Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.
Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
Richard Glatzer et Wash Westmoreland ont réussi à éviter la surenchère de pathos tant redoutée (hormis peut-être dans l’usage des musiques) pour se concentrer sur leur personnage.
Dès les premiers plans du film, la nostalgie s'élève. La musique brillante et magistrale de Danny Elfman ou encore le logo gravé dans la roche, tout commence parfaitement...jusqu'à ce que Gotham City nous soit montré.
Il n'est pas évident pour la génération actuelle, gorgée d'effets spéciaux de première qualité et d'univers fantastiques ultra stylisé de se retrouver dans ce film à l'esthétique volontairement kitsch.
Dans Pee-Wee Big Adventure, l’univers créé par Paul Reubens a rencontré l’imagination du génie Burton : de cette rencontre est né un film culte, marquant le début d’une carrière prolifique pour le jeune réalisateur.
Tim Burton est un Personnage, un auteur, un toon en lui-même, un enchanteur aux multiples facettes que nous vous invitons à re(découvrir) à travers la rétrospective consacrée à ce troubadour, conteur et créateur d'univers...
Présenté dans la catégorie "Un Certain Regard" à Cannes, Snow in Paradise met en scène Frederick Schmidt (Les Poings contre les murs du britannique David McKenzie) dans une histoire tortueuse...
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »