Cinéma

Passenger – Frissons routiers balisés pour tenue de route correcte

Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.

Leaving Las Vegas : le pacte des naufragés

Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.

L’Être aimé de Rodrigo Sorogoyen : Père et impair

Avec L’Être aimé, Rodrigo Sorogoyen signe un film de tournage aussi fascinant que déchirant, porté par Javier Bardem et Victoria Luengo. Derrière la mise en abyme cinématographique, le cinéaste filme surtout l’attente impossible d’une fille face à un père qui sait voir, diriger, comprendre — mais ne sait pas demander pardon.

The Cloverfield Paradox, trou noir cinématographique

The Cloverfield Paradox est donc le troisième volet de la saga initiée par Matt Reeves en 2008, et prend pour cadre, cette fois-ci, une station spatiale où réside les derniers espoirs d'une humanité à cours de réserves naturelles et au bord d'un conflit planétaire.

La Nuit a dévoré le monde : Le renouveau de l’horreur à la française !

Le jeune cinéaste Dominique Rocher s’est attaqué à l’adaptation du roman de Pit Agarmen dans le cadre de son premier long-métrage : un cocktail explosif d’horreur à la française à la sauce zombie. La Nuit a dévoré le monde sortira le 07 mars 2018. Le casting prestigieux réunit les comédiens Anders Danielsen Lie, Golshifteh Farahani, Denis Lavant, Sigrid Bouaziz et David Kammenos. Les morts-vivants vont donc très prochainement arpenter les rues de la capitale et ce ne sera pas dans le cadre de la zombie walk mais bel et bien au cinéma pour le plus grand bonheur des amateurs de films de genre.

Première bande-annonce du redouté Solo : A Star Wars Story

Disney a enfin dégainé les premières images du très redouté Solo : A Star Wars Story, sensé narrer les jeunes années du plus célèbre contrebandier de la Galaxie : Han Solo. Et autant dire qu'il y a à boire et à manger dans cette bande-annonce.

Stronger ou le mythe du héros américain par David Gordon Green

Stronger sera un énième film sur les attentats, avec In The Fade et 15h17 pour Paris qui sortent la même année, qui n'interroge finalement pas assez la figure de héros que David Gordon Green semblait pourtant chercher à déconstruire. Le film sort en salles le 7 février 2018 et est porté par Jake Gyllenhaal.

Oh ! Lucy de Atsuko Hirayanagi : une comédie douce-amère convaincante

Oh! Lucy est une chronique douce-amère d'une prometteuse cinéaste japonaise qui mélange l'introspection de son héroïne et la critique sociale d'un Japon peut-être un peu trop rigide et étriqué, sur fond de choc culture. Une bonne surprise!

Le roi de la Polka : le King Jack Black de retour sur Netflix

Rêve de gloire et escroquerie sont au coeur de la dernière comédie Netflix "Le Roi de la Polka" qui retrace l'histoire incroyable mais vraie du chanteur polonais Jan Lewan, incarné par le génial Jack Black.

César 2018 : les nominations sont là !

Qui de 120 battements par minute ou au Revoir là-haut sera célébré ? Garance Marillier va être récompensée pour sa performance dans Grave ? N'attendez plus : les nominations pour la cérémonie des César 2018 sont là.

Assurance sur la mort, le modèle absolu du film noir signé Billy Wilder

Par son scénario, par son utilisation du décor urbain comme projection de la psychologie de ses personnages, par ses dialogues ciselés, par sa magnifique mise en scène héritée de l'expressionnisme et par son couple principal, Assurance sur le mort est devenu non seulement un des grands classiques du cinéma hollywoodien, mais une référence en matière de film noir.

Newsletter

À ne pas manquer

« L’Oiseau chanteur » : violences silencieuses

Dans "L’Oiseau chanteur", Désirée et Alain Frappier plongent le lecteur dans un univers où les prénoms disparaissent, où les gestes d’amour se font rares et où la peur dicte l'existence. Dans ce roman graphique dur mais poétique, ils racontent une enfance marquée par la maltraitance, l’inégalité et la domination familiale, tandis se traduisent ces blessures en un somptueux noir et blanc, créant un récit à la fois dérangeant et profondément émouvant.

« Pour qui sonne le glas » : l’ombre de la guerre

En 1940, Ernest Hemingway publiait "Pour qui sonne le glas", un roman inspiré de ses années de correspondant en Espagne, où l’amour et la mort se mesurent à l’aune de la guerre civile. Aujourd’hui, Jean-David Morvan et Pierre Dawance transposent ce chef-d’œuvre dans un roman graphique qui conjugue fidélité au texte et audace visuelle.

« L’Odyssée » renaît dans une édition collector

À l’approche de l’adaptation cinématographique annoncée par Christopher Nolan, "L’Odyssée" d’Homère s’offre une nouvelle vie éditoriale. Les éditions La Découverte republient en effet la traduction de Philippe Jaccottet dans une version collector. Une manière de rappeler qu’Ulysse n’a jamais cessé de voyager parmi nous.

« Cheyenne » : au cœur des grandes plaines

À travers les teintes délicatement délavées d’une aquarelle, Patrick Prugne nous immerge dans un monde états-unien où l’immensité des plaines annonce un terrible massacre. Juin 1864 : deux frères métis, Charley et George Bent, rentrent au ranch familial du Colorado après avoir été prisonniers de l’armée de l’Union. Entre un père médiateur respecté par les tribus cheyennes et une mère amérindienne restée au cœur de sa communauté, ils se trouvent à un carrefour existentiel, dans un territoire gorgé de violence sourde.

« FIFA Connection » : Gianni Infantino, plus que le football ?

Dans "FIFA Connection", le reporter Simon Bolle dresse le portrait d'un dirigeant hors norme : un fils d'immigrés devenu ami des autocrates, chef d'état fantôme d'une organisation plus puissante et opaque que jamais.