Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.
Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.
En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.
Parmi ce tourbillon de trente films au programme de cette quinzième édition de la compétition Labo du Festival International du Court Métrage de Clermont-Ferrand 2016, voici quelques quelques Objets Filmiques Non Identifiés et baroques, que nous avons dénichés pour vous.
C’est à présent le moment de vous délivrer nos 10 coups de cœur de cette 28è compétition internationale des courts-métrages du Festival International du Court Métrage à Clermont-Ferrand 2016.
Rappelons le: 57 élus parmi 1714 inscrits! Voici pour nous, quelques pépites de cette sélection française du Festival International du Court Métrage Clermont-Ferrand 2016.
Le court c'est pas seulement un genre en danger, mais c'est aussi l'avenir de fait du long-métrage, puisque c'est le terrain d'expérimentation pour le renouvellement de l'écriture cinématographique.
La 23ème édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer s'est achevée hier soir. La rédaction vous livre enfin son bilan sur les films qui y ont été projetés. Et c'est peu dire que certains nous ont littéralement bluffés.
Sous la présidence d'un Claude Lelouch épaté par la programmation éclectique de cette édition, le jury a sacré Bone Tomahawk de S. Craig Zahler Grand Prix du Jury du 23ème Festival de Gérardmer. Évolution de Lucile Hadzihalilovic et JeruZalem de Doron Paz & Yoav Paz sont également au palmarès.
La 23ème édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer a démarre hier soir avec Claude Lellouch, Président du Jury 2016, et la projection de Frankenstein de Bernard Rose. L'occasion pour nous de faire un récap' sur tous les films de la sélection.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.