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Accueil Festivals PartagerFacebookTwitterPinterestEmail Présentation et atmosphère du 37è Festival International du Court-Métrage de Clermont-Ferrand Les meilleures idées partent souvent de gens simples et passionnés. C’est ainsi que le Festival International du Court-Métrage de Clermont-Ferrand naît en 1979, initialement de discussions et de l’imagination estudiantines. Aujourd’hui, le bébé a bien grandi. Il est devenu un mastodonte même, une véritable institution, la plus importante manifestation consacrée au court-métrage dans le monde. Avec plus de 3000 professionnels accrédités, dont un tiers venu de l’étranger, et un public toujours plus nombreux dans les salles, il est aujourd’hui, en termes de fréquentation, le deuxième festival de cinéma français après Cannes. C’est surtout un foisonnement, un fourmillement, une explosion de créativité, soutenue par une région entière, le CNC, l’Union Européenne, et reconnue internationalement. Rien que regarder la grille des programmes, avec ses codes de couleur, ses jours pairs et impairs, peut donner le vertige. Mais le festival n’en demeure pas moins un moment de rencontres en tout genre, où les talents émergent de tous les continents, espèrent se distinguer peut-être, se faire remarquer par les producteurs dans le cadre du marché du film court et surtout, écrire demain l’Histoire du 7éme Art. Car non, le court-métrage n’est pas un sous-genre. Et oui, nombreux sont les cinéastes à avoir fait leurs premières armes dans la capitale auvergnate : Jean-Pierre Jeunet, Cédric klapisch, Eric Rochant ou Jane Campion, entre autres… Autant dire que la machine est bien huilée, grâce à la formidable passion et le professionnalisme de l’association Sauve qui peut le court-métrage, et des 300 bénévoles participant à l’organisation. Ce grand festival parfaitement rôdé en est à sa 37ème édition. La Maison de la Culture, malgré la grisaille et la neige fondue, arbore fièrement ses étendards. Mais si l’on veut parcourir l’ensemble du festival auvergnat, la compétition nationale, la compétition internationale, la compétition labo entres autres, il faut se déplacer. Car à Clermont-Ferrand, le festival créée l’événement, l’engouement du public va crescendo chaque année (plus de 160000 entrées en 2014), et une quinzaine de complexes cinématographiques, de l’ancienne Gare Routière en passant par la Place de Jaude, jusqu’à Mont-Ferrand, sont réquisitionnés. Heureusement, le petit tram rouge sur pneu, vous guidera, au gré de vos envies, dans un centre-ville des plus agréables… Le marché du court, 2015 Du 30 janvier au 7 février 2015, c’est l’effervescence : 58 films/élus sélectionnés en compétition nationale, 79 en compétition internationale, 34 films sélectionnés dans la compétition labo, et beaucoup d’événements annexes. Clermont-Ferrand qui est déjà un peu le centre de la France, devient en une semaine, le centre du monde pour les cinéphiles friands de petites perles venues des cinq continents. C’est dire que même un marathonien ne pourrait tout voir ! Une sélection s’impose, forcément subjective, partielle et partiale, faite de visionnages, de moments d’émotions en tout genre, et de rencontres aussi. Muni d’une petite sacoche tricolore flashy, qui apportera quelques touches de couleurs dans un Clermont un peu gris jusqu’ici, CineSeriesmag est là. Pour vous offrir son éclairage, sa vue d’ensemble, ses choix… Les 3 compétitions du Festival International du Court-Métrage de Clermont-Ferrand : Les trois compétitions regroupe environ 160 films sélectionnés parmi près de 8000, reçus des quatre coins du monde. Hier, près de 3000 personnes ont assisté au 37è Festival International du Court-Métrage de Clermont-Ferrand, une ouverture marquée comme chaque année par beaucoup de variété. Compétition nationale (58 films, dont 12 co-productions internationales) Jury : Abd Al Malik (auteur, compositeur, artiste interprète, réalisateur); Claire Burger (réalisatrice, scénariste); Thomas Cailley (réalisateur, scénariste); Christian Rouaud (réalisateur, écrivain), Lyes Salem (réalisateur, comédien), nominés pour le César du Meilleur premier film, respectivement pour Qu’Allah bénisse la France, Party Girl et Les Combattants 8 balles de Franck Ternier A Ciambra de Jonas Carpignano Aïssa de Clément Tréhin-Lalanne Autogrill de Théophile Gibaud Beach Flags de Sarah Saïdan Black Diamond de Samir Ramdani Burundanga d’Anaïs Ruales C.O.D. et le coquelicot de Cécile Rousset, Jeanne Paturle Cambodia 2099 de Davy Chou Carapace de Flora Molinié La chair de ma chère de Antoine Calvin Blandin Chaud lapin de Flora Andrivon, Soline Béjuy, Maë Berreur, Géraldine Gaston, Alexis Magaud Daphné ou la belle plante de Sylvain Derosne, Sébastien Laudenbach Le dernier des céfrans de Pierre-Emmanuel Urcun Les enfants de Jean-Sébastien Chauvin Essaie de mourir jeune de Morgan Simon Les fantômes de l’usine de Brahim Fritah Guy Moquet de Demis Herenger Hillbrow de Nicolas Boone Ich bin eine de Tata Ludovic Boukherma, Zoran Boukherma, Marielle Gautier, Hugo P. Thomas L’île à midi de Philippe Prouff The Invention of the Desert de Thibault Le Texier Les invisibles de Akihiro Hata Je repasserai dans la semaine de Alizés Cholat, Sophie Devautour, Loic Espuche Jonathan’s Chest de Christopher Radcliff Journée d’appel de Basile Doganis K-Nada de Hubert Charuel Leftover de Tibor Bànòczki, Sarolta Szabo Limbo Limbo Travel de Zsuzsanna Kreif, Borbála Zétényi Lion in Helsinki de Robert Ly Ma manman d’lo de Julien Silloray Mamie, Vanya et la chèvre de Daria Yurkevich Man on the chair de Dahee Jeong Maniac Bo de Mirosseni Mon bras armé de Mathilde Nègre Mon héros de Sylvain Desclous Notre Dame des Hormones de Bertrand Mandico La nuit des jours de Emma Vakarelova Les oiseaux-tonnerre de Léa Mysius People are Strange de Julien Hallard Perrault, La Fontaine, Mon Cul ! de Ludovic Boukherma, Zoran Boukherma, Hugo P. Thomas Le plongeon du homard de Jenny Teng Printemps de Jérôme Von Zilw Renée R. de Lisa Reboulleau Sécheur de Scott Noblet Son seul de Nina Maïni Splintertime de Rosto Stella Maris de Giacomo Abbruzzese Tant qu’il nous reste des fusils à pompe de Jonathan Vinel, Caroline Poggi Tarim le Brave contre les Mille et Un Effets de Guillaume Rieu Tempête sur anorak de Paul Cabon Terremere de Aliou Sow Territoire de Vincent Paronnaud Think Big de Mathieu Z’Graggen Tišina Mujo de Ursula Meier Ton coeur au hasard de Aude-Léa Rapin Une chambre bleue de Tomasz Siwinski Vous voulez une histoire ? – Undead 8 de Antonin Peretjatko Compétition internationale (79 films venus de 59 pays) Jury : Cherien Dabis, réalisatrice, scénariste, actrice, productrice (Etats-Unis, Palestine); Chris Landreth, réalisateur, animateur-graphiste, scénariste, producteur (Canada); Javier Rebollo, réalisateur, scénariste (Espagne); António Rodrigues, programmateur, auteur (France, Brésil); Tan Chui Mui, réalisatrice, scénariste, productrice, monteuse (Malaisie) A Million Miles Away de Jennifer Reeder (Etats-Unis) A Single Life de Job Roggeveen, Joris Oprins et Marieke Blaauw (Pays-Bas) A Warm Spell de Toshimichi Saito (Japon) The Beaten Path de Phurba Tshering Lama (Inde) Beauty de Rino Stefano Tagliafierro (Italie) Beeke de Charlotte Rolfes (Allemagne) The Bigger Picture de Daisy Jacobs (Royaume-Uni) Birthday in Chongqing de Yichuan Hu (Chine) The Bravest, the Boldest de Moon Molson (Etats-Unis) The Call de Zamo Mkhwanazi (Afrique du Sud) Completo de Ivan D. Gaona (Colombie) El Corredor de José Luis Montesinos (Espagne) County State USA : Sweet Corn de Jonathan Nowak (Etats-Unis) Crocodile de Gaëlle Denis (Royaume-Uni) Cuentos excepcionales de un equipo juvenil femenino. Capiitulo