Après le succès de "L'été où je suis devenue jolie", Prime Video offre avec "Off Campus" une nouvelle romance destinée aux jeunes adultes. La série relate les histoires d'amour de quatre amis hockeyeurs, partageant leur temps entre les études, les matchs et les conquêtes féminines. Malgré son déroulé très convenu, "Off Campus" compose une romance agréable à condition de l'accepter pour ce qu'elle reste : une série ado qui mise sur le sex-appeal de ses acteurs pour attirer ouvertement le public féminin. Oubliable, mais pas déplaisant.
Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.
Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.
Le journaliste et scénariste David Simon a créé la série télévisée totale : unanimement saluée par la critique, "The Wire" pose un regard clinique, à hauteur d'homme, sur la ville de Baltimore. En suivant une cohorte de personnages aux trajectoires emmêlées, ce show emblématique des années d'or de HBO va s'intéresser à la politique locale, aux gangs noirs, aux dockers, à l'institution scolaire, aux forces de l'ordre, à la rédaction d'un journal... Une densité qui n'a d'égale que la passion qui s'en dégage.
Dans cette cinquième saison du spin-off de The Walking Dead, le groupe de survivants désormais emmenés par Morgan (Lennie James) traîne dans les parages d'une centrale nucléaire et se lance dans l'exploitation pétrolière. Surtout, ils veulent sauver le monde et filmer des documentaires tout en se comportant comme s'ils n'avaient jamais vu un zombie de leur vie. Comment les nouveaux showrunners ont détruit une série qui avait un réel potentiel ?
Septembre, c’est le mois de la rentrée, y compris sur petit écran. Pour ce numéro des Fous de Pilotes, au programme : le bureau ovale de la Maison Blanche avec The Politician (et vous allez devenir accro à cette pépite inclassable au superbe casting) ; le docu-fiction du géant du streaming, Unbelievable, qui s'attaque à la culture du viol frontalement, décliné en quatre versions ; la salle d'interrogation derrière son miroir sans tain, qui devient le lieu unique de la fiction policière Criminal ; la plage d’une île paradisiaque, centre de la série The I-Land, une dystopie qui confirme qu'elle est bien une illusion numérique.
Alors que la saison 16 de Grey's Anatomyvient de débuter aux Etats Unis, il était essentiel de revenir sur les différents visages politiques de cette série toujours engagée et romancée avec une intelligence trop méconnue.
Adaptée du personnage de comics créé par Len Wein et Bernie Wrightson pour DC, la série Swamp Thing était très prometteuse. Certains grands noms, comme James Wan en producteur exécutif, renforçaient l'idée d'une série horrifique bien glauque.
The Rookie, la nouvelle série policière tout-public produite et interprétée par Nathan Fillion, a livré une première saison certes peu originale mais d'un fort capital sympathie, qui nous permet de suivre trois jeunes recrues de la police de Los Angeles dans leur année de formation sur le terrain.
Louis Leterrier, à la réalisation, vient d'affirmer que « Dark Crystal : le temps de la résistance » était son projet le plus difficile. Après des super héros (Hulk), des films d'actions (Insaisissables) et des remakes remarqués (Le Choc des Titans), la remarque vaut son pesant d'or. Visuellement, elle prend tout son sens dès les premiers regards. Les choix de conserver l'esthétique des marionnettes, leur mobilité sont déjà poignants. Mais le fait d'adopter les mêmes contraintes de découpage pour arriver à raconter cette histoire couronne le tout et reproduit les codes de l’œuvre originelle.
Par de longues répliques, la construction d'atmosphères, le propre maniérisme incarnant Mindhunter rappelle que chaque pièce du dispositif n'est pas superflue. Qu'isolées, certes, certaines paraîtraient désuètes, mais servent au final une cause plus grande, en l'occurrence ici une grande série salvatrice pour Netflix, pour le sens que l'on donne au cinéma et l'usage que l'on souhaite en faire.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.