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Festival du Film Fantastique de Gerardmer 2015 – Un point sur les films déjà vus

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Les pérégrinations d’un reporter CSM à Gerardmer : Jour 0

Récap’ express !

C’est aujourd’hui le premier jour où la rédaction CSM va poser son pied sur le sol vosgien,  à la conquête du mythique Festival de Gerardmer où toute une tripotée de films fantastiques nous attend sagement dans les projecteurs des cinémas géromois. Avant de découvrir la crème de la crème de la programmation, piqûre de rappel à tous nos lecteurs sur les films que la rédaction a déjà eu l’occasion de voir au cours de récentes avant-premières ou lors des précédents festivals de films fantastiques.

Honeymoon-poster[EN COMPETITION] Honeymoon 

Réalisé par  Leigh Janiak (2014). Date de sortie prochainement annoncée. 

Synopsis : Paul et Béa, jeune couple amoureux, passent leur lune de miel sur les bords d’un lac reculé au cœur des bois. Béa est retrouvée errant dans la forêt, elle présente alors des troubles du comportement, sa mémoire et son expression elles-mêmes en sont affectées. L’inquiétude de Paul grandit : il pense que la femme débordante de vie qu’il a épousée se métamorphose en quelqu’un d’autre, pourtant c’est toujours Béa.

Pour un premier long-métrage, la réalisatrice Leigh Janiak en a dans le ventre pour ce qui est d’esthétiser des endroits qui ne le sont pas forcément. Dans une mise en scène assez crépusculaire, la réalisatrice nous offre de très bonnes tranches de vie de ce jeune couple, aidées par les performances de ces deux acteurs principaux (Rose Leslie, vue dans Game of Thrones; et Harry Treadaway, vu dans la série Penny Dreadful). Poignant et terrifiant, Honeymoon est un film qui malheureusement rallonge jusqu’à l’ennui des séquences conjugales dispensables. Au dénouement diablement efficace, Honeymoon est une production indépendante intéressante qui s’approprie avec brio les codes du fantastique et du mystère, bien qu’on lui reprochera d’avoir trop voulu expliciter son final, laissant s’échapper l’effroi d’un film qui aurait pu nous laisser positivement dans l’incompréhension la plus totale. C’est peut-être l’absence de vérité qui aurait été le plus terrifiant.

 Note de la rédaction : ★★★☆☆ 

 

the-voices-affiche[EN COMPETITION] The Voices 

Réalisé par  Marjane Satrapi (2014). Sortie annoncée le 11 mars 2015. 

Synopsis : Jerry vit à Milton, petite ville américaine bien tranquille où il fabrique des baignoires. Célibataire, il n’est pas célibataire pour autant dans la mesure où il s’entend très bien avec son chat, Monsieur Moustaches, et son chien, Bosco. Jerry voit régulièrement sa psy, aussi charmante que compréhensive, à qui il révèle un jour qu’il apprécie de plus en plus Fiona – la délicieuse anglaise qui travaille à la comptabilité de l’usine. Bref, tout se passe bien dans sa vie plutôt ordinaire – du moins tant qu’il n’oublie pas de prendre ses médicaments. 

The Voices est loin d’être une comédie au sens classique du terme. C’est un hybride, un film transgenre, un petit bijou d’humour noir, une œuvre profondément décalée. C’est tantôt un film de tueur en série, une comédie musicale, mais aussi une comédie romantique […] La mise en scène parvient à accentuer le côté « jouissif » du film. On débarque dans le film comme dans la mélodie du bonheur, avant de basculer peu à peu dans le gore. […] Pour incarner ces personnages hauts en couleurs, Marjane Satrapi s’est très bien entourée, de Gemma Arterton à Anna Kendrick pour les rôles féminins. Mais c’est surtout Ryan Reynolds qui est ici parfait : de toutes les voix, complètement flippant, mais aussi profondément attachant. C’est un paumé magnifique, tellement pris dans sa folie qu’il nous ferait presque oublier qu’on nage en plein délire sanguinaire. Marjane Satrapi a ajouté son regard affûté sur une intériorité particulière pour livrer un film étonnant, parfois kitsch (mais assumé !), souvent hilarant et parfaitement maîtrisé […] Une nouveauté qui se ballade entre un Shining sous acide et l’esthétique déjantée d’un Wes Anderson.

Note de la rédaction : 3,5/5

 

ABC-of-death-2-affiche[HORS COMPETITION] ABC’s of Death 2 

Réalisé par 26 réalisateurs (2014). Sortie le 02 octobre 2014 en VOD. 

Synopsis : La suite de l’une des plus ambitieuses anthologies jamais conçues au cinéma, réalisée par des cinéastes de tous horizons, du Nigeria au Royaume-Uni en passant par le Brésil, Israël ou les Philippines. Un film composé de 26 segments, chacun dirigé par un réalisateur différent, qui s’est vu attribuer une lettre de l’alphabet, puis qui a choisi de l’illustrer à l’écran par un mot et une histoire dans laquelle la mort joue un rôle.

Ces dernières années ont vu apparaître de nombreux films fantastiques qui reprenaient ce concept de films à sketchs et que les festivals s’arrachent. The Theatre Bizarre et sa suite prochainement attendu ou V/H/S et V/H/S 2, en attendant V/H/S Viral qui doit également sortir prochainement. Des films efficaces et terriblement décomplexés qui montrent une fureur et une frénésie chez des réalisateurs dotés d’une totale liberté artistique. Comme tout film à sketchs, l’inégalité entre segment est une tare car il laisse parfois des impressions négatives alors que certains courts valaient franchement le détour. Le concept du film permet de voir une multitude de formats de médias être employés, du court classique à de l’animation en passant par le stop-motion, sans oublier le found-footage ou des formats esthétiques plus audacieux. La variété des segments est vraiment la meilleure qualité de ces films. Libéré artistiquement, cette ABC’s of Death 2 ne fait pas dans la demi-mesure et propose des segments parfois déroutants, parfois pas, souvent gores et assurément de mauvais goûts. L’alchimie idéale pour une séance de minuit festive où les rires s’entremêlent avec les réactions de dégoût. Ceux qui ont adoré le premier opus aimeront assurément cette suite dans une vraie continuité de ce qui avait fait le succès du précédent.

 Note de la rédaction : ★★★☆☆ 

 

Les-Nouveaux-Heros-affiche[JEUNE PUBLIC] Les Nouveaux Héros

Réalisé par Don Hall & Chris Williams  (2014). Sortie annoncée le 11 février 2015. 

Synopsis : Hiro est un petit génie qui rêve d’entrer dans la même grande école que son grand frère, il doit pour cela créer une invention qui lui en ouvre les portes. Il y parvient, mais toute son invention disparaît dans un énorme incendie qui va marquer le début d’une incroyable aventure et la naissance d’une nouvelle équipe de super-héros.

Les Nouveaux Héros restera certainement comme un tournant dans la filmographie des studios Disney. Ce dernier réussit brillamment son examen de passage à la culture geek avec cette première adaptation d’un comic Marvel. Ce qui fait l’essence de Disney reste bien présent, qu’il s’agisse de l’humour, du divertissement, de l’innovation et de la performance technologique des studios, tout est là […] La réussite visuelle est incontestable et comme toujours, Disney repousse encore un peu plus des limites qu’on croyait désormais figées, mais qui continuent d’évoluer au gré de la capacité de calcul d’ordinateurs toujours plus puissants. Le résultat est de toute beauté : les couleurs, les détails d’une précision toujours plus grande et les personnages, nous font sentir toujours un peu plus que Toy Story date bien de 1995. Et de l’action il y en a redisons-le, univers Marvel oblige. On retrouve le cocktail propre à la maison d’édition : action, humour et héroïsme, tout à fait ce qui convenait à l’univers Disney. Voilà ce que représentent ces Nouveaux Héros pour Disney: le passage de l’enfance à la puberté et le constat que les enfants, moins naïfs, croient désormais un peu plus en la technologie qu’en la magie. Mais peu importe, d’une manière ou d’une autre le cinéma doit faire rêver et la bande à Hiro y parvient sans difficulté, bénéficiant d’un méchant charismatique et…masqué bien sûr ! Bref allez-y, ce film offre autant d’énergie de tous les complexes mutli-vitaminés, les effets secondaires en moins.

Note de la rédaction : 4,5/5

 

ouija-movie-poster[HORS COMPETITION] Ouija

Réalisé par   Stiles White (2014). Sortie annoncée le 29 avril 2015. 

Synopsis : Debbie trouve dans le grenier de sa maison, une planche Ouija qu’elle va utiliser pour communiquer avec les morts. Elle va malheureusement réveiller les esprits d’une mère et de sa fille qui ont vécu la cinquante auparavant. Ce réveil va entraîner une suite de drames pour elle et ses amies.

Bourré de défauts et de très peu de qualitésOuija est un énième film d’horreur pour adolescents qui vient s’ajouter à toutes ces histoires pour faire peur, mais qui passent complètement à côté. Conséquences : au mieux on s’ennuie, au pire on s’agace (et on s’agace beaucoup ici). Car, non content d’être un mauvais film « d’horreur », Ouija est un mauvais film tout court […] C’est d’un vide total, d’une vanité incroyable et ça semble surtout par moment très prétentieux.

Note de la rédaction : 1,5/5

 

 

What-do-we-do-in-the-shadows-affiche[HORS COMPETITION] What We Do in the Shadows  

Réalisé par Jemaine Clement et Taika Waititi (2014). Date de sortie prochainement annoncée.

Synopsis : En route pour assister aux funérailles de sa mère, et tandis qu’il est visé par une enquête pour corruption, le commissaire KO Gun-su renverse accidentellement un homme. Pour se couvrir, il décide de cacher le corps dans le cercueil de sa mère. Lorsque l’affaire est découverte, on nomme son partenaire pour mener l’enquête. Et quand l’unique témoin de l’accident l’appelle pour le faire chanter, Gun-su comprend qu’il n’est pas au bout de ses peines…

Célèbre pour nous avoir offert le Peter Jackson première période avant sa maestria hollywoodienne, la Nouvelle-Zélande revient à ses premiers amours grâce à Jemaine Clement et Taika Waititi, à savoir un cinéma gore et décalé. What We Do in the Shadows est un « mockumentary », un genre fictif où les documenteurs suivent une bande de vampires vivant sous le même toit […] Jamais les vampires ne nous seront apparus sous ce jour si comique et si absurde. Le film tranche et parodie avec des coups vifs tous les plus célèbres films de vampire que sont Entretiens avec un Vampire, Nosferatu et bien évidemment (voire majoritairement) la saga Twilight. De tous ses codes qui ont construit le mythe du fantastique, les deux réalisateurs néo-zélandais en tirent tout l’absurde et le grotesque pour donner lieu à une comédie horrifique jubilatoire comme ce n’est pas permis. Servi par une écriture humoristique fine et interprété par des personnages déments, What We Do in the Shadows est un film qui jusqu’à la dernière goutte de sang aura raison de vos zygomatiques.

Note de la rédaction : ★★★★☆

 

Zombeavers-affiche[NUIT DECALEE] Zombeavers 

Réalisé par   Jordan Rubin (2013). Sortie annoncée en DVD/Blu-Ray le 17 février 2015. 

Synopsis : Trois étudiantes sexy partent pour un weekend entre filles dans la classique hutte isolée au fond des bois. Tout baigne au soleil mais, au milieu du lac, il y a un drôle de barrage de castors, d’où suinte une substance vert-pomme. Cette décharge toxique a engendré une fièvre ravageuse… les timides rongeurs renaissent en stratèges carnivores : les ZOMBEAVERS. Les petits amis hypersexués des filles finissent par arriver pour un grand final gore à la nuit des casmorts vivants.

Comédie horrifique bien heureusement assumée, Zombeavers est le genre de long métrage idéal pour une séance de minuit, comportant assez de sang, d’humour débridé et de sexe pour contenter une audience venue pour la simple et unique raison de se marrer devant une dose revigorante de mauvais goût. Faux nanar mais bien slasher conçu au vingtième degré, Zombeavers propose une ressasse du film de série B avec son lot de maison à la campagne, de filles en bikini, de nichons, de sang et de plaisanteries grivoises. Quand bien même on s’attend à regarder un film cheap et mauvais qui n’a que son pitch pour attirer le public, on reste relativement déçu par ce film qui trouve difficilement son salut. Zombeavers est paresseux, autant dans sa forme qui se rapproche davantage du court-métrage d’un amateur que d’un long métrage avec de l’audace, que dans son fond, le récit n’étant qu’une histoire d’infidélité, de sexe et de sexe again (du sexe soft, attention on reste en Amérique !) dans un seul but d’être la combinaison publicitaire idéale : Sujet idiot, gore et sexe. Bingo ! […] Zombeavers loupe le coche et la bande-annonce se suffisait à elle-seule, bien plus efficace pour nous faire prendre conscience du délire qu’est le croisement entre zombies et castors.

Note de la rédaction : ★☆☆☆☆ 

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