Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Laurent Cantet fait de l'écriture une sombre bienfaitrice dans son dernier film. Neuf ans après Entre les murs, il donne à nouveau la parole à un groupe de jeune pour livrer ses propos socio-politiques, toujours sensés.
Boudé par les américains peu désireux de voir la réalité de la ségrégation raciale en face, Detroit, le nouveau film de Kathryn Bigelow est pourtant un grand film très efficace et essentiel sur la dénonciation d'une violence policière envers les Noirs américains qui n'est pas près de s'arrêter.
Fabrice Eboué s'empare d'un sujet de société à travers une comédie à l'humour mordant et aux dialogues sacrilèges, portée par le trio Guillaume de Tonquédec, Jonathan Cohen et Ramzy Bédia
Avec Numéro Une, Tonie Marshall met sur le devant de la scène cinématographique, une femme qui tente de briser le plafond de verre en accédant à la tête d'une entreprise du CAC 40. Sans exagération ni angélisme la réalisatrice et son actrice, Emmanuelle Devos, font de ce film un combat pour plus d'égalité, d'évidence dans les rapports hommes-femmes, ici spécifiquement dans le monde de l'entreprise. Sans négliger les seconds rôles (de Suzanne Clément à Benjamin Biolay), le film est une belle découverte en salles dès le 11 octobre 2017.
L'élite du renseignement britannique est de retour pour un deuxième round. Reste à savoir s'il est aussi dynamique et percutant que le premier opus. Toujours est-il que s'il a perdu en originalité, Kingsman : Le Cercle d'Or a indéniablement gagné en énergie!
Bien plus qu’un polar, Gomorra de Matteo Garrone est une plongée fascinante dans le quotidien des quartiers pauvres de Naples, là où la Camorra étend son empire, étouffe les habitants et impose sa loi. Le long-métrage coup de poing de Matteo Garrone a reçu le Grand Prix au Festival de Cannes en 2008.
Donner une suite à Blade Runner avait tout de l'idée casse-gueule sur le papier. C'était sans compter sur le Québécois Denis Villeneuve qui, tout en confiance & assurance, livre un film sidérant de maîtrise et d'ambition, parvenant à s'approprier l'héritage du film de 1982 tout y en apposant une vraie touche. Magistral !
Steven Soderbergh revient au cinéma avec Logan Lucky, un film de casse savoureusement ironique et habité par un excellent casting dans la veine de sa trilogie Ocean's. Maîtrisé, intelligent et très drôle.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.