Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
A l’instar de mes pronostics de la veille (assez similaires avec celui du jury), c’est It Follows qui remporte le Grand Prix du Jury et celui de la Critique. Ex Machina, The Voices et Goodnight Mommy sont également honoré.
Du 30 janvier au 7 février 2015, c'est l'effervescence : 58 films sélectionnés en compétition nationale, 79 en compétition internationale, 34 films dans la compétition labo. Clermont-Ferrand qui est déjà un peu le centre de la France, devient en une semaine, le centre du monde pour les cinéphiles friands de petites perles venues des cinq continents.
Enfin. La rédaction Cineseriesmag a posé le pied sur le joli manteau blanc de Gérardmer. Pas de ski pour les braves, mais un programme chargé de films à voir et d'événements auxquels assister.
C’est aujourd’hui le premier jour où la rédaction va poser son pied sur le sol vosgien, à la conquête du mythique Festival de Gerardmer où toute une tripotée de films fantastiques nous attend sagement dans les projecteurs des cinémas géromois. Avant de découvrir la crème de la crème de la programmation, piqûre de rappel à tous nos lecteurs sur les films que la rédaction a déjà eu l’occasion de voir au cours de récentes avant-premières ou lors des précédents festivals de films fantastiques.
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.
Un sex-shop, une vendeuse qui en a vu d’autres et Hugo, collègue aussi candide qu’intarissable : il n’en faut guère davantage pour transformer godes, porno, fantasmes et petites misères sexuelles en machine à gags. Sans prétendre révolutionner la gaudriole, cette BD trouve son meilleur carburant dans le télescopage entre la banalité du commerce et ce que ses produits ont de délicieusement embarrassant.