Cinéma

Lydia et le vaisseau des tempêtes : les constellations embrumées

"Lydia et le vaisseau des tempêtes", nouveau film d'animation québécois, adapte librement les romans d'Yves Meynard. Entre mers de brume et astromagie, Lydia y affronte le deuil et l'apprentissage pour retrouver son frère disparu, dans une belle aventure familiale attachante.

Cotton Queen : au bout du fil

Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.

Une affaire turque : Famille, je vous tais

Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.

De Dreyer à la Hammer : l’héritage cinématographique de « Carmilla »

Bien que précédant Dracula de vingt-quatre ans, Carmilla ne jouit pas de la même notoriété que le roman de Bram Stoker. La nouvelle de l'auteur irlandais Sheridan Le Fanu, oeuvre fondatrice du vampirisme lesbien, n'en a pas moins été adaptée à de nombreuses reprises au cinéma, avec une fidélité, une réussite et un sens du bon goût aléatoires selon les cas. Le Vampyr (1932) de Carl Th. Dreyer est un chef-d’œuvre cauchemardesque où il faut se creuser la tête pour trouver les restes de l’œuvre de Le Fanu, Et mourir de plaisir... (1960) de Roger Vadim est un film à la fois joliment mélancolique et vaguement indolent et The Vampire Lovers (1970), produit par la Hammer, cache mal son manque d'âme derrière une trame narrative plus proche de l'original et les poitrines généreuses de ses actrices. Retour sur Carmilla et son héritage.

La fille au bracelet de Stéphane Demoustier : une jeunesse décomplexée au banc des accusés

Le nouveau film de Stéphane Demoustier, la Fille au bracelet, est tout autant un haletant film de procès qu’une réflexion sur l’incompréhension intergénérationnelle avec une jeunesse libérée qui n’entend pas qu’on lui dicte une quelconque conduite

Entretien avec un vampire : portrait du vampire en héros romantique

Serait-il possible de consacrer un mois entier au thème du vampire sans mentionner Entretien avec un vampire ? De par leur sensualité et leur intelligence, le roman d'Anne Rice, comme le film de Neil Jordan, se sont imposés comme des références en la matière.

Queen & Slim, de Melina Matsoukas : Making murderers

A la fois road-movie, love story et Bonnie and Clyde noir, le film de Melina Matsoukas dresse le portrait d'une Amérique hantée par ses vieux démons.

Birds of Prey de Cathy Yan : le rire d’Harley Quinn

Birds of Prey est l’image de son personnage principal, Harley Quinn. Tant sur le fond que sur la forme. Tant dans ses défauts que dans ses qualités. Un pas en avant, un pas en arrière. Margot Robbie synthétise à elle seule la ligne directrice qu’essaye d’insuffler le film : une virée roublarde, pop et colorée dans un Gotham régi par la violence des hommes. 

The Gentlemen ou le charme discret du gangstérisme par Guy Ritchie

Si sur le plan de la surprise pure, Guy Ritchie ne réinvente pas l'eau chaude, reste que son The Gentlemen demeure un rappel pas subtil pour un sou, que le Britannique a toujours son pareil pour accoucher de films à la sympathie jamais démentie et à la massive dose de fun.

Nosferatu VS Dracula : quelles représentations filmiques ?

Le "Nosferatu" de Friedrich W. Murnau, sorti en 1922, constitue la première adaptation conservée du roman de Bram Stoker. Un remake daté de 1979, "Nosferatu, fantôme de la nuit", sera ensuite réalisé par Werner Herzog. C'est ainsi que Max Schreck et Klaus Kinski vont s'opposer, à deux, à une nuée de Dracula campés par Bela Lugosi, Christopher Lee ou encore Peter Fonda. Les représentations du comte dans ces films vont tellement varier qu'il nous semblait intéressant, dans le cadre d'un cycle dédié aux vampires, de les analyser, avec pour principal outil, au-delà des films, un essai d'Olivier Smolders intitulé "Nosferatu contre Dracula".

Judy de Rupert Goold, un biopic artificiel et sans éclat

Réalisé par le britannique Rupert Goold, Judy se focalise sur le dernier tour de chant de l’iconique Miss Show Business, destin tragique façonné par Hollywood. La mise en scène impersonnelle rappelle que Renée Zellweger, qui succède à Judy Davis dans le rôle-titre, n'a pas l'aura de son modèle. Le biopic, qui tient davantage du mélodrame stérile que d'une enquête pointue sur la personnalité de Judy Garland, rend froidement hommage à la légendaire interprète d’Over The Rainbow et le spectateur assiste désemparé au ressassement perpétuel des mêmes clichés inertes. Car si la MGM lui a donné la gloire, Frances Gumm est en réalité une femme fragile, solitaire, perdue au beau milieu de la route de briques jaunes qui a pavé toute sa carrière d'actrice. Voici donc comment Hollywood va la pousser au bord du précipice..

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« Mudlarks » : l’enfance de Dickens

En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.

Le rayon invisible, sauf des initiés

« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules. - Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »

S.O.S. Bonheur, intégrale où la C.A.G. intrigue

« Je suis désolé, M. Robin-Dulieu, mais j’ai reçu l’ordre de ne plus vous laisser entrer au ministère. »