Ghost Dog 2 : L’artiste RZA du Wu-Tang Clan prépare une suite du film culte

Alors que le Wu-Tang Clan vient de dévoiler un tout nouvel album (The Saga continues), le 13 octobre dernier, l’un des membres les plus influents du groupe, l’artiste RZA, vient de communiquer une information qui va ravir les cinéphiles et les mordus de la filmographie de Jim Jarmusch.

Une suite de l’ovni cinématographique de Jim Jarmusch, Ghost Dog, pourrait bel et bien voir le jour dans les années à venir. Le rappeur RZA vient en effet de révéler qu’il travaillait actuellement au développement d’un nouveau projet dans l’univers de ce film culte avec Forest Whitaker et Isaak de Bankolé. RZA faisait d’ailleurs un caméo dans Ghost Dog. L’artiste avait également signé la bande originale magistrale du long-métrage. Ghost Dog mélangeait habilement les codes des films de mafieux, de la blaxploitation avec la culture asiatique, chère aux membres du Wu-Tang Clan. De très nombreux extraits du Hagakure, La Voie des samouraïs sont lus et distillés tout au long du long métrage. Jim Jarmusch et RZA ont également travaillé ensemble dans le cadre d’une séquence du film à sketches Coffee and Cigarettes, aux côtés de Bill Murray et GZA !

RZA serait donc actuellement en contact avec Jim Jarmusch et Forest Whitaker pour ce nouveau projet Ghost Dog. Cette informaton a été dévoilée au grand jour dans le cadre d’un entretien vidéo avec la rédaction de Télérama.

Je vais vous dire quelque chose de cool à propos de Ghost Dog. Jim Jarmusch, mon bon pote, et Forest Whitaker, ont tous deux signé avec moi et un autre écrivain nommé Dallas Jackson pour produire un autre Ghost Dog. Et nous avons déjà quelque chose d’écrit. Donc peut-être que Ghost Dog va faire son retour sur grand ou petit-écran.

Ce projet, actuellement en développement, pourrait donc déboucher sur un nouveau film ou une série télévisée. Un défi de taille attend néanmoins les scénaristes au regard du final du film de Jim Jarmusch ! Reste à espérer que les comédiens Isaac de Bankolé (l’inoubliable vendeur de glaces) et Camille Winbush (la petite Pearline) participent également à ce grand retour !

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Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

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Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

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