I : Las Aracnidas de Tom Espinoza (Argentine, Venezuela) De Smet de Wim Geudens (Pays-Bas, Belgique) Deep Space de Bruno Tondeur (Belgique) Démontable de Douwe Dijkstra (Pays-Bas) Dinner For Few de Nassos Vakalis (Grèce, Etats-Unis) Fan Fan de Chia-Hsin Liu (Taiwan) The Fish that Drowned de George Sikharulidze (Géorgie, Etats-Unis) Fuligem de David Doutel (Portugal) Futile Garden de Ghazaleh Soltani (Iran) Grace Under Water d’Anthony Lawrence (Australie) Guilty de King Fai Wan (Chine, Hong-Kong) Guy Moquet de Demis Herenger (France) Hipopotamy de Piotr Dumala (Pologne) Hjonabandssaela de Jörundur Ragnarsson (Islande) Hole de Martin Edralin (Canada) Hosanna de Young-Kil Na (Corée du Sud) Hot Nasty Teen de Jens Assur (Suède) Inspection de Gala Sukhanova (Russie) Interior. Familia. de Gerard Quinto, David Torras et Esteve Soler (Espagne) Irène d’Alexandra Latishev (Costa Rica) Izlaz U Slucaju Opasnosti de Vladimir Tagic (Serbie) Ja vi elsker de Hallvar Witzo (Norvège) Jane’s Wedding de Cole Stamm (Philippines) Jour J de Julia Bünter (Suisse) Last Trip Home de Fengyu Han (Singapour) La Légende Dorée d’Olivier Smolders (Belgique, France) Lystopad de Masha Kondakova (Ukraine) Makkhi d’Umesh Kulkarni (Inde) Maryam de Sidi Saleh (Indonésie) Minsu Kim In Wonderland de Chan-Yang Shim (Corée du Sud) Modernidad de Roberto Barba Rebaza (Pérou) Moul Lkelb (L’homme au chien) de Kamal Lazraq (Maroc, France) Nieprawdopodobnie Elastyczny Cztowiek de Karolina Specht (Pologne) Nino de metal de Pedro Garcia-Mejia (Mexique, Colombie) No Free Lunch de Leeron Revah (Israël) The Nostalgist de Giacomo Cimini (Royaume-Uni, Angleterre) Not Working Day de Shijie Tan (Singapour) L’Offre de Moïra Pitteloud (Suisse ) Oh Lucy ! d’Atsuko Hirayanagi (Japon, Singapour, Etats-Unis) Parking d’Ivaylo Minov (Bulgarie, Royaume-Uni, Angleterre) Père de Lotfi Achour (Tunisie, France) Peregon de Ruslan Akun (Kirghizstan) Perrault, La Fontaine, Mon Cul ! de Hugo P. Thomas, Ludovic Boukherma et Zoran Boukherma (France) Persefone de Grazia Tricarico (Italie) Pilots on the Way Home d’Olga Pärn et Priit Pärn (Estonie, Canada) Port Nasty de Rob Zywietz (Royaume-Uni, Angleterre) Prends-moi d’André Turpin et Anaïs Barbeau-Lavalette (Canada, Québec) Rabie Chetwy de Mohamed Kamel (Egypte) Return de Ryan Heron (Nouvelle-Zélande) Ricsi de Gabor Hörcher (Hongrie) Roadtrip de Xaver Xylophon (Allemagne) Rodlos de Kira Richards Hansen (Danemark) Salers de Fernando Dominguez (Argentine) Samantha de Francisco Rodriguez (Chili) Sem Coraçao de Tiäo et Nara Normande (Brésil) Smile, and the World Will Smile Back d’Abdelkarim Al-Haddad, Ehab Tarabieh, Yoav Gross, Diaa Al-Haddad et Shada Al-Haddad (Israël, Palestine) Somewhere Down the Line de Julien Regnard (Irlande) Sthorzina de Radu Mihai (Roumanie, Macédoine, Serbie) That Day of the Month de Jirassaya Wongsutin (Thaïlande) Thread de Virginia Kennedy (Malaisie) Till Day’s End d’Amitai Ashkenazi (Israël) Une idée de grandeur de Vincent Biron (Canada, Québec) Las Ventanas de Maryulis Alfonso Yero (Cuba) Vicenta de Carla Valencia (Equateur / Animation) Zarautzen erosi zuen d’Aitor Arregi (Espagne) Compétition LABO (34 films de 23 pays) Jury : Wang Bing, cinéaste, producteur (Chine); Lois Patiño, réalisateur, artiste vidéo, scénariste, producteur (Espagne); Fredo Viola, chanteur, compositeur, artiste multimédia (Etats-Unis) 365 de Myles McLeod (Royaume-Uni, Angleterre) Beach Week de David Raboy (Etats-Unis) Blood Brothers de Marco Espirito Santo et Miguel Coimbra (Portugal) Cams de Carl-Johan Westregard (Suède) Caravan de Keiran Watson-Bonnice (Australie) Contratempo de Bruno Jorge (Brésil) Cutaway de Kazik Radwanski (Canada) Dans la joie et la bonne humeur de Jeanne Boukraa (Belgique) De Schnuuf de Fabian Kaiser (Suisse) Exuvie d’Emmanuel Lantam-Ninsao (France) Filme Som de Cesar Gananian et Alexandre Moura (Brésil) La Flèche Delta de Francesco Vecchi (France) Fok Nabo Distorio de Francesco Rosso (Estonie) Hes the Best de Tamyka Smith (Etats-Unis) Historia Natural de Julio Cavani (Brésil) The Hole de Bongsu Choi (Corée du Sud) Killer? de David White (Nouvelle-Zélande) Let Me Down Easy de Matthew De Filippis et Elisia Mirabelli (Canada) Loop Ring Chop Drink de Nicolas Ménard (Royaume-Uni, Angleterre) My Dad de Marcus Armitage (Royaume-Uni, Angleterre) Newborns de Megha Ramaswamy (Inde) The Noise de Pooya Razi (Iran / Animation) Obiekt de Paulina Skibinska (Pologne) The Obvious Child de Stephen Irwin (Royaume-Uni, Angleterre) Onder Ons de Guido Hendrikx (Pays-Bas) The Palace on the Sea de Midi Z (Taiwan) S de Richard Hajdu (Royaume-Uni, Angleterre, Hongrie) Sao Hoa Noi Day Gieng de Freddy Nadolny Poutoschkine et Minh Quy Truong (France, Vietnam) Ser e voltar de Xacio Bano (Espagne) Sieben Mal am Tag beklagen wir unser Los und nachts stehen wir auf, um nicht zu de Susann Maria Hempel (Allemagne) Small People with Hats de Sarina Nihei (Royaume-Uni, Angleterre) Symphony no. 42 de Reka Bucsi (Hongrie) Tehran-geles d’Arash Nassiri (France) Yen Yen de Chunni Lin (Taiwan) Clermont-Ferrand 2015, c’est aussi : – une Rétro Chine : « Apprivoiser le Dragon » (6 programmes, 29 films). Jeffrey Chan, jeune producteur originaire de Hong Kong installé à Pékin, résume la situation ainsi : “Avant n’existaient que des films de propagande produits par l’armée et le parti. Notre cinéma est comme un garçon de 10 ans : plein d’énergie, mais encore brouillon.” – une “Rétro-pédalage” : la petite reine au cœur du court, une rétrospective thématique autour du cyclisme où forçats de la route, amoureux de la petite reine et pédaleurs du quotidien se partagent les premiers rôles sur l’asphalte. – le 30e Marché du Film Court (31 janvier – 6 février 2015) Clermont-Ferrand accueille aussi un Marché du Film Court, lieu d’échange privilégié des représentants de tous les secteurs du court métrage mondial, unique en son genre. En 2015, Hong Kong sera pour la première fois représenté sur ce Marché. – L’Atelier, une école éphémère de cinéma (2-6 février 2015) : depuis 2003, l’école d’architecture de Clermont-Ferrand accueille une école éphémère du cinéma : L’Atelier, regroupement d’écoles, de studios de création, de structures qui forment aux métiers de l’image. La semaine du festival, ces différentes institutions mettent en commun leurs savoir-faire en organisant différents ateliers ouverts aux festivaliers, aux scolaires et au grand public. Regarder, écouter, poser des questions, pratiquer telles sont les possibilités qu’offre l’Atelier. – D’autres programmes encore : carte blanche à Envie de Tempête (films choisis par le producteur lauréat du Prix Procirep 2014, Frédéric Dubreuil), NFA (deux programmes de la Netherlands Film Academy (Pays-Bas), orientée vers les films artistiques, les productions destinées à la télévision et nouveaux médias de pointe); Regards d’Afrique (Courts métrages africains francophones); Court d’histoire (la libération de Paris avec un film emblématique de la résistance); Palestine (il y a quelque part un pays avec des femmes et des hommes qui voudraient vivre normalement. Certains pensent que ce pays n’existe pas. Cinq films qui parlent de la Palestine); Films en région (courts métrages tournés et aidés en régions); Euro Connection (le rendez-vous de la coproduction de courts métrages en Europe); Décibels (découvertes de créations musicales éclectiques et surprenantes); Scolaires (des études de scénarios, un programme de courts et des rencontres avec les réalisateurs); Jeunes publics (plusieurs programmes spéciaux pour les enfants). Et bien d’autres surprises!…
Contributeur articles·DiversComfort Bets : pourquoi parier sur son équipe favorite reste irrationnel… mais irrésistible