"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.
Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.
Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.
"Maman déchire" est présenté dans le cadre du FIFAM 2024 dans la catégorie "filmer seul.e". Il fait également partie de la sélection d'avant-premières du festival et a été l'occasion d'une rencontre avec sa réalisatrice. Emilie Brisavoine avait déjà marqué les esprits avec "Pauline s'arrache" en 2015, un documentaire sur sa sœur et par extension sa famille. De retour avec un récit familial, intime, elle parle de sa mère, tente de parler à sa mère. Une histoire personnelle qui rejoint la communauté de nos récits collectifs.
Samedi 16 novembre, salle comble pour "Vampire humaniste cherche suicidaire consentant" au FIFAM 2024 en présence de l'actrice Sara Montpetit. L'occasion d'explorer la sélection consacrée aux vampires du cinéma, versant humour et empathie.
Fabrice du Welz réalise là peut-être son film le plus ambitieux à tous niveaux. Il revient sur l’affaire qui a défrayé la chronique en Belgique durant le milieu des années 90 et qui résonne encore tristement chez tous ceux étant assez adultes pour s’en souvenir. Et si "Le Dossier Maldoror" ne porte pas l’étiquette « basé sur des faits réels » car il prétend juste s’en inspirer librement, les ressemblances sont frappantes. Documenté, dense et captivant, il joue autant sur l’enquête en elle-même que sur la cacophonie policière qui a entouré cette affaire et ses rebondissements dans les plus hautes sphères.
Le FIFAM 2024 programme de nombreux courts métrages dont ceux du programme 2 dans lequel on peut découvrir "Queen Size" d'Avril Besson, "Car wash" de Laïs Decaster, "Quando a terra foge" de Federico Lobo, "Câine, pâine si florile de mâine" de Mîndru Mihaela et "Fatme" de Diala Al Hindaoui.
Le monde va mal, et le cinéma peut-il y faire quelque chose ? À la 25e édition de l’Arras Film Festival, des films comme "Jouer avec le Feu", "Le Quatrième Mur" et "U Are the Universe" explorent cette question. Entre fractures sociales, quête de sens et luttes personnelles, le festival offre une sélection engagée qui interpelle.
Le Festival international du film d'Amiens (FIFAM) a ouvert ses portes le 15 novembre 2024 avec la diffusion du film Les Prédateurs (1983). Largement consacrée à la figure du vampire, cette édition met également en avant une sélection de courts et moyens métrages. Lors de cette première journée, les films Reset, de Souliman Schelfout et Un village de Calabre de Shu Aiello et Catherine Catella.
"Jouer avec le feu" est un film puissant et contemporain des sœurs Coulin, qui traite avec efficacité et sobriété le glissement d’un jeune homme vers l’extrémisme. Porté par Vincent Lindon et Benjamin Voisin, ce drame familial, poignant et nécessaire, est à découvrir de toute urgence.
Ancré dans le Jura et inspiré par "Fargo", "Un ours dans le Jura", troisième film de Franck Dubosc, mélange comédie et polar hivernal. Une intrigue captivante et des personnages réalistes qui offrent un film réussi malgré quelques menus défauts. On passe un bon moment de cinéma.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »