Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.
Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.
En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.
Si vous aimez les vampires, les loups-garous, les zombies et les sorcières, et que vous vous demandez comment ils cohabitent au quotidien, alors Zombillénium est fait pour vous !
Tesnota - Une vie à l’étroit ne réalise pas le sans-faute mais offre une vision particulièrement bouleversante et dénonciatrice des communautés russes bloquées dans leurs traditions.
Si Saleem Shaheen n'est pas au moins membre du jury l'année prochaine, c'est que Thierry Frémaux n'a pas vu ce documentaire malgré la standing-ovation qu'il a reçu des festivaliers.
Bien qu'un peu vain pour qui ne connaît pas ses précédents films, Les Proies nous rappelle que le cinéma de Sofia Coppola est d'une cohérence remarquable.
N'espérez pas y trouver un film catastrophe à la Roland Emmerich! Il s'agit bien de Hong Sang Soo, le "Rohmer coréen" qui, avec sa variation sur les rapports hommes-femmes en noir et blanc, n'a jamais autant ressemblé à du Phillippe Garrel.
Mal accueilli par la presse internationale, Rodin s'avère être un film de toute beauté et surtout l'occasion pour Vincent Lindon de prétendre à un prix d'interprétation. Pedro, entends mon appel!
Naomi Kawase nous livre une romance consensuelle au possible et sans soin particulier à sa photographie. Une déception de plus dans cette sélection cannoise!
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.