Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.
Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
Le plus effrayant dans cette histoire, c'est que Lazarus Effect a déjà rapporté plus de six fois sa mise de départ, prouvant que les studios ont eu raison de poursuivre dans cette même veine.
Tu Dors Nicole est une jolie petite surprise un film qui, sous des airs de chroniques adulescentes, vient parler en profondeur de cette perte de l’insouciance...
Ava DuVernay livre un film juste, bien qu'assez académique, le biopic Selma, évite les pièges dévolus au genre, avec dans le rôle du Pasteur Martin Luther King, David Oyelowo incarnant avec brio, l'homme qui s'est battu pour les droits civiques...
Bien loin de la balourdise d’un Taken ou encore de l’ennui total généré par Balade entre les tombes, Night Run se range illico aux côtés des récents action movies style années 80, tels que John Wick et The November Man.
Basé sur le roman de Philip Roth, Barry Levinson signe là un film qui s’avère être un véritable hommage au théâtre, avec un excellent Al Pacino dans le rôle titre.
Inherent Vice est adapté d'un bouquin de Thomas Pynchon apparemment tout aussi barré, le film, le film pour cadre L’Amérique des années 70 et prétexte une enquête privée sur une affaire de mœurs pour dérouler le portrait invraisemblable d'un pays gangrené par la défonce et la corruption.
Papa ou maman, la comédie grinçante réécrit le divorce d'un couple virant au cauchemar quand ils décident de se battre pour ne pas avoir la garde des enfants.
Mieux écrit et maîtrisé qu’Elysium, Chappie se présente au public comme un divertissement diablement attachant et qui ne soit pas vide de sens malgré un aspect blockbuster dispensable.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »