"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.
Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.
Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.
Et si résister, c’était chercher autre chose pour se trouver ailleurs ? Les films de cette 25ème édition de l’Arras Film Festival rappellent l’homme à ses racines nomades au travers de personnages qui payent au prix fort leur besoin de changer d’air.
Premier long-métrage prometteur de Julien Menanteau, "Lads" nous plonge dans l'univers rare des compétitions équestres et des jockeys. On y suit Ethan, 17 ans, apprenti-jockey, dans une aventure captivante, portée par l'acteur Marco Luraschi.
Découvrez notre interview exclusive de Mallory Wanecque et Malik Frikah, jeunes stars du film "L'Amour ouf" de Gilles Lellouche, présenté au Festival Cinemania 2024. Parcours, anecdotes de tournage et impressions sur leur expérience cinématographique avec des acteurs renommés.
La 25ᵉ édition de l'Arras Film Festival célèbre le cinéma comme un outil de résistance et d'émancipation. Du western revisité à la chronique sociale teintée d'humour noir, les films explorent des voies alternatives face aux crises contemporaines. Avec "Un ours dans le Jura", Franck Dubosc surprend en livrant une fable sociale percutante, tandis que Jiri Havelka et Jacques Otmezguine interrogent, chacun à leur manière, la résilience humaine.
"Le Garçon" est un film de Zabou Breitman et Florent Vassault qui mélange documentaire et fiction. Ce film suit une enquête autour de la vie d'un inconnu à travers des photos anciennes, brouillant les frontières entre réalité et imagination. Un petit bijou de nostalgie, d’inventivité et de délicatesse qu’il serait dommage de rater.
La 25e édition de l'Arras Film Festival commence véritablement aujourd’hui. Première journée pleine en termes de projection, premier jour du chapiteau, et première salve d’interviews pour votre serviteur. Et des films qui, encore et toujours, expriment le besoin d’écarter le spectateur de sa zone de confort pour métaboliser à l’écran des mondes ne faisant pas forcément partie de sa réalité.
La 25ème déjà. Les raisons de faire la fête ne manquent pas à l’Arras Film Festival, mais le passage d’un cap symbolique donne toujours un parfum d’impatience supplémentaire aux retrouvailles annuelles avec la manifestation. Et à en croire le nombre de séances déjà complètes avant même le coup d’envoi, la fièvre des salles obscures n’est pas près de s’estomper dans l’arrageois.
Grâce à ses innombrables stratagèmes, plus ou moins bien pensés, mais toujours exécutés sous haute tension et à grand renfort d’adrénaline, la désertion offre au cinéma un sujet dramatique classique et fort en suspense. Si beaucoup d’eau a coulé sous les écoutilles depuis l’époque de "À la poursuite d’Octobre rouge", la frontière entre la Corée du Sud et la Corée du Nord autorise encore les tentatives d’incursion, ou de « transfert », au sein d’un État rival. C’est dans ce cadre conflictuel que s’inscrit "Escape", un film drôle et trépidant entre course désespérée et chasse à l’homme endiablée. Véritable succès populaire en Corée du Sud, il offre un divertissement plaisant qui manque cependant d’émotion et de sensationnel.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »