Le cinéma est un langage construit, 24 mensonges par seconde, et écrire sur lui est une manière de prolonger cette fabrication tout en se découvrant soi-même. Que représente le cinéma ? Comment le traduire par des mots ? Qu’est-ce que l’exercice révèle de soi ? À travers ces témoignages personnels, les rédacteurs du Mag du Ciné explorent leur relation intime à l’écriture critique, entre perception, émotion et identité.
Le dernier des blockbusters estivaux 2026 est peut-être également le plus attachant ! David Robert Mitchell change radicalement de registre - après deux films...
Envie de chaos libidinal pendant douze heures dans une Amérique sous couvre-feu sentimental ? Le nouveau Will Gluck (Easy A, Tout sauf toi) propose plutôt un téléfilm sagement filmé, où même Monica Barbaro et Callum Turner peinent à faire des étincelles.
Tiré du livre éponyme qui raconte l'envers du décor du nanar The Room, The Disaster Artist est un éloge tendre à l'amitié et à la création mais aussi le récit de deux artistes ratés qui depuis l'humiliation vont créer l'un des plus mauvais films de tous les temps. Une réussite en demi-teinte pour James Franco.
Duncan Jones signe une suite spirituelle décevante à son premier film, malgré de jolies fulgurances de mise en scène et un casting convaincant, à l'exception d'un Alexander Skarsgard en deçà, dominé par les excellents Paul Rudd et Justin Theroux.
Lady Bird est le passage réussi à la réalisation de Greta Gerwig, actrice de Frances Ha. Ici aussi il est question de recherche d'identité et de quête d'un ailleurs pas forcément plus rose, avec une touche d'excentricité et de nostalgie. Le film, avec Saoirse Ronan en tête d'affiche sort en salles le 28 février 2018.
Après Le Massacre de Fort Apache et La Charge Héroïque, Rio Grande vient clore la trilogie de la cavalerie réalisée par John Ford et interprété par John Wayne (ici accompagné par Maureen O'Hara et Victor McLaglen). Loin des images héroïques d'une cavalerie invincible, le cinéaste nous dresse le portrait d'un régiment à taille humaine, constitué d'hommes avec leurs faiblesses et leurs blessures.
Plasticien de formation, l'Islando-Danois Hlynur Palmason livre avec Winter Brothers un premier long métrage intrigant, fait d'expériences sensorielles intenses, et d'une histoire de manque d'amour émouvant.
Avec la Forme de l'eau, Guillermo del Toro signe un nouveau chef d'oeuvre. Ce conte réaliste, emprunt de poésie, associe une esthétique somptueuse, une mise en scène inventive et une des plus belles histoires d'amour de ces dernières années.
La sortie dans les salles obscures aux USA du film d’horreur indépendant Death House (signé Harrison Smith), prévue ce vendredi, vient d’être décalée et menacée suite au carton de Black Panther. Le blockbuster des studios Disney / Marvel fait donc des dommages collatéraux dans les circuits de distribution et dans les multiplexes aux USA pour le cinéma indépendant et des œuvres moins « mainstream ». Black Panther vient en effet de grignoter de nouveaux écrans et des salles pour le week-end du 23 février au détriment d’autres films. Les fans américains de cinéma de genre devront donc patienter une semaine de plus. Death House est finalement attendu pour le 02 mars 2018 dans les salles obscures. Ce long-métrage ambitieux, à la mémoire de Gunnar Hansen (l’inoubliable Leatherface dans l’œuvre culte de Tobe Hooper en 1974) réunit de nombreuses légendes vivantes du cinéma de genre comme Kane Hodder, Tony Todd, Dee Wallace, Barbara Crampton, Debbie Rochon, Adrienne Barbeau, Bill Moseley, Michael Berryman, Lloyd Kaufman, Sid Haig, Vernon Wells et Felissa Rose.
Sous couvert du film mâle hyperbolique annoncé, Criminal Squad dessine le crépuscule d’un archétype en fin de vie. Ce faisant, le film de Christian Gudecast réussit à être parfaitement ce qu’il se devait d’être, tout en devenant son inverse. Autant dire que de la part du scénariste de la Chute de Londres et Un homme à part, on n'en attendait vraiment pas tant.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »