Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
L'article s'interroge sur la carrière de Jeff Nichols et sur la place de son film "Loving" à l'intérieur de celle-ci. Mais aussi de la façon dont il traite l'un des sujets principaux de son dernier film, à savoir le racisme à travers une théorie du sociologue Pierre Bourdieu.
Après un premier opus très décevant et sans saveur, Boule et Bill 2 s'annonçait dans la même continuité du long-métrage d'Alexandre Charlot et Frank Magnier. Cette fois réalisée par Pascal Bourdiaux, la suite des aventures du rouquin et de son cocker ne garde que Frank Dubosc dans le rôle du père de Boule, Mathilde Seigner reprenant le rôle de Marina Foïs et Boule passant de Charles Combrez à Charlie Langendries, qui fait ainsi ses débuts au cinéma.
Le 13ème film de Pedro Almodovar se distingue par sa rare sobriété et son travail très abouti sur le portrait de femme. Une grande oeuvre féministe et émouvante de la part du réalisateur madrilène.
Deux ans après le succès de La Islà Minima, Alberto Rodriguez nous propose un polar au style radicalement différent mais qui, lui aussi, a de quoi en dire long sur l'état de la société espagnole puisqu'il s'agit de la reconstitution d'une histoire vraie qui, il y a 20 ans, a bousculé le pays. Son point de vue, consistant à nous faire suivre le parcours d'un agent secret, nous permet-il de capter tous les enjeux, politiques et humains, de cette affaire complexe ?
Difficile de le nier, À bras ouverts est bien le film raciste et condescendant attendu. Mais cette polémique aura masqué l'autre problème majeur du film: son sexisme décomplexé.
Pour le premier numéro de notre dossier FOCUS Séries, le Canada est à l'honneur, l'occasion d'apprendre qu'Un gars une fille est à l'origine québécoise et que Le Coeur a ses raisons n'est pas la plus populaire. Suivez la chronologie et (re)découvrez des séries franco ou anglophone telles que Le Vagabond, Coroner Da Vinci, Cold Squad, Catherine, Les Parents, Mary Kills People, L'Imposteur, Kim's Convenience, L'Heure Bleue...
Simon West signe un nouveau film d'action qui s'annonçait prometteur mais s'avère dépourvu de la moindre originalité. Dominic Cooper en agent secret qui empêche un méchant terroriste de lâcher une bombe chimique à Londres n'est pas convaincant.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.