Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Avec L’Être aimé, Rodrigo Sorogoyen signe un film de tournage aussi fascinant que déchirant, porté par Javier Bardem et Victoria Luengo. Derrière la mise en abyme cinématographique, le cinéaste filme surtout l’attente impossible d’une fille face à un père qui sait voir, diriger, comprendre — mais ne sait pas demander pardon.
Alors que les jeux olympiques d'hiver battent leur plein en Corée du Sud, Greg Gillespie nous propose une plongée cash dans la vie de Tonya Harding, de ses 3 ans à sa chute après l’agression de Nancy Kerrigan.
Black Panther, un film enraciné dans l'histoire et dans la culture tribale africaine, il transcende le genre des super-héros et devient lyrique avec son visuel simplement magnifique et sa distribution stellaire. Ryan Coogler, le réalisateur du drame indie Fruitvale Station et de Rocky Creed offre certainement l'un des meilleurs Marvel, s'inscrivant parfaitement dans le MCU post - Captain America : Civil War
Malgré son casting impeccable et son ambition formelle d'être une réflexion mystique sur la foi, L'Apparition frustre par des personnages fonctions et des facilités de scénario frustrantes. Dommage, car le long-métrage peut compter sur ses belles images et le talent du réalisateur pour créer une ambiance singulière
Dans Phantom Thread, Daniel Day-Lewis signe ses adieux à sa carrière d'acteur avec une ultime interprétation exceptionnelle. Ce drame intimiste et hitchcockien, relatant une passion venimeuse et tourmentée, lui offre un dernier rôle taillé sur mesure.
Avec Johnny Guitare, sorti en plein maccarthysme, Nicholas Ray reprend les codes du western et les adaptes à son univers, un monde fait de personnages marginaux en quête de respectabilité mais enfermés dans un environnement où la violence est une fatalité.
De fait, les films de Ric Roman Waugh sont des expériences profondément sensitives dans leurs propensions à épurer la fiction des éléments susceptibles de jeter une bouée au spectateur désireux de se raccrocher à ses certitudes. Son cinéma a pour vocation de nous laisser seul face à cette question : « Et si c’était moi ? »
Initialement prévue en janvier 2018, la sortie dans les salles obscures aux USA du film d’horreur indépendant Death House, signé Harrison Smith, est attendue pour le vendredi 23 février 2018. Ce long-métrage ambitieux, à la mémoire de Gunnar Hansen (l’inoubliable Leatherface dans l’œuvre culte de Tobe Hooper en 1974), réunit de nombreuses légendes vivantes du cinéma de genre comme Kane Hodder, Tony Todd, Dee Wallace, Barbara Crampton, Debbie Rochon, Adrienne Barbeau, Bill Moseley, Michael Berryman, Lloyd Kaufman, Sid Haig, Vernon Wells et Felissa Rose. En cas de succès au box-office, cette plongée terrifiante dans une prison de haute sécurité en pleine émeute pourrait lancer une toute nouvelle franchise horrifique.
Les passionnés de cinéma de genre et les cinéphiles de tous poils sont particulièrement gâtés en cette semaine de la Saint-Valentin à Paris. L’adresse culte de la rue Dante, le Metaluna Store, s’apprête en effet à rouvrir ce samedi 17 février 2018. La boutique, spécialisée dans le cinéma fantastique, avait malheureusement fermé en octobre 2017. Une séance de dédicaces est d’ailleurs organisée avec l’artiste et l’illustrateur Laurent Melki pour l’occasion.
Dans "L’Oiseau chanteur", Désirée et Alain Frappier plongent le lecteur dans un univers où les prénoms disparaissent, où les gestes d’amour se font rares et où la peur dicte l'existence. Dans ce roman graphique dur mais poétique, ils racontent une enfance marquée par la maltraitance, l’inégalité et la domination familiale, tandis se traduisent ces blessures en un somptueux noir et blanc, créant un récit à la fois dérangeant et profondément émouvant.
En 1940, Ernest Hemingway publiait "Pour qui sonne le glas", un roman inspiré de ses années de correspondant en Espagne, où l’amour et la mort se mesurent à l’aune de la guerre civile. Aujourd’hui, Jean-David Morvan et Pierre Dawance transposent ce chef-d’œuvre dans un roman graphique qui conjugue fidélité au texte et audace visuelle.
À l’approche de l’adaptation cinématographique annoncée par Christopher Nolan, "L’Odyssée" d’Homère s’offre une nouvelle vie éditoriale. Les éditions La Découverte republient en effet la traduction de Philippe Jaccottet dans une version collector. Une manière de rappeler qu’Ulysse n’a jamais cessé de voyager parmi nous.
À travers les teintes délicatement délavées d’une aquarelle, Patrick Prugne nous immerge dans un monde états-unien où l’immensité des plaines annonce un terrible massacre. Juin 1864 : deux frères métis, Charley et George Bent, rentrent au ranch familial du Colorado après avoir été prisonniers de l’armée de l’Union. Entre un père médiateur respecté par les tribus cheyennes et une mère amérindienne restée au cœur de sa communauté, ils se trouvent à un carrefour existentiel, dans un territoire gorgé de violence sourde.
Dans "FIFA Connection", le reporter Simon Bolle dresse le portrait d'un dirigeant hors norme : un fils d'immigrés devenu ami des autocrates, chef d'état fantôme d'une organisation plus puissante et opaque que jamais.