Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.
Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.
"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Film après film, Emmanuel Mouret peaufine son cinéma du discours amoureux léger et grave à la fois. Chronique d’une liaison passagère, lumineux et sensible, figure parmi ses meilleurs films.
Mystérieux, secret, contemplatif mais évidemment intrigant, le moins aimé des chefs-d'oeuvres d'Antonioni, Zabriskie Point a pu ressortir en version restaurée il y a quelques années et nous offrir à nouveau une expérience cinématographique parmi les plus ensorcelantes du cinéma contestataire de la fin des années 60.
Avec son désir de satire de la société US par le truchement d'une esthétique rétro, Don't Worry Darling s'inscrit dans la lignée de pléthores de films avant lui, à commencer par The Truman Show. Une réalité qui le dessert quelque peu sur un plan narratif, mais que le talent d'Olivia Wilde parvient à compenser tant son film est d'une beauté à se damner.
Il y a des films dont l’origine est pour le moins surprenante, surtout quand on connaît la genèse de leur conception et, plus encore, la société de production qui leur a permis de voir le jour.
Si la première heure de Leila et ses frères n'est pas des plus faciles, une fois les personnages et les enjeux posés, la deuxième partie du film est captivante. Du grand cinéma.
Premier long-métrage de Chie Hayakawa, Plan 75 évoque une des grandes problématiques de la société Japonaise. La cinéaste évoque le vieillissement de la population et l'abandon de toute un tranche de la population. Ce récit d'apparence Dystopique, n'a que de science-fiction le concept du Plan, le rendant d'autant plus troublant d'authenticité.
Seule la joie est la rencontre de deux femmes prostituées qui se découvrent une passion amoureuse. Tourné au corps à corps, du sexe cru aux étreintes sentimentales, le film dresse deux portraits écorchés et magnifiques, souvent "trop" mais qui vont vers la joie. Une belle ode à l'amour fou, poétique et sensoriel, malgré la crudité frontale de certaines scènes.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »