Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
Pour cette édition anniversaire, la compétition a été particulièrement rude. Succède à Grave, le très attendu Ghostland, nouveau film d'horreur de Pascal Laugier, qui remporte aussi l'approbation du public. De leur côté Mutafukaz a conquis le jury jeunes, et les Bonnes Manières le jury critique.
La convention geek bi-annuelle se déroule ce week-end Porte de Versailles. L'organisation a dévoilé les plannings des scènes, l'heure de faire le point sur les différents invités.
Avant de retourner sur la Croisette, revivez les temps forts de la 70e édition du Festival de Cannes présidé par le réalisateur Pedro Almodovar, icône du cinéma espagnol.
Voilà 25 ans que le festival de Gérardmer rythme l'hiver des adeptes de cinéma de genre. Pour fêter cet anniversaire, le festival nous offre cette année 45 films dont 17 avant-premières françaises, parmi lesquelles des productions françaises très attendues comme Ghostland, Revenge ou Mutafukaz. Le festival mettra également à l'honneur le cinéaste espagnol Alex de la Iglesia au travers d'une rétrospective de ses plus grands films.
Le PIFFF 2017 touche à sa fin et nous gratifie de son palmarès, du grand retour de Godzilla et d'une sélection de films aux effusions de sang de plus en plus abondantes.
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.
Un sex-shop, une vendeuse qui en a vu d’autres et Hugo, collègue aussi candide qu’intarissable : il n’en faut guère davantage pour transformer godes, porno, fantasmes et petites misères sexuelles en machine à gags. Sans prétendre révolutionner la gaudriole, cette BD trouve son meilleur carburant dans le télescopage entre la banalité du commerce et ce que ses produits ont de délicieusement embarrassant.