Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Avec L’Être aimé, Rodrigo Sorogoyen signe un film de tournage aussi fascinant que déchirant, porté par Javier Bardem et Victoria Luengo. Derrière la mise en abyme cinématographique, le cinéaste filme surtout l’attente impossible d’une fille face à un père qui sait voir, diriger, comprendre — mais ne sait pas demander pardon.
22 ans après, on va peut-être arrêter de dire que Pixar c'est génial car ça devient redondant. C'est vrai, c'est pas sympa pour Lego Ninjago, Capitaine Superslip,...
Malgré un récit confus et un univers qui s'adresse aux connaisseurs, Mazinger Z sent bon les années des 1980 du Club Dorothée et offre un spectacle qui pourrait ravir aux plus grands nombres, aux petits comme aux grands, avec ces batailles épiques et ses « robots géants » à l’iconisation guerrière terrassante.
Le PIFFF s’apprête à envouter le Max Linder Panorama avec des projections inoubliables et inédites. Les lecteurs de Mad Movies et les passionnés de films d’horreur vont pouvoir profiter de séances exceptionnelles dans le cadre de la septième édition du Paris International Fantastic Film Festival du mardi 05 au dimanche 10 décembre 2017.
Le cinéma scandinave se porte bien et Joachim Trier est un de ses nouveaux porte-étendards. Ayant fait sensation avec son Oslo 31 Août, il récidive encore et avec brio dans ce nouveau film, Thelma, dans la veine obsessionnelle du thème qui est relié aux fantômes du passé et obnubilé par la mort.
On ne tentera pas de vous convaincre que Le Brio est un bon film, qui vaudrait le coup de se déplacer dans les salles obscures. Cette semaine, Yvan Attal et ses acteurs, dont la "révélation" de la presse Camelia Jordana, sont partout pour le défendre. Il y a de bonnes choses dans ce film, mais rien de bien novateur ni follement revigorant. Le film sort en salles dès le 22 novembre 2017.
Primé à l'Étrange Festival, La Lune de Jupiter assoit un peu plus la notoriété de Kornél Mundruczó. Mêlant une nouvelle fois film social et film de genre, le réalisateur hongrois essaie tant bien que mal de dresser un portrait de la condition des migrants en Europe. Cependant il préfère s'amuser à faire des acrobaties avec sa caméra plutôt que d'approfondir son message.
L’artiste emblématique du Wu-Tang Clan, RZA, travaillerait actuellement sur un nouveau projet dans l’univers de Ghost Dog, aux côtés de Jim Jarmusch, Forest Whitaker et de l’écrivain Dallas Jackson. Cette nouvelle va donc ravir les fans de culture hip-hop, de films de samouraïs et tous les mordus de la filmographie de Jim Jarmusch. Ce projet pourrait être une suite tant attendue à Ghost Dog ou se décliner en série télévisée.
Dans "L’Oiseau chanteur", Désirée et Alain Frappier plongent le lecteur dans un univers où les prénoms disparaissent, où les gestes d’amour se font rares et où la peur dicte l'existence. Dans ce roman graphique dur mais poétique, ils racontent une enfance marquée par la maltraitance, l’inégalité et la domination familiale, tandis se traduisent ces blessures en un somptueux noir et blanc, créant un récit à la fois dérangeant et profondément émouvant.
En 1940, Ernest Hemingway publiait "Pour qui sonne le glas", un roman inspiré de ses années de correspondant en Espagne, où l’amour et la mort se mesurent à l’aune de la guerre civile. Aujourd’hui, Jean-David Morvan et Pierre Dawance transposent ce chef-d’œuvre dans un roman graphique qui conjugue fidélité au texte et audace visuelle.
À l’approche de l’adaptation cinématographique annoncée par Christopher Nolan, "L’Odyssée" d’Homère s’offre une nouvelle vie éditoriale. Les éditions La Découverte republient en effet la traduction de Philippe Jaccottet dans une version collector. Une manière de rappeler qu’Ulysse n’a jamais cessé de voyager parmi nous.
À travers les teintes délicatement délavées d’une aquarelle, Patrick Prugne nous immerge dans un monde états-unien où l’immensité des plaines annonce un terrible massacre. Juin 1864 : deux frères métis, Charley et George Bent, rentrent au ranch familial du Colorado après avoir été prisonniers de l’armée de l’Union. Entre un père médiateur respecté par les tribus cheyennes et une mère amérindienne restée au cœur de sa communauté, ils se trouvent à un carrefour existentiel, dans un territoire gorgé de violence sourde.
Dans "FIFA Connection", le reporter Simon Bolle dresse le portrait d'un dirigeant hors norme : un fils d'immigrés devenu ami des autocrates, chef d'état fantôme d'une organisation plus puissante et opaque que jamais.