Cinéma

The Mandalorian and Grogu, ou la saga Star Wars à bout de Force ?

Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.

Passenger – Frissons routiers balisés pour tenue de route correcte

Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.

Leaving Las Vegas : le pacte des naufragés

Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.

Heis (Chroniques), un film d’Anaïs Volpé : critique

Décrit comme étant un ovni cinématographique, HEIS (Chroniques) d'Anaïs Volpé est un drame artistique révolutionnaire. Entre amour, colère, émancipation, et culpabilité, HEIS est surtout une histoire de famille. Un film bouleversant sur la décadence d'une société...

Corporate, un film de Nicolas Silhol : critique

Corporate est une plongée passionnante au coeur d'une entreprise en pleine crise après le suicide d'un salarié malmené. Construit comme un trhiller, le film suit le parcours d'une DRH, brillamment interprété par une Céline Sallette toute en nuances. Le film sort en salles le 5 avril.

Baby Boss, un film de Tom McGrath : Critique

Baby-Boss, nouveau né des studios DreamWorks, nous offre un scénario atypique qui ne peut qu'attiser notre curiosité. Alors, réussite ou brassage de lieux communs propres aux films d'animation ?

Warner Bros. est toujours en tractation pour la version live du manga Akira

Le manga culte Akira de Katsuhiro Otomo pourrait enfin sortir de la phase maudite de development hell qu’il traverse depuis près d’une décennie. Les studios Warner Bros. tentent officieusement de convaincre Jordan Peele. Le réalisateur de Get Out pourrait plonger les spectateurs au cœur de la ville futuriste de Neo Tokyo.

Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier de Pedro Almodóvar

En 1980, Pedro Almodóvar sort dans quelques salles underground espagnoles son premier long-métrage qui va faire aussitôt de lui le porte-étendard du mouvement de la Movida. Furieusement hystérique et foutraque, Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier se présente avant tout comme une oeuvre punk et trash. Impossible malgré tout de ne pas voir les germes d'un futur auteur majeur dans ce brouhaha de fort mauvais goût.

Pris de court, un film d’ Emmanuell Cuau : critique

Pris de court, le nouveau film de la française Emmanuelle Cuau démontre une fois de plus, si besoin est, qu'une mise en scène sobre est souvent plus efficace pour susciter l'empathie chez le spectateur. Pris de court est une chronique familiale réussie, sur fond d'une intrigue policière qui n'est vraiment pas le sujet...

Gangsterdam, un film de Romain Levy : critique

Gangsterdam est une comédie globalement ratée. Mais mérite-t-elle pour autant d'être trainée à ce point dans la boue? De notre point de vue, c'est un peu de l’énergie gâchée.

Félicité, un film d’Alain Gomis : Critique

Grand Prix du Jury à Berlin, Félicité est finalement deux films en un. Dans un premier temps, le parcours convenu et linéaire d'une femme dans une ville en proie au chaos mais que l'on voit trop peu pour en profiter; dans un second temps, une histoire d'amour pleine de poésie mais brouillée par une narration confuse et une symbolique absconse. Le tout reste tout de même lié par la réitération de musiques aptes à nous mettre en transe. Qu'a réellement voulu faire Alain Gomis?

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Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.

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