Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.
Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
Julien Rappeneau, scénariste de "Cloclo", "36 Quai des Orfèvres" et des deux volets "Pamela Rose" de Kad & Oliver, réalise son premier film avec un superbe casting, Noémie Lvovsky, Kyan Khojandi, Alice Isaaz... Qu'en-est-il ?!
Suburra s'offre au spectateur comme un film de genre, mêlant affaires politiques, corruption et règlements de compte. Même si l'ensemble du casting ne parvient pas à convaincre, Stefano Sollima, par un montage solide et une réalisation réfléchie, offre une œuvre qui vaut le coup d'oeil, malgré des facilités scénaristiques du cinéma mafieux italien.
La série Little Darlings est une comédie noire centrée sur un duo improbable de copines mais qui décident de rendre la justice sur leur campus à leur façon. Le pilote sera diffusé en septembre 2016 sur MTV
Béliers est un film empruntant tout autant au burlesque qu'au drame pour nous raconter l'histoire de Gummi et Kiddi deux frères éleveurs de moutons qui vont mettre leur différend de côté pour sauver leur bien le plus précieux : leurs moutons.
Dans "Une femme dans la tourmente", Naruse allie harmonieusement la symbolique de l'image à la rigueur narrative. En résulte une ode poétique magique que quelques ralentissements ressentis ça et la n’altèrent pas le moins du monde. Difficile d'oublier de sitôt la grâce qui illumine les performances de Hideko Takamine et Yuzo Kayama. La restauration du patrimoine mondial à décidément de beaux jours devant eux.
Homeland : Irak année zéro est un film fleuve qui suit la vie d'une famille irakienne, celle du réalisateur, quelques temps avant la chute de Saddam Hussein et dans les mois qui ont suivi l'invasion américaine.
Seize ans après La Fidélité, le réalisateur polonais Andrzej Zulawski fait son grand retour au cinéma avec Cosmos. Le film est adapté de l'oeuvre unique de Witold Gombrowicz. Après avoir croisé un oiseau pendu à un fil, Witold va mener une enquête surréaliste où toutes les petites choses du quotidien lui serviront d'indices.
Claude Lelouch signe une énième comédie romantique entre deux acteurs de renom. En dehors du fait que l'action se déroule majoritairement en Inde et joue sur le pouvoir spirituel d, le film est-il si différent de tout ce a quoi Lelouch nous a habitué depuis un demi-siècle? Rien n'est moins sûr!
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »