féministe qui nous avait fait mordre la poussière. Ce film d'action soigné, peut-être un peu sage, à la narration plus étirée, gagne en développement de son riche univers ce qu'il perd en nervosité et intensité.

Cannes 2024 : Diamant Brut, sans influence

Que ce soit sur les réseaux sociaux, la téléréalité ou la réalité, le désir d'être aimé est universel et souvent autodestructeur. Si le premier long-métrage d’Agathe Riedinger chavire par bien des aspects, son interprète principale empêche toutefois le navire de couler avec des propos qui dénonce le culte de la beauté chez les jeunes femmes en mal d’affection. "Diamant Brut" en brosse le portrait entre fascination et inquiétude.

Cannes 2024 : Kyuka – Before Summer’s End : la fin de l’insouciance

Présenté en ouverture de la programmation de l'ACID du festival de Cannes 2024, "Kyuka – Before Summer's End" compose un drame familial à fleur de peau au sein d'un décor maritime enchanteur et lumineux. Premier long-métrage du réalisateur grec Kostis Charamountanis, le film sublime avec sensibilité le temps d'un été, des instants suspendus de complicité, de non-dits et de nostalgie. S'il s'en dégage une certaine beauté empreinte de naturalisme, le récit superficiel demeure comme en surface d'une mer insondable, immergeant presque totalement les enjeux et les secrets d'une œuvre qui nous laisse un goût salé d'inachevé. 

Cannes 2024 : Ouverture, Le Deuxième Acte

La 77ème édition du Festival de Cannes s'est ouverte ce mardi en présence de Camille Cottin et du jury présidé par Greta Gerwig. La cérémonie a été suivie par la projection du film "Le Deuxième Acte", la nouvelle comédie satirique de Quentin Dupieux. C'est sous un ciel plutôt nuageux que s'est tenue, ce mardi 14 mai, la cérémonie d'ouverture du Festival de Cannes. Alors que l'ombre d'une grève plane au-dessus de la Croisette, et qu'une inquiétante rumeur autour de dix jeunes personnalités du cinéma français agite Internet à l'ère du #MeToo, le climat cannois s'annonce tendu. La récente condamnation à cinq ans de prison, pour collusion contre la sécurité nationale, du cinéaste iranien Mohammad Rasoulof, dont le film "The Seed of the Sacred Fig" a été sélectionné en compétition, a également jeté un vent froid dans les palmes cannoises. Malgré ce printemps pour le moins troublé, le Festival célébrera le cinéma jusqu'au 25 mai. 

Reims Polar 2024 : clôture (Un homme en fuite) et palmarès

Entre les rares averses de saison, les biscuits roses, le ratafia et autres spécialités rémoises, nous avons découvert une multitude de films, de la compétition au sang neuf, en passant par une sélection hors compétition qui n'a pas à pâlir. Petit point sur le palmarès de cette 4e édition de Reims Polar, ainsi que dur le film de clôture de Baptiste Debraux, Un homme en fuite.

Reims Polar 2024 : Steppenwolf, le bien n’existe pas

Un nouveau chapitre s’ouvre les plaines kazakhes, où elles sont particulièrement arrosées du sang de ses citoyens. "Steppenwolf" est un road-movie de vengeance sanglant, porté par un duo atypique qui détourne les codes du western à son avantage. C’est un véritable plaisir de retrouver le cinéma d’Adilkhan Yerzhanov, tirant à balles réelles, dans la continuité des précédentes chroniques apocalyptiques du réalisateur sur son pays.

Reims Polar 2024 : Only The River Flows, à la recherche du vide

Étant donné que le cinéma chinois peine parfois à dépasser sa frontière, il convient de chérir ces œuvres qui portent en eux cette force tranquille qui, une fois les turbines lancées, naviguent dans une grâce solennelle. "Only The River Flows" fait partie de ceux-là, de ceux qui cherchent et qui ne trouvent pas toujours un sens aux questions. Et ce film noir ne laisse que des indices en surface, car il invite les spectateurs à remonter une piste inattendue, aux côtés d’un homme qui fusionne peu à peu avec les propres incertitudes.

Reims Polar 2024 : Borgo, le baiser de la mort

La Corse, une oasis au milieu de la Méditerranée ou une forteresse aux secrets bien gardés ? Après un procès sous tension dans "La Fille au bracelet", Stéphane Demoustier amarre sur la célèbre île de Beauté afin d’approfondir son étude de l’enfermement. À mi-chemin entre le film policier et le film de prison, "Borgo" oppose la culture des continentaux à celle des insulaires, tout en laissant le mystère planer autour d’une affaire de moralité.

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Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

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« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.