Cinéma

Obsession – L’amour (terriblement) ouf

Annoncé comme l’une des sensations horrifiques de 2026, Obsession séduit par son atmosphère malaisante, sa mise en scène maîtrisée et l’interprétation impressionnante d’Inde Navarrette, sans être totalement à la hauteur de sa réputation.

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

La Grande Extase du sculpteur sur bois Steiner (1974) de Werner Herzog : le temps suspendu

A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.

Bros, une audacieuse « rom com » gay et grand public

Avec Bros, Universal revendique la création de la "première comédie romantique gay produite par un grand studio". Un pari audacieux mais réussi par Nicholas Stoller qui parvient à respecter les codes du genre sans gommer ce qui peut faire la spécificité d'une relation homosexuelle.

Les rescapés et leurs descendants : Les Secrets de mon père

Réaliser un film sur la Shoah adapté aux adultes comme aux enfants. C'est le pari audacieux et réussi qu'a pris Véra Belmont avec Les Secrets de mon père. Un film touchant qui questionne les rapports entre les survivants de l'Holocauste et les Juifs nés après la guerre.

L’assassin habite au 21 : whodunit, ou kikafé ?

Il y a des films qui marquent, et ceux même s'ils ne sont pas parfaits. Des films de chevets que l'on apprécie revoir pour leur ambiance, leur humour... en fait pour l'expérience qu'ils proposent lors de leur visionnage. L'assassin habite au 21 fait partie de ces films pour moi. J'avoue que je ne pensais pas rire autant devant un film des années 1940, ni que j'allais le préférer aux autres films de Clouzot, et pourtant ce fut le cas.

Sorcerer : une fin tragique

Sorti une semaine avant Star Wars – Episode IV, le film qui devait continuer la carrière fulgurante du réalisateur de L'Exorciste fut boudé par le public et incompris par la critique. Avec La Porte du Paradis (M. Cimino) dont le vacarme de la chute fut néanmoins plus cuisant et tonitruant au point de couler un studio, Sorcerer reste un de ces films qu'il aura fallu apprendre à apprivoiser mais qui constitue pourtant une œuvre fulgurante autant qu'une leçon macabre de mise en scène.

Le Grand Sommeil : quand Morphée fait trop bien son travail

J'ai depuis longtemps une fascination pour la ville de Los Angeles, véritable terre de cinéma dont la représentation peut aller d'une simple comédie policière à un film jouant justement avec l’aspect cinématographique et artificiel de la ville afin d'en révéler les plus sordides secrets. En ce sens, outre les David Lynch, Michael Mann ou Paul Thomas Anderson viennent la base du patrimoine "Angeleno" (ou Los Angélienne mais c'est moche), le film noir. Et quoi de mieux que de parler de l'un des plus marquants d'entre eux, avec Bogie dedans en plus de ça.

Barbare : le détroit de l’horreur

Barbare débarque enfin en France, et c'est finalement via Disney + que l'on découvre le long-métrage de Zach Cregger. Radical dans ses choix de narration et de mise en scène, le film se démarque aisément du paysage horrifique actuel grâce à son jusqu'au-boutisme. Surprenant de bout en bout, il vaut mieux en savoir le moins possible pour être cueilli par le film.

EO, de Jerzy Skolimowski : l’odyssée d’un âne aux pays des fous

L'odyssée de l'âne Eo au pays des humains devenus fous ne vous laissera pas indifférent. Film sombre dans son propos et audacieux dans sa forme, c'est le premier film de Jerzy Sokolowski depuis plus de sept ans. A ne pas manquer.

Le Fils de Saul, entre mémoire et survie

Grand Prix du Festival de Cannes en 2015, le film choc du réalisateur hongrois Làszló Nemes est une ode à la vie et à...

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Les sentiers d’Anahuac : Origines du Codex de Florence

« - Viens, viens, Telpochtli ! C’est ton jour, c’est ta fête ! - De qui parle-t-elle ? Qui est ce Telpochtli ? - Cela veut dire le Jeune, padre. C’est l’un des noms du Miroir qui Fume. - Le Miroir qui Fume ? Qu’est-ce que cela ? - L’un des anciens dieux, padre. Le plus terrible de tous, Tezcatlipoca, le Seigneur du Proche et du Lointain, l’Ennemi des Deux côtés. C’est sa fête aujourd’hui. »

Les 7 roses de Tokyo : Où le féminisme s’avère essentiel

« Il a produit de sa poche gauche un paquet de Soleil Levant. Ce que le ravitaillement nous réserve de temps à autre, ce sont des Milan d’or, et pour ce qui est de ces Soleil Levant, à cause de la présence de feuilles de grande renouée, je ne pourrais affirmer qu’elles sont bonnes, avec la meilleure volonté du monde ; cependant, une bouffée de leur fumée me procure une sensation de nicotine jusqu’au bout des doigts et un agréable fourmillement gagne tout mon corps. C’est bien là la plus grande jouissance du fumeur. Je sais comment m’en procurer. Il suffit de bourrer de riz perlé un paquet vide de ces Soleil Levant puis d’aller se tenir devant le débit de tabac du coin, d’attendre le moment où les passants ont disparu pour mettre prestement le paquet sous le nez de la buraliste. La seconde d’après le riz a été escamoté au profit de tabac. »

Les marchés : un étrange monde du travail

« - MONSIEUR FELIX !! - Sonia. Quel soulagement de vous voir… J’ai appris que vous aviez perdu votre appartement… Je me suis fait tant de souci ! Vous avez trouvé quelqu’un pour vous accueillir ? - Oui… VOUS DEVEZ NOUS AIDER, MONSIEUR FELIX ! - C’est trop tard, Sonia… Ce n’est plus en mon pouvoir… Je vous avais dit d’écrire une lettre - Faites-moi rencontrer les Oracles !! - Comment ça, les Oracles ? - Je sais que vous les connaissez ! Ils peuvent réintégrer mon dossier ! - Les Oracles ne s’occupent pas de cas individuels… Et vous avez été radiée de tout, je ne pense pas qu’ils… - Mais j’ai changé !! Je me suis levée ! - Vous êtes resplendissante, Sonia. »

« Le vent dans les saules » : suspendre le temps

Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.

« Monet en quête de lumière » : la vie intime d’un génie pictural

Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.